Overblog Suivre ce blog
Administration Créer mon blog
22 février 2010 1 22 /02 /février /2010 09:47
Trouvé sur “Le Post”, extraits :

Triple peine pour Najlae, 19 ans, battue et expulsée

Il y a des informations qui sont douloureuses à lire et à entendre. Mais ces mêmes informations ne peuvent être passées sous silence. Et, alors que les partis politiques se livrent à une petite guerre des phrases nauséabondes, se déchaînent dans une course à l'échalote débridée, on aurait tendance, spectateurs de cette déchéance inouïe, à oublier que de véritables drames humains se déroulent actuellement en France, sous nos yeux, à côté de chez nous.

L'expulsion fait partie de ces drames. […] Violence et barbarie que vient de subir Najlae, une jeune fille marocaine de 19 ans, qui de victime est brusquement devenue coupable aux yeux de la loi française ( votée par le Parlement) et de ses représentants. Une première fois, Najlae a été , à 14 ans, victime d'un père qui voulait la forcer a accepter le mariage qu'il avait arrangé. Elle avait alors fuit le Maroc, son pays, pour se réfugier en France, chez son frère qui y était installé.
Hélas pour elle, ce frère , qui est décrit par une amie de Najlaé comme étant “Violent par habitude” n'a pas supporté que sa sœur s'émancipe. Et parce qu'il a trouvé “un mégot de cigarette dans sa chambre”, il s'est emparé “d'un manche d’aspirateur et d'un fer à lisser pour la frapper”. Il a du frapper longtemps et fort car Najlae a bénéficié de 8 jours d’incapacité de travail.

Najlae aurait pu, une fois de plus, laisser les choses telles quelles et ne pas se décider à aller porter plainte contre son tortionnaire récidiviste. Mais non, elle a courageusement choisi, 2 jours après les violences subies, de se rendre à la gendarmerie de Château-Renard, dans le Loiret, pour déposer une plainte contre son frère.Elle espérait probablement être enfin protégée.Mal lui en a pris. Un gendarme qui contrôle son identité, prévient la préfecture de son statut d’irrégulière et la place immédiatement en garde-à-vue.
Voilà, c'est ainsi que , par la conjonction de la brutalité d'un frère et du zèle d'un gendarme et d'un préfet, cette jeune femme s'est retrouvée sous le coup d'une mesure d'expulsion et a été reconduite samedi au Maroc, pays où elle sera jugée comme “coupable d'avoir fui son pays”.

Voilà comment en France, dans la réalité, de nos jours, une femme victime de violences se retrouve punie.http://img25.imageshack.us/img25/8149/21108785231.jpg

Et, dans le Loiret, ce qui s'est passé avec Najlae n'est pas un cas unique. En quelques mois, quatre femmes battues ont été menacées d'expulsion ou expulsées. Comme le signale Dominique Tripet, du Collectif Orléanais des Droits des Femmes: “l' ignoble expulsion de Najlae, jeune femme en détresse, démontre la nature de plus en plus sordide d'un gouvernement qui bafoue allégremement les droits humains et les valeurs républicaines.”Le conseiller général communiste du Loiret, Michel Ricoud est, lui aussi, indigné par cette expulsion : “L'expulsion de Najlaé est absolument abominable. Mais dans quel monde vivons-nous? Voilà une jeune femme de 19 ans qui, pour échapper à un mariagé forcé, est arrivé en France. Battue par son frère, le “soutien” apporté par la Préfecture et la gendarmerie à Najlaé a été l'expulsion vers le Maroc ! C'est une honte”.
[…]

Peut-être est-il temps pour les députés, qui vont examiner le 25 février prochain la proposition de loi sur la violence faite aux femmes, de prendre clairement position et de ne plus se voiler la face sur les conséquences que leurs votes ont sur la vie quotidienne d'êtres humains.

Peut-être est-il temps de répondre au souhait de Marie-Noëlle Vitry, militante à la Cimade pour le Centre-Ouest, qui appelle “les citoyens à saisir leurs parlementaires pour que des dispositions spécifiques conduisent à mieux protéger toutes les femmes de ces violences conjugales, y compris les femmes d’origines étrangères qui aujourd’hui subissent une double peine.”

Peut-être est-il temps que Nicolas Sarkozy se souvienne de sa promesse, faite lors du discours à la Maison de la Mutualité à Paris, le 6 avril 2007 “Chaque fois qu’une femme sera martyrisée dans le monde, cette femme devra être reconnue comme citoyenne française et la France sera à ses côtés.” Nul n'aurait immaginé ce jour là que c'était pour les expulser !
Quant à la secrétaire d'État à la famille,Nadine Morano, qui déclarait , mardi dernier, que l'État devait être intraitable envers ceux qui font violence aux femmes, j'aimerais savoir si elle incluait l'État français et plus particulièrement ses préfets.

Sources: Libération ; L'Express ; FR3
Repost 0
Published by Sagamartial - dans Société
commenter cet article
19 février 2010 5 19 /02 /février /2010 07:27
Des dauphins "casques bleus"

Novembre à Whangarei, c'est le début de la belle saison. La température de l'eau repart vers les hauteurs après avoir oscillé pendant quelques mois entre 13 et 14 °C. Les plages se repeuplent et Rob White revit. Car la mer, c'est la passion de ce trentenaire néo-zélandais sportif, archétype des " beach boys " qui hantent les stations balnéaires du monde entier, et en particulier du Northland, en Nouvelle-Zélande.

Novembre, c'est le moment de fourbir son matériel de plongée et d'exploration sous-marine et Rob a ses terrains de chasse privilégiés : la sublime Bay of Islands et surtout les Poor Knights, deux îles situées à 24 km des côtes qui constituent un écosystème très préservé des agressions du monde moderne.

Mais, une virée dans ce paradis, que le commandant Cousteau considérait comme l'un des dix plus beaux sites de plongée du monde, n'est pas à l'ordre du jour. Au programme de la belle journée qui s'annonce : un round d'échauffement. Un entraînement en compagnie de trois amis maîtres nageurs qui, eux aussi, ont besoin de se " dérouiller les palmes ".

Comme dans toute publicité touristique qui se respecte, à Ocean Beach ce jour-là, la mer est bleu turquoise, la plage est presque déserte, le sable est blanc et les gardes-côtes cabotent à quelques encablures. À peine arrivés, les quatre hommes sont dans l'eau et gagnent le large.

Une heure plus tard, la fatigue commence à se faire sentir. Les jeunes gens ne se sont pas économisés et ont enchaîné les apnées et les exercices de sauvetages, sans compter quelques sprints, non prévus au programme, mais intensément jubilatoires. La décision est prise de regagner le rivage et de faire une pause. C'est alors que...

Mais laissons Rob raconter la suite des événements.

"La plage était à une centaine de mètres, mais nous nagions lentement pour économiser nos forces. J'ai alors entendu Charlie, qui traînait à l'arrière, pousser un cri : "Hep, regardez, nous avons de la compagnie !". Je me suis arrêté. Effectivement, une troupe de dauphins nous entourait. Se baigner en pleine mer avec des dauphins, c'est le rêve de beaucoup de gens et nous l'avions déjà fait. Mais là, nous nous sommes tous arrêtés de nager pour apprécier le spectacle. Ils étaient très nombreux et avaient formé une sorte de ronde autour de nous. L'air résonnait de leurs grincements suraigus.http://www.murmuresdefees.fr/coeurocean/mesimages/dauphins8001zd.jpg

Et, tout de suite, j'ai compris. Je venais de voir, à une quinzaine de mètres, un aileron fondre sur nous puis disparaître sous l'eau. Mes amis aussi avaient aperçu ce qu'aucun nageur sensé ne souhaiterait voir une fois dans sa vie ! Sans vraiment le vouloir, nous nous sommes retrouvés proches à nous toucher les uns les autres. Comme des chiens de berger à l'arrivée du loup, les dauphins avaient resserré les rangs pour limiter les risques et garder la maîtrise des opérations. Le grand méchant loup, en l'occurrence, était un grand requin blanc au dos noir et gris qui faisait plus de trois mètres. À un moment, il n'a été qu'à deux mètres de moi. L'eau était claire et j'ai pu le voir distinctement. Ma crainte était qu'il plonge puis resurgisse comme une torpille au milieu de notre groupe pour nous séparer. J'ai réalisé aussitôt que les dauphins ne cherchaient qu'une chose, nous protéger... "

Ce n'est que quarante minutes plus tard, et avec l'arrivée des secours, que les nageurs ont définitivement échappé aux "dents de la mer" et pu regagner le rivage, sains et saufs. Pendant tout ce temps, les dauphins se sont systématiquement interposés entre eux et le prédateur qui tournait autour du petit groupe, sans cesser de "discuter", à grand renfort de cliquètements et de stridulations.

Interrogé par les journalistes le lendemain de cet incident, un chercheur de l'université d'Auckland, spécialiste des mammifères marins, a déclaré ne pas être surpris par l'attitude altruiste des dauphins : "Vous comprenez, ils aiment aider ceux qui sont sans défense". Inutile de préciser que Rob et ses amis en sont aussi convaincus.

Histoire trouvée sur le site "Nature et animaux".

Un rappel : Environ 10 000* dauphins et marsouins sont tués chaque année à cause des filets de pêche, dans l'Atlantique du Nord-Est. ...

* chiffre de 2004 issu du site Planète.info
---


Repost 0
Published by Sagamartial - dans Société
commenter cet article
17 février 2010 3 17 /02 /février /2010 06:41

J'ai essayé dernièrement, le mercredi 10 février, de vous faire découvrir la notion bouddhiste de l'interdépendance ; bref retour sur cette notion en reprenant des extraits des propos de Lama Denis :

  • "L’interdépendance est un principe universel. Tout est interdépendant ; rien n’est autonome et autosuffisant.
  • L’interdépendance est naturellement omniprésente, que ce soit au niveau cognitif, biologique, écologique, économique et social. Nous dépendons tous les uns des autres. « Je » dépends de ce qui est « autre que moi ». Ce que nous appelons « moi » est fait d’éléments non-moi. Pour ne prendre que l’exemple du corps, sa santé dépend de l’équilibre de ses constituants organiques et chimiques, des aliments consommés, du mode de vie, et pour aller vite, de l’environnement global. Notre état intérieur est lui-même le produit de causes et de conditions spécifiques. Aujourd’hui, ce que nous sommes en tant qu’être humain, tout ce que nous utilisons et consommons, nous le devons à d’autres."


De ma compréhension de cette notion, je retiens deux idées qui me sont particulièrement fortes :

La première est que notre "moi" est particulièrement vide, une coquille vide ; même la coquille naît que par des causes bien extérieures à soi. Ce savoir doit nous amener à beaucoup plus de retenue , beaucoup plus d'humilité, donc à moins de prétention, d'orgueil. La valeur de notre moi n'étant issue que de phénomènes extérieurs, que de la richesse des autres ; notre arrogant égoïsme n'a pas lieu d'exister.

La deuxième est que notre bien-être dépend du bien-être des autres et inversement. Cela ne peut qu'amplifier mon combat pour la solidarité et la fraternité Humaine avec un grand H. Cette solidarité et cette fraternité viennent, par ailleurs, enrichir d'autres valeurs de notre république : égalité, liberté et laïcité.

Aujourd'hui je vais essayer d'approcher les notions liées de vacuité et de non-soi ;
en espérant ne pas vous dissuader de lire mes prochains écrits sur le bouddhisme et moi...

La vacuité, le non-soi

Tout d'abord je vais faire preuve d'humilité, j'ai vraiment du mal à comprendre cette notion. Le dictionnaire Larousse dit : "Etat de ce qui est vide. Vide moral, intellectuel, absence de valeur". Dans le bouddhisme la vacuité a une toute autre dimension, mais peu arrive à bien cerner cette notion. John Blofeld, un spécialiste, écrit : "La vacuité ne peut être ni décrite ni définie. En vérité, à peu près rien n’en peut être dit qui vaille. Peu de savants occidentaux paraissent en avoir saisi le sens, et même dans les pays bouddhistes, il y a relativement peu de gens qui peuvent s’être formé une idée approximative de ce qu’est la vacuité."

Dans mes différentes lectures, je constate que la vacuité est souvent liée à la notion d'interdépendance. En effet, comme dit plus haut, tout étant par nature interdépendant donc tout est vide d'existence propre.  Nous pourrions alors trop rapidement dire la vacuité
c'est le vide, l'absence de nature propre étant le vide... Mais non car les phénomènes surgissent d'un processus d'interdépendance de causes et de conditions, en revanche rien n'existe en soi ni par soi. Dans d'autres lectures on associe l'impermanence à l'interdépendance, l'impersonnalité, ainsi cette vacuité serait l'absence d'un "moi" nature, propre, défini, infini dans la tourmente des phénomènes qui donne notre Monde apparent avec nous et sans nous. 

Matthieu Ricard écrit : "La vacuité n'est ni le néant ni un espace vide distinct des phénomènes ou extérieur à eux. C'est la nature même des phénomènes. Et c'est pour cela qu'un texte fondamental du bouddhisme, le Soûtra du Cœur, dit : "La vacuité est forme et la forme est vacuité". D'un point de vue absolu, le monde n'a pas d'existence réelle ou concrète. Donc, l'aspect relatif, c'est le monde phénoménal, et l'aspect absolu, c'est la vacuité. (...) Les phénomènes surgissent d'un processus d'interdépendance de causes et de conditions, mais rien n'existe en soi ni par soi. La contemplation directe de la vérité absolue transcende tout concept intellectuel, toute dualité entre sujet et objet".

Ah cette notion de non-dualité : ni identité ni différence, ni avènement ni cessation, ni gain ni perte, ni sujet ni objet, ni existence ni non-existence... là franchement je décroche un peu...

Ma conclusion personnelle sur la vacuité :

Pour moi (et j'insiste sur le "pour moi") la vacuité n'est pas le vide ; mais au contraire un "tout" issu de causes et de conditions où mon "moi" n'est rien... Et si je prends conscience de ce "tout" sans "moi", j'avance un peu plus sur la voie tracée par le Bouddha...

Avez-vous tout compris ? Oui ? Eh bien Félicitations !

La prochaine fois je parlerai de l'Equanimité, et là c'est un point important qui permet après avoir compris les notions d'interdépendance et d'impermanence d'accéder à un véritable bien-être en redonnant le pouvoir à notre esprit... Curieux    alors cliquez : " ici !"

 

Pour connaître tous mes articles sur le bouddhisme, commencer par celui-ci :"Je suis bouddhiste..." 

---

 

Repost 0
Published by Sagamartial - dans Ma vie
commenter cet article
15 février 2010 1 15 /02 /février /2010 09:01
La chronique de Hubert Reeves trouvée sur le site Canoe.ca.http://t0.gstatic.com/images?q=tbn:7jEMIZX3ADh23M:http://www.babelio.com/users/AVT_Hubert-Reeves_7913.pjpeg

Ces mots s'opposent comme les mots richesse et pauvreté. Et cela se vérifie quand ces mots concernent les sols cultivés.

Une terre fertile produit une récolte abondante et si elle garde cette aptitude année après année, elle est source de richesse pour son propriétaire avec, au minimum, l'assurance d'une vie décente. Pour que l'aptitude à produire se perpétue, le sol a besoin de soins tels que, par exemple, son rechargement en produits nutritifs pour compenser ceux que les plantes ont absorbés.

Si cette terre devient infertile, c'est une pénurie de ressources en perspective et l'avancée de la pauvreté. Or, on en-tend parler de récoltes moindres et d'infertilité croissante des terres arables de la planète. Alors que les besoins actuels en nourriture ne sont pas couverts, la population mondiale s'accroît, voilà un constat alarmant qui contrarie l'espoir en des jours où chaque être humain mangera à sa faim.

Il y a toujours eu des sols moins fertiles que d'autres et cela pour diverses raisons pas toujours liées à leur nature, mais, par exemple, à leur altitude et à la rudesse du climat. Et il y a toujours des différences de productivité de sols équivalents selon le savoir-faire de ceux qui les cultivent.

Voilà maintenant que des sols sont déclarés infertiles. Alors, la sécurité alimentaire de l'humanité risque fort de ne pas être atteinte. La surface cultivable continuera de diminuer, sauf si l'infertilité est combattue. Et nul doute qu'elle le sera. Et l'on a besoin d'une imagination... fertile.

Rappel

Le sol est une richesse en lui-même. Parce que le sol, ce n'est pas que de la terre. C'est un milieu de vie intense avec des insectes, des vers de terre, des champignons, des virus, des microbes et des bactéries sur une épaisseur variable audessus de la roche, qui est l'ossature de la planète. Cette roche a permis, il y a des millions d'années, à l'eau liquide de séjourner, puis à la vie d'apparaître. C'est très lentement que, sur la planète Terre, s'est constituée cette mince pellicule d'humus fertile sur laquelle se sont installées les espèces sauvages et sur laquelle, quand c'est possible, nous installons les espèces domestiquées que nous cultivons.

Premier point : identifier les causes de l'infertilité constatée, causes qui n'ont pas de rapport avec leur situation géographique et le climat local, encore que le réchauffement climatique complique la situation.

La dégradation du sol cultivé n'est pas un effet du hasard. En considérant que le sol est un support inerte, et que les engrais sont la façon de l'enrichir et les pesticides les remèdes, l'agriculture intensive entraîne la destruction de l'activité microbienne du sol et l'appauvrit.

Si le sol a mis des milliers ou des millions d'années à se constituer, l'activité humaine peut le détruire en peu de temps, le tuer même, car tous ses hôtes sont éliminés et il ne reste rien de ces travailleurs méconnus qui permettent de garnir nos assiettes de riz, de maïs, de blé, de céréales qui sont à la base de l'alimentation humaine.

Deuxième point : gérer la reconquête de la fertilité

Le processus de restauration demande de bonnes techniques respectueuses de la vie du sol et de son fonctionnement.

La conversion à une agriculture plus respectueuse du sol ressuscite sa fertilité. Faire renaître un sol mort est possible! Ce n'est pas un miracle, mais la volonté montante du monde agricole.


Pour connaître le site d'Hubert Rives, toujours riche en information : "cliquez pour y accéder"

---
Repost 0
Published by Sagamartial - dans Société
commenter cet article
10 février 2010 3 10 /02 /février /2010 14:49

La dernière fois le jeudi 4 février, j'avais abordé la notion d'impermanence, résumé :

Tout est impermanence, les fleurs qui fanent, les montagnes laminées par les vents et les intempéries, les êtres qui vieillissent, les pensées et les idées qui changent. Quand nous constatons cette impermanence, surtout ce qui touche notre soi-disant "moi" (la jeunesse disparue, un amour envolé, un revenu évaporé, l'humeur changeant d'un ami,...), une certaine douleur, une certaine souffrance s'empare de nous. Nous avons donc tendance à ignorer cette impermanence et quand elle nous frappe vraiment, là la souffrance est réelle, forte (maladie, divorce, licenciement, mort de proche,...). Cette notion importante d'impermanence, le Bouddha nous apprend à la comprendre, à l'accepter comme une des causes de nos souffrances, de nos douleurs (dukkha). En l'acceptant comme un fait sur lequel nous n'avons pas d'action possible, peu à peu nous devenons serein aux conséquences de cette impermanence et les souffrances s'atténuent, disparaissent. Ainsi, nous sommes déjà un peu sur la voie que nous propose le Bouddha.

Maintenant je vais aborder une autre notion importante : l'interdépendance qui aidera à comprendre plus tard les notions de vacuité, de non-soi.

L'interdépendance

L’enseignement du Bouddha, nous enseigne que tout est interdépendant : ce que nous sommes et notre monde, tout ce qui existe et tout ce qui est connu. Prenons une suite d'exemple :

Mon existence : pour vivre j'ai besoin de manger, sans passer par tous les intermédiaires, j'aurai besoin de blé, ou de fruit, etc. Le fruit aura besoin d'eau pour les racines de l'arbre, de l'abeille pour la pollinisation. L'eau viendra des montagnes etc..
Ma simple "existence" dépend déjà d'une multitude de causes, de faits. L'éco-système est déjà une preuve d'interdépendance. Même la naissance de la Terre dépendrait d'un big-bang... Mais nous pouvons aller bien au-delà de ce simple exemple.

Mon travail : si mon père n'avait pas travaillé au Chemin de Fer... Si une collègue ne m'avait pas donné envie au métier de commercial... Si un autre collègue ne m'avait pas appelé pour travailler avec des américains sur un gros projet informatique... Si et encore si... Bref ma carrière professionnelle dépend beaucoup des autres même de mon papa et peut-être d'un oncle à ma maman ou son beau-frère qui ont fait connaître le Chemin de Fer à mon papa...

Mon savoir : il n'est pas inné, il s'est développé avec l'apport de l'enseignement de mes parents, de mes professeurs, mais aussi de mes proches tel ami m'aura conseillé telle lecture. Cette lecture me motivera à voyager. Je découvrirai des cultures différentes qui m'amèneront à me pencher sur d'autres lectures. Etc.

Mes idées : c'est encore plus flagrant, elles dépendent totalement de mon éducation, des gens que je rencontre , de mes lectures, des auteurs de ces lectures, des parents et proche de ces auteurs , etc etc ...

Avant d'aller plus loin, déjà nous pouvons constater que notre "Moi" n'est rien sans l'apport d'une multitude de causes et d'effets. Notre "Moi" est vide, j'y reviendrai. Mais alors si toutes ces dépendances disparaissaient... Rien ? Tout n'est qu'illusion ? J'y reviendrai... peut-être...

Là, je vais laisser la parole à Lama Denis qui parle de l'interdépendance avec ses mots et son savoir :

"L’interdépendance est un principe universel. Tout est interdépendant ; rien n’est autonome et autosuffisant. Il n’est pas d’être, il n’est que de l’« inter-être ». L’enseignement du Bouddha sur l’interdépendance est une façon particulière d’exprimer l’absence d’entité ou d’ego, la vacuité d’être propre (shunyata), tant dans le sujet qui perçoit que dans les objets saisis.

L’interdépendance est naturellement omniprésente, que ce soit au niveau cognitif, biologique, écologique, économique et social. Nous dépendons tous les uns des autres. « Je » dépends de ce qui est « autre que moi ». Ce que nous appelons « moi » est fait d’éléments non-moi. Nous sommes la coalescence d’agrégats transitoires comme le corps, les sensations, les perceptions, la conscience. Pour ne prendre que l’exemple du corps, sa santé dépend de l’équilibre de ses constituants organiques et chimiques, des aliments consommés, du mode de vie, et pour aller vite, de l’environnement global. Notre état intérieur est lui-même le produit de causes et de conditions spécifiques. Aujourd’hui, ce que nous sommes en tant qu’être humain, tout ce que nous utilisons et consommons, nous le devons à d’autres."


Ici nous pouvons faire un autre constat "
Notre bien-être dépend du bien-être d’autrui", important pour l'accent sur la générosité et la compassion chez les bouddhistes.

La prochaine fois je m'étendrai sur le "non-soi", la "vacuité" dont l'appropriation de cette notion interdépendance est une très bonne entrée en matière. "Ici !"

 

Pour connaître tous mes articles sur le bouddhisme, commencer par celui-ci :"Je suis bouddhiste..." 

---






Repost 0
Published by Sagamartial - dans Ma vie
commenter cet article
8 février 2010 1 08 /02 /février /2010 13:36
Dans quelques semaines, le slogan « Un autre monde est possible » soufflera ses 10 bougies.http://www.bladi.net/IMG/arton16705.jpg Mais l’heure n’est pas aux réjouissances : ce mouvement se voit dans l’obligation de se poser les bonnes questions, afin de trouver les réponses adéquates à la crise capitaliste actuelle, qui nous éloigne encore un peu plus de cette société tant attendue, où la justice sociale sera garantie et la nature respectée.

Démasquer le mythe ne suffit pas à le désarmer

Même si on ne peut en aucun cas s’en réjouir, la crise capitaliste actuelle, mais aussi et surtout la gestion de celle-ci, a fait tomber les masques. Les gouvernements ont montré leur vrai visage : – quand les mouvements sociaux réclament la satisfaction de leurs droits sociaux, les caisses sont vides, mais quand les détenteurs de capitaux sont en détresse, il devient possible de trouver et de leur donner – plusieurs centaines de milliards de dollars en quelques semaines. Un nombre croissant de citoyens prend conscience que quelque chose ne va pas et qu’il faut faire « autrement ». Par exemple, selon une étude de l’Institut Globscan réalisée dans 20 pays, le nombre de personnes qui pensent que le système capitaliste reste le meilleur système possible est passé de 63% en 2005 à 36% en 2009 .

Par ailleurs, le mouvement altermondialiste qui s’est développé au cours des années 1990 et 2000 a suscité beaucoup d’espoirs. Il a entre autres choses permis de contester le néolibéralisme à l’échelle internationale et de réhabiliter la nécessité et la possibilité d’une alternative globale (« Un autre monde est possible »). Enfin, différentes luttes sociales à différents endroits, en particulier en Amérique latine mais pas seulement, nous ont montré qu’il est possible de « gagner » et que le mot alternative n’est pas un vain mot. Pourtant, il faut être réaliste. Cette tendance positive est loin de suffire. L’offensive néolibérale, après une courte « pause », plus au niveau du discours que des actes, est repartie de plus belle.

L’humanité reste donc sur le chemin de la barbarie

A Copenhague à la mi-décembre 2009, malgré une mobilisation importante sur la question du climat, les dirigeants nous ont rappelé une fois de plus que ce n’est pas la rue qui gouverne. Après avoir organisé le « hold-up du siècle », au vu et au su de tout le monde, sans pour autant que cela ne provoque de révoltes populaires qui auraient été plus que légitimes, les puissances financières et industrielles ne comptent pas s’arrêter en si bon chemin… Famine, exclusion, précarité, inégalités, destruction de la planète, gaspillage, dérèglement climatique, tous ces « scandales » vont continuer, faute de volonté politique, à se propager sur l’ensemble de la planète. L’humanité reste donc sur le chemin de la barbarie. Quelle place pour le mouvement altermondialiste et le processus Forum social mondial (FSM) dans cette dialectique ? Est-il possible que le FSM continue de jouer un rôle positif, voire déterminant, dans la construction d’un monde socialement juste et respectueux de la nature ? Quelle place pour les mouvements sociaux dans ce combat ?

Voici quelques questions et réflexions afin de nourrir le débat.http://www.international.csq.qc.net/sites/1665/photos/forumsocialmondial_gr.jpg

Comment élargir le processus FSM ?
Comment rendre le processus plus attractif ?
Comment faire en sorte que le processus continue à se radicaliser ?

Les réponses à ces questions et l'exhaustivité de l'article : “Cliquez Ici !”

Repost 0
Published by Sagamartial - dans Société
commenter cet article
4 février 2010 4 04 /02 /février /2010 12:22

Dans mon propos du vendredi 29 janvier, je disais que j'allais essayer d'expliquer quelques notions importantes pour comprendre les enseignements du Bouddha :

  • L'impermanence
  • L'interdépendance
  • L'équanimité
  • L'impersonnalité (approche du non-soi)
  • La vacuité (lié au non-soi)

Aujourd'hui, je vais donc aborder "l'impermanence".

L'impermanence

C'est effectivement une notion sensible dans le bouddhisme, il faut comprendre et admettre l'impermanence des choses et des êtres.

http://pwet.fr/var/plain/storage/images/photos/galeries/le_chateau_de_montferrand/les_ruines_du_chateau_de_montferrand_resistent_au_temps/151527-1-fre-FR/les_ruines_du_chateau_de_montferrand_resistent_au_temps.jpg
Pour les choses cela reste assez facile ; si on prend l'exemple de la rivière au moment où on la regarde et quelques secondes après elle n'est plus la même. L'eau avec ses impuretés, branches etc. est descendue en aval, face à notre regard c'est déjà une autre eau, une autre rivière. Il y a aussi l'exemple de la fleur qui, cueillie, rapidement se fanera. Même les châteaux disparaissent....

Pour nous même, on fuit inconsciemment cette notion d'impermanence. On ve
ut ignorer, sans succès, notre corps vieillissant, notre amour différent de celui des premiers jours, nos amis oubliés, le risque de la perte du travail, l'évolution de nos idées, l'arrivée des maladies, la perte d'un proche et même on veut se croire immortel. Mais c'est un fait, tout est impermanent même nous. Et quand on cesse de l'ignorer, souvent on souffre. Il faut donc l'accepter sans souffrir c'est ce qu'enseigne le Bouddha.

On souffre quand on regarde notre jeunesse s'éloigner, on souffre quand on ne connaît plus l'amour du début, on souffre quand on s'aperçoit que le regard des autres à changer, on souffre quand on voit la vieillesse marquer notre corps, on souffre quand on perd son travail, on pleure quand..., etc.. Mais encore une fois, tout est impermanent, après l'avoir compris il faut l'admettre.

Pour résumer et en reprenant les propos de Lama Lhundroup :
Quand on vit un moment de bonheur et que cela change, on souffre : c'est le chagrin d'avoir lâché des instants agréables pour autre chose, pas forcément désagréable d'ailleurs ; on ne contrôle pas ce que nous avons dans nos mains... Les fleurs vont faner, ma jeunesse va partir, toute rencontre va finir en séparation. Tout cela, ce sont des raisons pour qu'il y ait beaucoup de souffrance, parce qu'on ne veut pas accepter ce changement continuel, qui est notre vie. C'est grâce à l'observation de ce changement qu'on arrive à des conclusions très importantes sur la réalité : finalement rien, nous-mêmes, nos pensées, nos émotions, notre être fondamental, mais aussi les choses de l'extérieur, n'a de substance, car tout change à tout moment. Et cette compréhension de non substance, de non existence véritable, dans le sens d'un noyau qui ne changera jamais, est très importante dans le bouddhisme. C'est ce qu'on appelle la vacuité, l'absence du soi (j'y reviendrai...). "Eviter la souffrance et arriver à une compréhension plus profonde de la réalité".

Quand enfin on a pris conscience de cette impermanence irrémédiable, il faut savoir l'entretenir, se le répéter. Et le conseil que je peux donner c'est de réfléchir à cette impermanence, se familiariser avec elle, quand justement notre moment de vie est calme avec des changements peu perturbants amenant très peu de souffrance. Le docteur Christophe André, psychiatre à l'hôpital Ste Anne, dit : "Comme pour tous les apprentissages, quand on veut apprendre une pratique - la conscience de l'impermanence est une pratique - on a à faire cela dans des périodes de notre vie où il n'y a pas trop de souffrance, de chaos". "Ce sont un peu des techniques de prévention de la souffrance".
En effectuant régulièrement cet exercice, cette analyse sur l'impermanence de notre vécu, peu à peu on devient moins anxieux, moins stressé et on acquiert une sorte de sagesse, de tranquillité devant les événements même douloureux.
Le docteur Christophe André dit encore, en parlant de ses patients : "...peu à peu, en répétant ces exercices, en leur demandant de méditer chaque jour un peu plus sur cela, on s'aperçoit d'un effet paradoxal : cela leur apprend à aimer davantage la vie et qu'au fond, on profite davantage de l'instant présent, de la vie telle qu'elle se présente à chaque moment"  ; il dit aussi que certains de ses patients sont particulièrement tranquilles face à la mort...

Guialtsé Thogmé Zangpo : "Toutes ces joies, toutes ces peines sont comme de continuels dessins sur l'eau. Pourquoi courir après elles ? S'il vous faut absolument penser à quelque chose, examinez de quelle manière tout ce qui est réuni se disperse et tout ce qui est accompli se défait".

Pour conclure :

  • - Constater cette impermanence
  • - Accepter cette impermanence
  • - S'amuser à repérer tout ce qui est impermanent autour de nous, les choses, les êtres, les pensées, les désirs, les opinions, mes chaussettes... et la liste n'est pas complète... bon jeu...

La prochaine fois, j'aborderai la notion d'"Interdépendance"... "Ici"

 

Pour connaître tous mes articles sur le bouddhisme, commencer par celui-ci :"Je suis bouddhiste..." 

---


 

Repost 0
Published by Sagamartial - dans Ma vie
commenter cet article
2 février 2010 2 02 /02 /février /2010 10:47
Par Jacques Julliard trouvé sur le site : “Alter-monde-sans-frontière”

Pauvre Mr Proglio ! Requis par Nicolas Sarkozy de travailler plus, le voilà condamné par l’opinion publique à gagner moins. 1,6 million par an… pour un tel génie de la « gouvernance d’entreprise », comme ils disent, une misère. Il est presque à souhaiter pour lui que son règne soit court, afin qu’il puisse entrer rapidement en possession de ces 13 millions qui l’attendent au moment de la retraite, à titre de dédommagement pour tant de mesquinerie. Un trésor qui est peut-être bien le ressort caché de tout ce micmac. J’avais pourtant bien entendu la leçon faite par M. Copé sur France-Inter : quand on a chez soi un tel Mozart du management, on le détourne par tous les moyens de la convoitise des Américains, des Chinois, des Coréens, des Mozambicains, en un mot du monde entier. Mais quand donc, on vous le demande, la France deviendra-t-elle un « pays moderne » ?

Parlons clair : on nous prend pour des billes…

… mais le fait est que cela marche de moins en moins. En dépit de son renoncement à un second salaire, le nouveau patron d’EDF vient d’être augmenté de plus de 40% par rapport à son prédécesseur, au moment où les Français ont le sentiment que leur pouvoir d’achat est stagnant. Conserver à un chef d’entreprise une retraite-chapeau aussi colossale quand on s’apprête à rogner celle de tous les Français est une provocation. Assigner à un seul homme un cumul de fonctions aussi extravagant à l’heure où les Français craignent pour leur propre emploi est une sottise politique pure et simple. Devant le tollé quasi unanime de l’opinion, Nicolas Sarkozy a fini par lâcher lundi que ce serait pour quelques mois seulement. Tiens donc ! Ce n’est pas ce que l’on avait dit d’abord…

Au fait, pourquoi ce cumul aberrant ?

S’agissait-il au départ de compléter la rémunération de Mr Proglio, jugée insuffisante par lui, ou bien, en confiant à un seul homme la direction d’une entreprise publique, EDF, et le contrôle d’une entreprise privée, Veolia, de préparer les esprits à la privatisation de la première ? Au-delà de l’insatiable convoitise des patrons, qui a transformé les capitaines d’industrie du passé en chevaliers d’industrie des temps modernes, telle est la question posée. Libre à Nicolas Sarkozy de ridiculiser régulièrement ceux qui le servent, en leur imposant des contorsions rhétoriques dignes d’une satrapie orientale : le fait est que Mme Lagarde et Jean-François Copé ont laissé dans leurs palinodies publiques une part importante de leur réputation naissante. Comme si chez cet homme dominé par ses affects la passion d’abaisser les autres avait succédé, une fois parvenu au faîte, à celle de s’élever soi-même.

Nous sommes en train de retourner à l’Ancien Régime, c’est-à-dire de revenir d’une société de classes à une société d’ordres.

Mais cette histoire, venant après tant d’autres qui jalonnent la chronique financière et bancaire des deux années écoulées, comporte une leçon politico-sociale qui dépasse le cas de la psychologie particulière de Nicolas Sarkozy. Nous sommes en train de retourner à l’Ancien Régime, c’est-à-dire de revenir d’une société de classes à une société d’ordres. La société de classes est fondée sur les inégalités économiques et sociales, à l’intérieur d’une philosophie de l’égalité juridique. La société d’ordres est fondée sur les privilèges, c’est-à-dire sur l’inégalité juridique des statuts. Dans la société d’ordres, le paysan n’était pas censé jalouser son seigneur, parce qu’ils n’étaient pas censés appartenir à la même humanité. Le jour où le peuple se scandalisa des folies financières du cardinal de Rohan (l’affaire du Collier de la reine), alors la fin de l’Ancien Régime fut programmée à court terme.

Chateaubriand avait vu avec sa lucidité habituelle que la démocratie était incompatible avec l’inégalité des statuts et même des conditions. Lorsque sous nos yeux s’étale la séparation radicale de la société démocratique entre le commun des mortels et une nouvelle caste de privilégiés qui n’en partagent ni le statut, ni le sort, ni les vicissitudes, alors la fin d’une telle société est proche. De grâce, que l’on n’invoque plus la compétition et la mondialisation pour masquer la turpitude : le bruit sourd que l’on entend derrière le martèlement de la vague, « ce bruit mystérieux sonne comme un départ ».

Jacques Julliard

 hebdo.nouvelobs.com

Eh oui… Et qu'est-ce qui a mis fin à l'ancien régime ?

Repost 0
Published by Sagamartial - dans Société
commenter cet article
29 janvier 2010 5 29 /01 /janvier /2010 14:22

En relisant mont texte du vendredi 22 janvier, je m'aperçois que si j'ai bien donné les notions qui m'ont interpellé, je n'ai pas dit pourquoi je me voyais Bouddhiste.

Bien entendu vous avez retenu que  Bouddha, ne croyant ni en un dieu créateur du monde (omnipotent, omniprésent, miséricordieux et créateur de toute chose), ni en l'existence d'une âme immortelle, m'était plutôt sympathique. Mais cela n'est pas suffisant.

En revanche lorsque les causes de nos souffrances, de notre mal-être
(dukkha) ont été définies et cela va de la maladie à la mort en passant par nos désirs non satisfaits , j'ai oublié de préciser que l'enseignement du bouddha est d'être libéré de toutes ces souffrances (même la maladie et la mort !!!!). La définition donnée au salut bouddhique peut se résumer par : l'extinction de l'avidité, l'extinction de la malveillance, l'extinction de l'illusion (d'où est liée la notion du non-soi que j'aborderai plus tard et qui permet d'appréhender les souffrances liées à la maladie, à la vieillesse et à la mort) ; ce salut est le nibbana (ou en sanscrit le nirvana). Si tous les êtres atteignaient ce nibbana sur notre belle planète, je crois que nous vivrions tous en bonne harmonie, en symbiose et sans angoisse face à la maladie, la mort. Bref ce serait le paradis sur terre, utopie... Et avec l'enseignement du Bouddha on peut même connaître cet état individuellement - j'en suis encore loin...

Lire aussi sur le sujet de la souffrance : Je suis bouddhiste (suite 8)

Pour beaucoup les bouddhistes ressemblent aux moines (les bonzes par exemple), bien entendu c'est faux. A l'époque du Bouddha il y avait les bhikkus ("celui qui mendie sa nourriture") ce sont les "renonçants" qui se sont détachés complètement des choses du monde ce ne sont pas des moines. Les bhikkus vivaient au sein d'une communauté appelée sangha. Il y avaient des sanghas pour les hommes et des sanghas pour les femmes. Et puis il y avait les disciples laïcs, tous ceux qui adhéraient aux propos du bouddha sans toutefois tout comprendre ; le laïc qui comprenait la doctrine était appelé disciple noble. Personnellement je me rapprocherai  plus des disciples laïcs...

La prochaine fois je parlerai d'autres notions importantes :

  • L'impermanence
  • L'interdépendance
  • L'impersonnalité (le non-soi)
  • L'équanimité
  • La vacuité

Donc... à suivre : "Ici"

---
Repost 0
Published by Sagamartial - dans Ma vie
commenter cet article
28 janvier 2010 4 28 /01 /janvier /2010 21:37

Article trouvé sur un site canadien : canoe.ca

Extraits :

Dans une entrevue accordée à CBC sur sa décision de proroger le Parlement, le premier ministre Stephen Harper a affirmé que la première préoccupation des Canadiens était l’économie [...] et a ignoré le fait que les Canadiens considèrent les changements climatiques comme un problème de premier ordre.

[...] Dans son plus récent remaniement de cabinet, M. Harper a réaffirmé que l’économie était la priorité de son gouvernement.

Brandir le spectre d’une catastrophe économique est une façon commode de minimiser l’importance ou d’ignorer d’autres problèmes, bien que la dégradation écologique mondiale comporte d’énormes implications économiques. L’ancien économiste en chef de la Banque mondiale, Lord Stern, dans son analyse avant-gardiste des aspects économiques du changement climatique, a conclu qu’agir pour garder les émissions de gaz à effets de serre sous les niveaux risquant d’engendrer un changement climatique désastreux pourrait requérir des investissements de l’ordre de deux à trois pour cent du PIB mondial. Il s’agit d’une énorme somme d’argent, mais un investissement de cette envergure garantirait la création de nouveaux emplois et nous ferait évoluer vers un avenir énergétique plus durable et sain. Lord Stern a aussi indiqué que d’échouer dans notre course à la réduction de gaz à effets de serre détruira l’économie et coûtera davantage que les Première et Deuxième guerres mondiales combinées !

Des défis majeurs

Comment quelqu’un qui prétend se préoccuper de l’économie peut-il ignorer cette réalité?

Les défis auxquels nous faisons face sont bien plus profonds qu’une simple chute économique. Ils menacent l’existence même de notre civilisation. La crise environnementale ne concerne pas uniquement les émissions de gaz à effet de serre, la pollution toxique, la disparition des forêts ou les espèces en voie de disparition. Il s’agit de déterminer si la biosphère peut continuer à supporter ses plus grands prédateurs, et aucune autre espèce n’est plus haut placée que les humains au sommet de la chaîne alimentaire.

Lors d’un débat paru dans le journal anglais Guardian entre George Monbiot et Paul Kingsnorth (18 août 2009), tous deux écrivains et environnementalistes de renom, M. Kingsnorth fait référence à un ensemble de graphes comprenant le même axe horizontal, mesurant la période entre 1750 et 2000. Les graphes mesurent « les niveaux de population, la concentration de CO2 dans l’atmosphère, l’exploitation des pêcheries, la destruction des forêts tropicales, la consommation de papier, le nombre de véhicules motorisés, l’utilisation de l’eau, le taux des espèces en voie de disparition et la totalité du produit national brut de l’économie humaine.»

Ce qui est fascinant, c’est que les courbes des graphes sont presque identiques pour tous les facteurs, aussi disparates soient-ils : « Une ligne débute à gauche de la page, grimpe graduellement au fur et à mesure qu’elle se déplace vers la droite, puis dans le dernier pouce, c’est-à-dire vers 1950, elle fait un virage abrupt vers le haut. »

[...]

Une économie humaine avide

La conclusion de M. Kingsnorth? « Ces tendances ont toutes la même origine : une économie humaine avide entraînant le monde directement vers le chaos. »

Il soutient que plusieurs d’entre nous, y compris « une grande partie du mouvement environnemental dominant », ignorent cette réalité parce que « nous sommes toujours attachés à une vision du futur comme une version rehaussée du présent. Nous croyons toujours au "progrès", tel que l’a mollement défini le libéralisme occidental. » Même si j’ai tendance à vouloir partager les arguments légèrement plus optimistes de M. Monbiot, j’ai bien peur que M. Kingsnorth ne marque un point.
http://t0.gstatic.com/images?q=tbn:IAhs-YMgZnGooM:http://www.c2mande.com/drupal/files/images/earth-hand.thumbnail.jpg
« Le changement climatique frôle le point de non-retour, pendant que nos chefs battent le tambour pour obtenir une plus grande croissance,” argument M. Kingsnorth. « Le système économique sur lequel nous nous appuyons ne peut être modifié sans d’abord s’effondrer, puisqu’il s’appuie sur cette croissance pour fonctionner. »

Nous ne pouvons plus nous mettre le doigt dans l’œil et croire que le simple fait de recycler et de composter, de remplacer des ampoules et d’acheter des voitures hybrides va nous faire sortir de ce bourbier. Ces mesures ont du poids, mais elles ne sont que le début. Notre obsession et notre acharnement aveugle envers une constante croissance se trouvent au cœur même de la crise. Si M. Harper était sérieux lorsqu’il a déclaré que l’économie était la plus haute priorité du pays, il devrait d’abord s’occuper de l’état de l’écosphère actuelle. Le changement climatique est le bon endroit où commencer.

DAVID SUZUKI EN COLLABORATION AVEC FAISAL MOOLA
Publié le 27 janvier 2010 à 12:01

---
Repost 0
Published by Sagamartial - dans Société
commenter cet article

Présentation

  • : le blog sagamartial
  • : Le principal objectif de mon blog est de Partager... Alors ce blog récoltera : mes inquiétudes et mes doutes sur l'avenir, mes colères, mes déceptions, mes moments de joie ; mais aussi mes interrogations, mes voyages, mes randos...
  • Contact

Recherche

Articles Récents

Catégories