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15 octobre 2010 5 15 /10 /octobre /2010 13:06

Après 5 semaines passées à découvrir une partie de l'Afrique Australe où mon cerveau était tout ouvert :

- pour apprécier de nouveaux espaces ; aujourd'hui je me contenterai de citer le Cap de Bonne espérance, la dune géante Big Daddy (la plus haute au monde !) montée en 45 minutes et descendue en 3 minutes, le Delta de l'Okavango et les chutes Victoria ;

- pour faire connaissance avec des espèces animales qui m'étaient inconnues ; le daman (ressemblant à une marmotte et pourtant plus proche de l'éléphant !), des centaines d'oiseaux dont les célèbres céramicus électricus gregaire (j'expliquerai...) sans oublier la marmoute (autre histoire à expliquer) ;

- pour approfondir mon émerveillement envers les êtres humains tant les autochtones que mes compagnes et compagnons de voyage ...

- et pour, bien entendu, réfléchir sur moi-même...

j'ai maintenant une tête dans un extraordinaire chantier (pour Lys, une de mes compagnes de voyage, chantier = foutoir, bazar, désordre, tohu-bohu, bordel,...). Tel le Zambèse je passe par des phases de calme intense et des phases particulièrement turbulentes.

Je suis un peu perdu face à la hiérarchisation de tous mes projets de voyages en France et à l'étranger.

Je suis effrayé face aux décisions que je dois prendre pour m'investir de nouveau dans la vie de la cité, mes choix et combats politiques.

Je suis affolé devant le nombre d'amis que j'ai envie de revoir rapidement.

Je suis intrigué par mes envies de changement de vie.

O comme j'aime ces moments troubles où mes pensées désordonnées m'amènent autant de joie que de spleen. Je sais que rapidement je devrais retrouver ma sérénité en redonnant à mon esprit sa force d'apprivoiser mes pensées... 

 

Ce court article uniquement pour faire patienter en attendant les premières photos et extraits de film de mon dernier voyage...

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31 août 2010 2 31 /08 /août /2010 11:02

Effectivement, 2 mois pendant lesquels j'ai profité de ma famille et du beau temps. 2 mois où je me suis efforcé à m'écarter de mes sujets de préoccupation. 2 mois où mon esprit s'est éclaté à apprécier le "présent".

 

Et dans 3 jours je repars découvrir l'"Ailleurs" pendant 5 semaines. Je vais enrichir ma bibliothèque cervicale d'images extraordinaires, de la richesse de cultures différentes de  certains de mes autres frères humains (le voyage).

Et j'en ai des sujets à traiter sur mon blog :

- mes 4 jours dans la baie du Mont St Michel où, entre autres, j'ai resserré des liens d'amitiés, qui pouvaient se distendre, avec un de mes groupes d'amis.

- mes 12 jours de marche, seul, sur le sentier cathare avec des rencontres intéressantes et sans parler des patous...

- mes joies d'être en famillle cet été

- mes 5 jours de montagne dans la vallée de l'Ubaye (froid et neige mais quel spectacle !!!!

- mes remarques sur l'actualité... triste

- etc.

Mais aujourd'hui je regarde ce que j'aurai voulu faire et que je n'ai pas fait, faute de temps, faute de volonté ?

Et ce qui me déçoit le plus c'est d'avoir ignoré nombre d'amis ...

A mon retour d'Afrique, ce sera une de mes premières tâches.

A bientôt... A mon retour

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28 juin 2010 1 28 /06 /juin /2010 08:09

M'attaquant aux oeuvres compètes de Milarépa, je viens de lire le chant dit par Marpa lorsque Milarépa décide de quitter une période de retraite pour aller voir sa mère. Un des strophes m'a interpellé :http://www.milarepa.it/images/milarepa.GIF


Rejette ce monde de joies et de larmes,

Les grottes désertes sont tes demeures,

La solitude, le pays des dieux.

Chevauche ton esprit tel un coursier robuste,

Le temple se dresse en ton propre corps.

Le remède suprême est la constante dévotion.


Hum hum...

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19 juin 2010 6 19 /06 /juin /2010 16:01

Sortie du cinéma, place de l'opéra, à un passage piéton un homme (style pays de l'est...) se baisse devant moi et ramasse une bague en or (apparence). Il me la tend comme s'il pensait qu'elle avait glissée de mon doigt...

Je lui dis que ce n'est pas à moi, sous entendant qu'il pouvait en faire ce qu'il voulait. Il l'essaie devant moi et me montre qu'elle est trop petite pour la taille de ses doigts, effectivement, et me la place dans la main.

Voyant que je n'en voulais pas, il me montre l'intérieur. Je pensais qu'il voulait me dire que n'ayant aucune inscription il était impossible de trouver le propriétaire ; je ne devais donc pas avoir de scrupule. En fait il me montrait de soi-disant poinçons prouvant que c'était une bague de valeur.

Ne sachant pas ce que j'en ferai et surtout embetté de récupérer une bague perdue, je lui tends la bague, de plus il semblait en avoir besoin. Il ne la prend pas et me tape sur l'épaule d'un geste amical avec un sourire laissant supposé un message du style que j'étais bien "gentil". Il s'en va.

Je me retrouve un peu c.., continuant mon chemin j'étais à la fois gêné et troublé. Après avoir parcouru quelques mètres. Il revient vers moi, je crois que voyant ma gêne (quel naïf) il va me proposer quelque chose. En effet, il me propose de lui faire une geste en lui donnant quelque argent ; de plus cela l'aidera à manger. Là je sors mon porte-monnaie pour voir ce que j'avais (cela m'arrive de donner quelques euros à des personnes dans le besoin). J'avais 4 euros je lui tends... Là il me dit que la bague vaut bien 100 euros et que je pouvais lui donner 20 euros. Je me réveille et ma naïveté disparaît... Je comprends que je suis entrain de me faire avoir.

Il le sent et, vite fait, glisse les 4 euros dans sa poche tout en réclamant plusi. Je lui dis que c'était triste mais que son geste en fin de compte était du cinéma, une arnaque et que s'il avait vraiment besoin d'argent pour manger il pouvait garder les 4 euros et la bague ... Sur ce fait, il est parti avec les 4 euros en me laissant la bague (il n'avait peut être pas compris que je voulais lui rendre...).

Conclusion cette blague doit valoir moins d'1 euro.

Ne vous faites pas avoir.

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14 mai 2010 5 14 /05 /mai /2010 18:36

 

 

 

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9 mai 2010 7 09 /05 /mai /2010 08:51

Source : www.20minutes.com

La Grèce a été sauvée in extremis par l'Union Européenne et c’est maintenant l’Espagne qui bat de l’aile.

Dans un monde où certaines multinationales sont plus puissantes que certains états, les entreprises pourraient se substituer aux pouvoirs publics.

Et si Microsoft rachetait l’Espagne pour lui éviter la banqueroute?

Saugrenu? Peut-être pas autant que vous pourriez le croire.

Comme plusieurs multinationales de premier plan, Microsoft dispose de suffisamment de liquidités pour pouvoir éponger en payant comptant les dettes de pas mal de petits pays. Et quand quelqu'un rachète vos dettes, vous devenez son débiteur. Parfois dans tous les sens du terme.

Quand les entreprises multinationales commenceront-elles à mener des O.P.A. sur des pays pour mieux les contrôler et les influencer au profit de leurs besoins propres? Dans certaines républiques bananières, c'est déjà le cas de manière officieuse. Mais à l'avenir, on peut imaginer que ce genre de rachat devienne officiel.

Après tout pourquoi pas? Les nations ne sont jamais que le vestige des précédents millénaires, et dans les faits, le monde globalisé s'affranchit des frontières des Etats dans bien des domaines.

Nous sommes aujourd'hui citoyens de pays, mais pour combien de temps encore? Le jour où nous appartiendrons aux entreprises n'est peut-être pas si lointain.

C'est d'ailleurs la thèse développée par Max Barry dans son roman Jennifer Gouvernement. En guise de nom de famille, les individus portent le nom de l'entreprise qui les emploie.

L'auteur décrit un monde dans lequel le marketing guerrier est poussé à outrance (si vous avez envie de lire le livre traduit de l'anglais, il est disponible en français chez Amazon et à la Fnac). A côté, le No Logo de Naomi Klein ressemble à un conte pour enfants.

Posséder un pays, c'est pouvoir créer un système politique (Republica Seven Premium), battre sa monnaie (des MS-dollar$?), émettre des passeports et promulguer des lois (au hasard sur l’obligation de rédiger tous les textes sur Word, imposer la Xbox dans les maisons de retraite, bannir les iPhone du territoire).

On pourrait imaginer que certaines entreprises acquièrent des pays pour sécuriser des ressources rares (par exemple des matières premières employées dans la fabrication de micro-processeurs) ou des sites stratégiques (par exemple pour lancer des satellites privés ou contrôler des câbles sous-marins trans-océaniques).

L'étape suivante est bien sur la guerre entre ces entreprises devenues états souverains. Une sorte de retour au Moyen-Age, le marketing et l'arme atomique en plus. Imaginez un peu HTC contrôler la Savoie et Nokia régner en Normandie.

Oui, vous avez raison de commencer à trembler. Cet avenir est tout à fait possible. Vous avez une impression de déjà vu? C’est assez normal.

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3 mai 2010 1 03 /05 /mai /2010 07:00

J'ai de la chance de faire partie des gens qui se souviennent de leurs rêves et c'est de plus en plus vrai en vieillissant. Le sommeil étant plus léger, le réveil est plus rapide après un rêve, donc sa mémorisation plus facile.http://s1.e-monsite.com/2009/06/25/03/22878683reves-jpg.jpg Je fais environ deux ou trois rêves par nuit, ceux dont je me souviens, bien sûr. Dès mon réveil, je me souviens d'environ 80% du rêve, mais rapidement ce pourcentage baisse et après deux ou trois heures je ne me souviens plus que de quelques images. En revanche si dans un rêve je rencontre des moments étranges ou perturbants, je m'en souviens plus longtemps ; c'est le cas notamment pour les cauchemars. Ce fut le cas cette nuit...

Je rencontre souvent ces rêves où je vole et où je suis le seul à avoir ce don. Les personnes qui me voient au dessus de leur tête, qui me voient m'élancer au-dessus du vide, ne sont jamais étonnés de mon pouvoir ; et bien entendu, j'en suis toujours surpris, même dans mon rêve. Cette nuit ce fut différent... 

J'ai déjà oublié toute la première partie du rêve et je n'ai retenu que l'étrange. Donc je volais normalement au dessus d'une rue mais pas très haut, peut-être à 3 ou 4 mètres au dessus du sol. Je volais doucement et, a priori, sans but précis et à un moment je constate qu'un homme, accompagné d'autres, essayait de m'attraper. Il sautait pour saisir un de mes pieds. C'était un homme d'une trentaine d'années brun, légèrement hâlé. Il ressemblait à un européen des Balkans. Prenant un peu peur, je décide de monter en altitude et, comme souvent cela m'arrive quand je vole dans mes rêves, j'ai du mal à faire obéir mon corps.

Everest-JPG.jpgPetite précision sur ce point : très souvent quand je vole, je suis un itinéraire imposé, si je veux aller ailleurs, au-dessus d'une montagne, d'un monument, au fond d'une vallée il faut que je lutte très intensément avec mon corps qui lui a un autre objectif ; comme-ci d'un côté il y avait mon esprit avec ces envies et de l'autre un corps qui obéissait à des règles établies. Revenons à mon rêve de cette nuit...

Donc cet homme, sans sourire, finit par m'attraper un pied, je le secoue et il cède. Mais il insiste  et de nouveau il arrive à s'accrocher à ma jambe. Avec beaucoup d'effort  je prends de l'altitude et agite fortement ma jambe. L'homme finit par lâcher et à plus de dix mètres d'hauteur il a du se faire mal en tombant. Et effectivement, un de ses compagnons voulant sûrement le venger décide de m'attraper et là, à ma très grande surprise et pour la première fois dans mes rêves, je le vois décoller et me poursuivre en volant. Toutefois je voyais qu'il avait beaucoup de difficulté, moins rapide, moins leste et je décide de l'attendre pour lui montrer comment faire (ou peut-être pour qu'il constate ma supériorité ?). Et là mon rêve pris une autre direction...

http://www.paradox-voyages.com/upload/homme-qui-vole1.jpgJ'oubliais ces événements et je réfléchissais tout en volant, non plus au dessus d'une ville mais en pleine campagne. Je rêvais et je prenais conscience que je rêvais - situation que je découvre de plus en plus souvent, parfois j'arrive même à donner une autre direction au rêve notamment quand c'est un cauchemar. Je me regardais voler et avec quelle facilité je le faisais. Toujours dans mon rêve, je me disais que c'était quand même bizarre que là je pouvais rivaliser avec les oiseaux et quand je m'éveillerai j'en serai dans l'impossibilité. Je décide donc de retenir tous mes gestes de vol : sorte de brasse pour accélérer et changer brutalement de direction, ce que je pouvais faire aussi en faisant un mouvement de plongée, la position pour planer et suivre les différents courants d'air... Bref tout était facile. Et je me suis réveillé...

 

Bien entendu, je n'ai pas essayé de voler...

 

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2 mai 2010 7 02 /05 /mai /2010 09:32

Restant fidèle à mon agence Club Aventure, je vais intégrer pour partie l'expédition Afrik'Aventure : La grande traversée 2010, Du Cap de Bonne espérance aux sources du Nil.

Cette expédition, sur 8 semaines, se décompose en 3 itinéraires :

Itinéraire 1 : Sur les traces des Huguenots,  du Cap (Afrique du Sud) à Windhoek (Namibie), du 04/09/2010 au 18/09/2010.

Itinéraire 2 : Sur les traces des premiers hommes de Windhoek (Namibie) à Lusuka (Zambie) du 19/09/2010 au 09/10/2010.

Itiniraire 3 : Sur les pas de Livingstone de Lilongwe (Malawi) à Entebbe (Ouganda), du 10/10/2010 au 30/10/2010.

 

Personnellement, pour une question de budget, je ne participerai qu'aux deux premiers itinéraires (soit 5 semaines), dont voici un petit zoom :

 

Itinéraire 1

http://blog.clubaventure.fr/afrikaventure/wp-content/blogs.dir/2/files/cache/10__300x220_carte1.jpgDans ces milieux désertiques et rudes, ont su s’adapter une faune et une flore uniques et exceptionnelles.

En partant du Cap, cette aventure nous entraîne au travers des montagnes acérées du Cederberg aux pentes fleuries du Namaqualand ; des eaux tumultueuses du fleuve Orange au spectacle inoubliable d’un troupeau d’oryx paissant l’herbe invisible des dunes ocre du Namib Naukluft. Un itinéraire qui suit des rivières fossiles bordés par des dunes rouge parsemées d’acacias centenaires et passant par le Fish River canyon, deuxième plus grand du monde.

 

Itinéraire 2

http://blog.clubaventure.fr/afrikaventure/wp-content/blogs.dir/2/files/itineraires/carte2.jpgSauvage !

C’est le mot qui convient pour cette deuxième partie.

Le périple namibien nous fait rencontrer les bushmen, au mode de vie hors du temps et observer la faune sauvage du parc d’Etosha avant de rejoindre le Botswana et l’exceptionnel site naturel du delta de l’Okavango et de mettre le cap sur les chutes Victoria.

La Zambie, pays du légendaire safari à pied africain nous offre une nature intacte et palpitante.

 

 

Pour faire rêver quelques photos :

http://www.clubaventure.fr/voyage_photo.php?photo=http://www.clubaventure.fr/upload/namibie_qnakal_jour_3_nossob_lions_a_criniere_noire_d_rey.jpg&text=D._REY

http://blog.clubaventure.fr/afrikaventure/files/2009/11/etape1_pano-1.jpg

 

 

  

 

 

http://www.clubaventure.fr/voyage_photo.php?photo=http://www.clubaventure.fr/upload/victoria_falls__zambian_side.jpg&text=XDR

http://blog.clubaventure.fr/afrikaventure/files/2009/11/Afrique_du_Sud_Bushman_SATourisme-600x405.jpg

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Pour information cette expédition sera suivie par la revue "Grands reportages".

 

Pour en savoir plus sur cet extraordinaire voyage "cliquez ici !".

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20 avril 2010 2 20 /04 /avril /2010 19:44

Ce matin ce mardi 20 avril, j'ai fait un footing riche, je vais essayer de vous faire découvrir pourquoi j'aime ça...

Tout d'abord quand je pars pour courir, toujours sous un ciel ensoleillé, c'est uniquement pour entretenir ce corps vieillissant. Je cours sous les frondaisons du bois de Vincennes en démarrant du lac de St Mandé. J'ai un casque sur les oreilles car j'ai une meilleure foulée lorsque je suis accompagné par des musiques que j'aime.

Les premières dix minutes, je sens mes douleurs, entre autres, aux genoux, ensuite peu à peu mon corps fournit assez d'endomorphine pour me faire oublier mes soucis liés à l'âge...

Ignorant ces petits maux, je pénètre dans le monde des pensées ; pas de la même façon que lors de mes méditations mais quand même avec beaucoup de sérénité et d'équanimité. Parfois, mon esprit cesse de scruter ces pensées pour prêter attention à ma foulée, à mon chemin. En effet, force est de constater que dans cette disposition mon esprit laisse les parties mécaniques de mon cerveau s'occuper de mon footing aussi doit-il de temps en temps vérifier le rythme de ma course, mais aussi le tracé suivi.

Aussi ce matin à un moment donné, courant dans un chemin avec gravier, mon esprit constata l'absence du crissement de ce gravier sous mes pieds. Ce qui était normal puisque je ne touchais plus le sol (si si je vous assure), j'étais à environ dix centimètres au-dessus du chemin. Habitué à cela, je reste toutefois surpris que mon corps réagisse exactement comme-ci l'attraction terrestre était là, je ressentais entre autre la fatigue musculaire.

Sacrée endomorphine...

Rapidement, après avoir fait ce constat, je suis reparti analyser mes pensées.

C'est vrai que j'apprécie le bois de Vincennes pour courir et ce matin je pris un peu de temps pour observer son étendue. Sur ma gauche, à l'Est, je pouvais voir les grues qui travaillent sur les nouveaux sites de l'IGN et de Météo France et sur ma droite, à l'ouest, je voyais le rocher du zoo... Et là bien entendu, je réagis car au niveau du sol ce n'était pas possible et en effet je n'étais plus à dix centimètres du sol mais entre dix et vingt mètres au-dessus de la canopée vincennoise. Quel spectacle !

Donc à l'est je pouvais voir le château de Vincennes avec son donjon, récemment restauré, illuminé par ce soleil de printemps, ensuite je pouvais voir le parc floral avec ses premiers visiteurs matinaux , je distinguais le lac des minimes avec un niveau de ses eaux très bas pour permettre des travaux, puis je remarquais quelques vaches et moutons dans l'enceinte de l'hippodrome. Là j'ai eu un pincement au coeur en ne pouvant ignorer ces murs surmontés de barbelés, ce n'est pas une prison mais un lieu où sont regroupés des êtres humains qui, pour se sauver de guerres ou de famines, ont fuit leur pays pour venir partager avec nous une vie où existe l'espoir et un avenir. C'était un rêve car on ne veut pas d'eux, on ne veut pas partager et on va les renvoyer vers leur destin sans avenir ; je baisse les yeux et je retiens quelques larmes d'impuissance. Je regarde vers l'ouest et je peux constater qu'effectivement aucun avion ne survole le sud du Val de Marne. D'ailleurs, le ciel est étonnamment bleu sans aucune trace, pas un seul de ses traits blancs qui zèbrent depuis longtemps notre ciel, merci au volcan islandais. Je termine, au delà du lac Daumesnil, sur les manèges de la "foire du trône", silencieuse et inerte à cette heure matinale... 

A cette altitude le bois de Vincennes parait tout petit.

Sacrée endomorphine.

Prêtant de nouveau attention sur mon circuit de footing pour ne pas trop m'éloigner, je m'aperçois que j'étais accompagné d'un héron cendré. Héron que j'ai déjà rencontré par deux fois.

La première fois, c'était au bord d'une de ces rivières artificielles du bois. Je réfléchissais, tout en courant, au changement climatique causé par l'homme et le héron, en pénétrant dans mes pensées, participa à la réflexion en me disant que, grâce à ce changement,  lui et ses compagnons remontaient de plus en plus vers le nord et qu'il découvrait de nouveaux lieux, de nouveaux êtres. Il était d'ailleurs assez surpris, ici on avait tendance à l'admirer et qu'il ne fallait pas qu'il s'y habitue car quand il retournera vers le sud on apprécierait plus sa chair... La deuxième fois, je revenais au sol et tel l'albatros sur un bateau, comme le dit si bien Charles, j'ai raté mon atterrissage et je me suis retrouvé  étalé de tout mon long à une dizaine de mètres de lui. Bien entendu le promeneur commun du bois a vu un "joggeur" se prendre les pieds dans une racine et s'étaler sur le chemin, quel naïf ! En effet comment peut il croire que moi, qui fait régulièrement ce circuit, n'avait pas déjà repéré tous ces pièges sur les chemins ; en revanche il est beaucoup plus crédible de constater qu'un atterrissage par un humain entre les arbres du bois n'est pas aisé et, de surcroît, ayant des grands abattis il n'est pas rare que j'accroche une branche ou deux, participant ainsi à mon déséquilibre et à ma chute. Bref tout ça pour dire que c'était ma deuxième rencontre et que j'ai pu constater qu'un héron cendré pouvait éclater de rire... 

Sacrée endomorphine.

Il est temps de rentrer, je laisse le héron en lui faisant un signe d'amitié et retrouve rapidement le sol et cette fois sans m'étaler sur le sentier. Il me reste environ cinq minutes de course, réellement à pieds, et ensuite je ferais mes vingt minutes d'étirements et ce sera une autre histoire.

Martial

Lire aussi : Sacrée endomorphine (2)

Définition d'endomorphine

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13 avril 2010 2 13 /04 /avril /2010 11:46

Aujourd'hui je me pose des questions sur mes engagements politique ; en effet je doute sur la prise de conscience des humains sur la nécessité d'un nouveau modèle de société.

Aujourd'hui je pense malheureusement que la minorité d'humain ayant la volonté d'agir pour un nouveau monde est beaucoup trop insuffisant face à la multitude des individus pour qui seul leur intérêt importe.

Aujourd'hui, je crois que l'humain va à sa perte et ne s'en rend pas compte. Bien sûr pas demain, mais d'ici demain il aura le temps de voir, sentir la détérioration, la décadence, la déchéance de son existence.

Triste perspective...

Mais voilà, je viens de lire le discours de Madame Ségolène Royal fait à Rio de Janeiro, le 8 http://farm3.static.flickr.com/2683/4507899025_eb055f9d25_m.jpgAvril 2010 à l'Université Candido Mendes :
 
"L’alternative de gauche à la mondialisation : un autre monde est possible et c’est urgent"

 

Et encore une fois, elle me redonne espoir. Ci-dessous quelques extraits placés sous mes propres titres.  

 

La confiance en la jeunesse


"Vous êtes la jeunesse étudiante , vous êtes en partie l’avenir de ce pays.
Vous êtes cette génération de la crise, qui a grandi dans cette mondialisation dont je vais reparler, celle qui écrira les pages des 50 prochaines années.
Vous êtes la jeunesse qui se développe à cette croisée des chemins.
Quelle direction prendrons nous ensemble ?
Celle de la sagesse et de l’avènement d’une véritable civilisation humaine, garante des droits humains ?
Ou bien celle de la barbarie ?

C’est de nos choix de dirigeants mais aussi de votre apprentissage, de votre éthique, de votre morale que dépend en partie le monde qui vient.

Vous, la jeunesse étudiante brésilienne, mais plus largement la jeunesse du monde entier, vous êtes la chance des nations, d’où que vous veniez, quel que soit votre milieu social d’origine.
Chaque fois que je dialogue avec des jeunes, j’ai toujours envie de restituer ces très beaux encouragements donnés par Nelson Mandela à la jeunesse d’Afrique du sud, il y a quelques années, à l’université de Johannesbourg
« Soyez les auteurs de votre propre destinée et représentez vous comme les étoiles qui éclairent le chemin d’un avenir meilleur »" 

 

L'apport plus que nécessaire des altermondialistes


"J’ai vu, à Belém, l’exceptionnelle participation à ce Forum social (rassemblement altermondialiste) : 130 000 citoyens engagés de 142 nations, 3 000 Indiens de tous les pays qui ont l’Amazonie en partage, la forte présence des délégations françaises. J’ai vu ces jeunes si nombreux, rétifs aux injustices et conscients d’habiter un monde commun, assoiffés de politique en phase avec son temps. J’ai vu la richesse des témoignages et des expériences éclairant trois grands thèmes transversaux : justice sociale, développement durable et démocratie participative. J’ai vu discuter ensemble toutes les gauches que l’on appelle là-bas « utopistes, révolutionnaires et réformistes » car, ce qui nous rassemble est plus fort que ce qui nous sépare.
J’ai retiré de tout cela, un texte d’une soixantaine de pages « Obama, Lula, Forum social dix leçons convergentes (publié par la Fondation Jean Jaurès et que vous pouvez lire sur le site Désirs d’Avenir : "cliquez ici") et la première d’entre elle, c’est une phrase du Président Lula, l’une des premières remarques qu’il m’a faite lors de notre entretien à Belém : « Belém, c’est beaucoup plus sérieux que Davos !
On est là au cœur de notre sujet. La crise globale qui ébranle la planète disqualifie les donneurs de leçons, qui moquaient les mises en garde des altermondialistes et nous vantaient les charmes de l’Etat minimal, de l’abaissement des protections sociales, du productivisme prédateur et des prouesses des traders.

Oui, il est vrai qu’à Davos, on se contentait de constater les dégâts d’une crise générée avant tout par l’avidité du capitalisme financier sauvage, en évitant le moindre mea culpa, la moindre remise en cause du système, la moindre réforme de comportement, alors qu’à Bélem, on traçait des pistes pour des solutions."

 

Le rappel d'un constat navrant


Un an après, les traders touchent à nouveau leur bonus, les banques ont utilisé la puissance publique pour reconstituer leur capacité de nuisance, et recommencent, de plus belle, les mêmes montages financiers douteux, le même esprit d’enrichissement frénétique…. Rien ne semble avoir servi de leçon.
Oubliées, les images des émeutes de la faim, dans les rues de Bombay ou de Dakar ou du Caire
Oubliés, l’effondrement des empires financiers, à l’image de Lehman Brothers, les visages paniqués, les larmes des salariés licenciés.
Oubliées les entreprises qui ferment, les emplois qui disparaissent par milliers, en Amérique, en Europe, en Asie.
Les salariés broyés par les mâchoires de fer du capitalisme financier.
Comme si de rien n’était …
La voilà, la loi de fer de l’oubli, la déconnexion du réel, le retour du virtuel et de l’abstraction.
Cela me fait penser à cette observation de Gandhi toujours d’actualité «  Il y a bien assez dans le monde pour satisfaire les besoins de tous mais pas assez pour satisfaire l'avidité de tous »

 

Ségolène Royal, toujours force de proposition

 

"Je crois vraiment un autre monde possible, une alternative à gauche pour imposer le respect de l’être humain et de son environnement dans toutes les décisions politiques. Je vous propose cinq propositions à relever qui se traduisent par cinq lois du nouvel ordre mondial.

Première proposition : Faire de l’efficacité économique et de la justice sociale un couple inséparable.

[...] (voir l'exhaustivité du discours)

 

Deuxième proposition : Réhabiliter le rôle de l’Etat.
[...]

 Ce n’est pas d’Etat brancardier mais d’Etat anticipateur, porteur d’une vision à long terme de l’intérêt général, que les pays malmenés par la crise ont impérieusement besoin pour s’en sortir et surtout ne pas y retomber.

Ce qui frappe, dans les propos et les actes du nouveau président américain, c’est le rôle désormais stratégique de la puissance publique. L’important, a-t-il souvent dit, n’est pas de savoir si l’Etat est trop gros ou trop maigre, mais s’il remplit correctement ses missions. C’est pourquoi, ajoute-t-il, nous arrêterons ce qui ne marche pas et développerons ce qui marche, y compris en recrutant les fonctionnaires qualifiés dont nous avons besoin pour accompagner et contrôler les investissements et les programmes publics que nous lancerons. Affaiblis en France, les services publics renaissent au pays où la droite prétendit s’en passer au nom de la lutte contre « la bureaucratie fédérale » et de l’abandon du bien commun aux intérêts particuliers.

[...]

Troisième proposition : Accélérer la croissance verte (A l'exemple de ce qu'a proposé le président Lula à Copenhague).
 
C’est le gisement d’emplois et de qualité de vie de demain. Ma conviction sur ce sujet ne date pas d’aujourd’hui. En 1992, j’étais à Rio, il y a 18 ans, ministre de l’Environnement au sommet de la Terre ! Je suis une écologiste convaincue et active avec la priorité de l’excellence environnementale.

[...] (voir l'exhaustivité du discours)

 

Quatrième proposition : définir et protéger les biens publics mondiaux
[...]

 La privatisation effrénée des services publics et la marchandisation croissante de tous les domaines de l’existence n’ont eu nulle part les effets vertueux que promettaient leurs partisans. Il y a plusieurs années, Ricardo Petrella, l’un des penseurs stimulants de l’altermondialisme, a théorisé la notion de « biens publics mondiaux », applicable par exemple à l’eau potable, à la santé, à l’éducation, à l’environnement, tous domaines justiciables d’autres logiques que celles de l’appropriation privée.

[...] (voir l'exhaustivité du discours)

 

Cinquième proposition : la démocratie participative comme une condition de l’efficacité politique
 
Je suis partisane d’une proposition faite au Forum social : la possibilité, pour les clients comme pour les salariés des établissements bancaires, d’exercer eux aussi un droit de contrôle sur la manière dont les banques assument leur fonction d’intermédiation. Il en résulterait une dynamisation appréciable du crédit aux PME et une saine moralisation de la tarification bancaire ! D'une manière générale, les errements à l’origine de la crise renforcent l’exigence d’une association plus directe des citoyens aux décisions et au contrôle de leur application. C’est la condition d’un leadership légitime et d’une action publique efficace.

 
Nous sommes à la croisée des chemins, je le disais en préambule , à vous , la jeunesse de ce pays, et celle de tous les pays.
 
Nous avons les clés, nous avons la capacité d’opérer une véritable métamorphose selon le mot d’Edgar Morin, si nous avançons avec courage, si nous faisons inlassablement tomber la barrière des idées reçues, bien plus dure à briser que les barrières de pierres.
Pour cela, nous nous appuyons sur la plus belle des forces : la force citoyenne qui émerge partout sur la planète. Interpelle, questionne, revendique, propose. Et à laquelle, ici, au Brésil, vous avez offert et ouvert une démocratie participative authentique que j'ai également instaurée dans ma Région, à chaque échelon de la décision politique, qu'il s'agisse des budgets participatifs, des jurys citoyens, des forums. J'ai également fait toute ma campagne, présidentielle et régionale sur la base de cette démocratie participative.
Ce modèle que le Brésil a offert au monde.
Parce que nous croyons à la politique, Parce que nous croyons au pouvoir de la politique,
Parce que nous faisons de la politique.
Parce que nous sommes engagés dans des associations, des syndicats, des partis, des cercles de réflexions, parce que nous créons des valeurs de liberté, d’égalité, de fraternité là où nous sommes.
Voilà la réalité, cachée derrière ces images qui nous découragent parfois.
La réalité, c’est que le 21ème siècle est le siècle des citoyens, de la parole citoyenne, de la force citoyenne.
Je crois à l’écoute des citoyens, à l’intelligence des citoyens, à la lucidité et au désir d’avenir des citoyens.
Je crois à cette force qui propulse, bouscule les gouvernants et impose la valeur humaine au cœur de toutes les décisions à venir.
Bien sur nous tâtonnons, nous cherchons, dans la confusion de l’époque mais je crois à la métamorphose, à la mutation positive.

 

Voilà l’utopie réalisable à laquelle la gauche doit nous conduire, à travers le monde.

 

Pour lire l'exhaustivité du discours : "cliquez ici !"

 

Et voilà ! Doit-on la laisser seule dans son combat ? Est-il normal que je laisse mes amis de Désirs d'Avenir, avec qui je partage les mêmes valeurs, travailler seuls ?

 

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Published by Sagamartial - dans Société
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