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10 octobre 2011 1 10 /10 /octobre /2011 07:02

Ségolène Royal 7% ...

Après cette bonne claque, je me réveille un peu avec la gueule de bois...

Soyons honnête, je suis très déçu. Un peu triste aussi pour l'avenir car je reste convaincu que cet avenir reste noir pour l'humanité et la planète. Convaincu, aussi que changer notre modèle de civilisation est le seul moyen d'éclaircir cet avenir. Convaincu que ce changement ne peut être réalisé que par les chemins que nous mettions en avant avec Ségolène Royal ; la démocratie participative (les citoyens eux-mêmes, fortement impliquer dans la construction de cette civilisation), la fraternité (espoir d'éteindre les discriminations, les injustices, les racismes).

C'est raté tant pis... Mettant fin à tous mes engagements politiques, retrouvant ainsi une certaine sérénité, je me retrouve maintenant avec 60 % de mon temps libéré... Hou la la sur quoi vais-je m'éclater ? Je ne suis pas inquiet je vais vite trouver... 

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23 septembre 2011 5 23 /09 /septembre /2011 12:16

Tout d'abord pour celles et ceux qui ne la connaisse pas et avec l'aide de Wikipédia :


http://images.telerama.fr/medias/2008/02/media_26061/M6142.jpgAriane Mnouchkine, née le 3 mars 1939 à Boulogne-Billancourt, est metteur en scène de théâtre et animatrice de la troupe qu'elle a fondée en 1964, le Théâtre du Soleil. Elle est également scénariste et réalisatrice de films.

Elle s'est distinguée par le choix des sujets abordés, donnant souvent à réfléchir sur la condition humaine.

Dans un esprit communautaire présent dès les débuts du Théâtre du Soleil, Ariane Mnouchkine a pour coutume d'être présente en début et fin de spectacle, et ce, à chaque représentation.

Artiste engagée depuis toujours, elle signe en 2007 avec 150 intellectuels un texte qui appelle à voter pour Ségolène Royal, « contre une droite d’arrogance », pour « une gauche d’espérance ».

 

Maintenant je vous propose de lire le texte qu'elle a publié dans "Le Monde" car j'y retrouve ce que je pense fortement :


"On ne défend pas son champion ou son équipe parce qu'ils sont sûrs de remporter la victoire, mais parce qu'ils en sont dignes. Je défends Ségolène Royal parce qu'elle est digne de gouverner. Je défends Ségolène Royal parce que j'admire son courage.

Je défends Ségolène Royal parce qu'elle est la seule à s'engager à mettre en oeuvre la démocratie participative et que je pense qu'au XXIe siècle il n'y aura de démocratie que participative. Ceux qui se gaussent de ce concept sont tout simplement réactionnaires. Qu'ils soient de droite ou se prétendent socialistes ne change rien à l'affaire. Ils tremblent devant le peuple tous les cinq ans mais ils le méprisent et ne veulent rien entendre de lui.

Je défends Ségolène Royal parce que, lors de tous ces inqualifiables procès en incompétence qu'on lui a intentés, c'est à ses défenseurs qu'on s'attaquait et donc à moi aussi.

En vérité, c'est tout le peuple français qui fut accusé d'incompétence. Car ce qu'on reproche à Ségolène Royal, c'est bien cela. Faire de la participation des citoyens à la gouvernance de notre pays un des fondements de la politique qu'elle entend inspirer à son gouvernement. Un gouvernement capable à la fois de se donner le temps nécessaire à une écoute respectueuse et à une pédagogie audacieuse, sans renoncer, le temps venu, au courage d'arbitrer.

C'est exactement cela qui hérisse le poil de ces professionnels de la politique. Que cette femme vienne affirmer que l'on peut, que l'on doit, maintenant, gouverner avec le peuple et pour lui. Il n'y a plus d'autres voies que la justice et l'égalité pour que les Français retrouvent le goût de vivre ensemble et que redevienne respirable notre air où règne aujourd'hui une inquiétante odeur de guerre civile.

La vraie raison de leur détestation, ils ne peuvent pas l'admettre. Voyez-vous un tel ou une telle venir nous confier :

- Vous savez pourquoi je dis, et fais dire partout et colporter par mes snipers sur Internet ou dans la presse, que Ségolène est folle, ou idiote, alors que je sais très bien qu'elle n'est ni folle ni idiote ? C'est parce qu'elle croit à l'intelligence d'un peuple bien informé. Elle croit à son inventivité. Pire, elle croit à sa sagesse, et même, à sa générosité ! Ciel ! Penser que le peuple pense ! Quelle démagogie ! Vous rendez-vous compte du danger que ses idées nous font courir ?

Tout cela est inavouable, alors on ricane, on cancane, on persifle : elle s'habille mal, ce qui parfois est vrai. Elle parle sans respirer, et veut tout dire d'une phrase avant qu'on ne l'interrompe, ce qui n'est pas faux et parfois me désole. Elle fait, dans ses discours, quelques fautes de français. Mais qui parmi les femmes et les hommes politiques, qui parmi nos "discoureurs" de télévision, bref qui, parmi tous les grands ignorants qui occupent la plupart des tribunes, peut prétendre donner des leçons de français à qui que ce soit ? Sans parler de celui pour qui ils ont voté, ou pire, qu'ils ont laissé élire, et dont le parler est une perpétuelle insulte à notre langue. Qui est Victor Hugo aujourd'hui ? Qui est Lamartine, Jaurès, Blum ? A part peut-être Arnaud Montebourg, ils parlent tous mal le français. C'est triste mais c'est comme ça. Les citoyens le savent et, hélas, s'y résignent.

Je défends Ségolène Royal parce qu'elle veut faire "de l'éducation nationale une priorité avec comme objectif de faire réussir tous les enfants dans des voies diversifiées, à égales dignités".

Oui, je la défends parce qu'elle ose évoquer la revalorisation du travail manuel qui, souvent, peut confiner au génie. Je sais, je le rencontre tous les jours, cet irremplaçable génie manuel, sans lequel rien, absolument rien, de ce qui est conçu ne verrait concrètement le jour.

Oui, je défends Ségolène Royal parce qu'elle a l'honnêteté de préférer pour nos enfants égarés l'apprentissage de la discipline collective, fût-elle militaire, à la cellule immonde où ils sont jetés en pâture aux pires embrigadements. Intoxiqués par les pires propagandes.

Je la défends parce que, dans le contrat qu'elle propose à la nation, elle s'engage pour "un Parlement renforcé... revivifié par le non-cumul des mandats".

Parce qu'elle a fait de sa région un des territoires écologiquement les plus avancés d'Europe, je défends Ségolène Royal parce qu'elle fut la première à s'indigner que l'on renfloue les banques sans que l'Etat, si généreux à leur égard, n'en prenne, au moins en partie, le contrôle. Parce qu'elle s'engage à remettre la finance au service de l'économie et à consulter les Français par référendum sur la réforme fiscale indispensable non seulement à notre économie mais à la justice sociale. Justice sociale sans l'avènement de laquelle nous verrons bientôt se lever des révoltes furieuses dont la légitimité n'atténuera pas la violence et ses cruelles conséquences.

Je défends Ségolène Royal parce que je la sais sincère, et je signe son contrat."

Pour lire le contrat "cliquer ici".

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1 juillet 2011 5 01 /07 /juillet /2011 11:57

Je me contente de reprendre deux articles trouvés sur le site "Le Monde.fr". En effet je m'y retrouve complètement...

 

Prendre son temps, une subversion du quotidien


Longtemps la marche était le seul moyen de locomotion. Les chemins étaient emplis d'itinérants.

Au temps des compagnons, les apprentis marchaient dans toute la France pour affiner leur formation. Dans les Cévennes Stevenson rencontre des bergers, des paysans, des colporteurs, des vagabonds. Le paysan marche avec des sabots qui alourdissent ses pas, il chemine près de l'animal bâté, accompagne son troupeau, va chercher l'eau avec un broc. Les routes sont emplies de saisonniers, de rempailleurs, de rétameurs, d'acheteurs de peaux de lapins, de ramoneurs, de chiffonniers allant à pied de hameaux en villages.

L'itinérance est cependant suspecte, ces marcheurs sont des inconnus, des hommes surtout, et ils sont l'objet de la vigilance des populations ou des gendarmes. Mais ils se font de plus en plus rares au fil du siècle.

Voyager à pied est devenu improbable dans les années 1950-1960, quand les voitures ou les Mobylette se banalisent. Les itinérants circulent désormais en voiture.

En 1971, quand l'écrivain Jacques Lacarrière entame son chemin de Saverne jusqu'à Leucate, des Vosges à la Méditerranée, il dit combien il est souvent seul sur les routes ou les sentiers. S'il rencontre au fil de la route énormément de solidarité et d'amitié, il sent parfois l'hostilité, la méfiance à l'égard de ce chemineau, cet homme sans feu ni lieu, seulement de passage.

Il s'étonne de la solitude des forêts où il ne croise jamais de promeneurs, même en plein mois d'août, pas même de chercheurs de champignons. Un jour où il demande son chemin à un paysan, l'homme lui répond que nul ne va jamais là-bas, et il s'inquiète de ce qui risque de se passer s'il se casse une jambe ! Au début des années quatre-vingt-dix quand L. Moutinot marche sur mille cinq cent kilomètres en reliant Golfe-Juan à Ploudalmézeau, il ne croise aucun autre marcheur.

Aujourd'hui des dizaines de millions de marcheurs parcourent les sentiers en Europe pour quelques heures ou quelques jours, parfois davantage. Anachronique dans le monde contemporain privilégiant la vitesse, l'utilité, le rendement, l'efficacité, la marche est un acte de résistance célébrant la lenteur, la disponibilité, la conversation, le silence, la curiosité, l'amitié, l'inutile, autant de valeurs résolument opposées aux sensibilités néolibérales qui conditionnent désormais nos vies.

Prendre son temps est une subversion du quotidien, de même la longue plongée dans une intériorité qui parait un abime pour nombre de contemporains n'habitant plus que la surface d'eux-mêmes et en faisant leur seule profondeur. Le recours à la forêt, à la montagne, aux sentiers, est une échappée belle pour reprendre son souffle, affûter ses sens, renouveler sa curiosité, et connaitre des moments d'exception bien éloignés des routines du quotidien.

Détour pour se rassembler soi, marcher c'est avoir les pieds sur terre au sens physique et moral du terme, c'est-à-dire être de plein pied dans son existence. Et non à côté de ses pompes, pour reprendre une formule bien connue. Le chemin parcouru, même pour quelques heures, rétablit un centre de gravité. Si l'on se donne aux lieux, ils se donnent également et avec prodigalité.

Bien entendu le marcheur ne voit que ce qui était déjà en lui, mais il lui fallait ces conditions de disponibilité pour ouvrir les yeux et accéder à d'autres couches du réel. Sans réceptivité intérieure, sans une transparence à l'espace et au génie des lieux rien ne se fait, le marcheur passe son chemin en laissant derrière lui une chance qu'il n'a pas su saisir.

Un marcheur est un homme ou une femme qui se sent passionnément vivant et n'oublie jamais que la condition humaine est d'abord une condition corporelle, et que la jouissance du monde est toujours celle de la chair, et d'une possibilité de se mouvoir, de s'extraire de ses routines. Sentir le travail des muscles, c'est aussi songer au plaisir du repos bientôt, à l'appétit qui grandit à l'approche de la ferme-auberge ou de la halte au bord du chemin.

Cette fatigue n'est pas imposée par les circonstances, elle est voulue par le marcheur, elle fait partie du jeu. Le marcheur est son propre maitre d'œuvre, il recourt seulement à son corps et à ses ressources physiques pour progresser, sans autre énergie que son désir et sa volonté de mener un parcours à son terme. La satisfaction est d'autant plus grande de ne devoir qu'à soi.

Libéré des contraintes d'identité, hors de sa trame familière, il n'est plus nécessaire de soutenir le poids de son visage, de son nom, de sa personne, de son statut social… Il se défait du fardeau parfois d'être soi, relâche les pressions qui pèsent sur ses épaules, les tensions liées à ses responsabilités sociales et individuelles. Il tombe les éventuels masques car personne n'attend de lui qu'il joue un personnage sur les sentiers.

Il est sans engagement autre que l'instant qui vient et dont il décide de la nature. Pendant des heures, des jours ou des semaines, il est hors du temps et disponible à toutes les rencontres. Expérience provisoire de mise en apesanteur des exigences de la vie collective.Marcher revient à se mettre en congé de son histoire et à habiter l'instant sans voir le monde au-delà de l'heure qui vient.

Comme tout homme le marcheur ne se suffit pas à lui-même, il cherche sur les sentiers ce qui lui manque, mais ce qui lui manque est ce qui fait sa ferveur. Il espère à chaque instant trouver ce qui alimente sa quête.

Il avance avec le sentiment qu'au bout du chemin quelque chose l'attend et qui n'était destiné qu'à lui. Une révélation est non loin de là, à quelques heures de marche, au-delà des collines ou de la forêt.

Un marcheur est un homme ou une femme appartenant au monde. Rien de ce qui est humain ne lui est étranger. Ses appartenances sont multiples, elles sont faites d'innombrables paysages, de lieux, de villes, de quartiers qu'aucune frontière ne saurait enfermer.

Signé : David Le Breton


 

"La marche est un authentique exercice spirituel"


Professeur de philosophie politique à l'université Paris-XII et à l'Institut d'études politiques de Paris, spécialiste de l'oeuvre de Michel Foucault, Frédéric Gros a écrit un livre intitulé "Marcher, une philosophie" (Carnet Nord, 2009).

 

Suffit-il de mettre des chaussures de randonnée et de se mettre en marche pour aussitôt se transformer en philosophe ?

Malheureusement ou heureusement, ce n'est ni aussi facile ni aussi automatique. Pour devenir philosophe, philosophe "professionnel" - pour peu que cette expression ait un sens -, on doit sans doute préférer les lectures patientes, les discussions contradictoires, la composition de dissertations ou la construction de démonstrations. Mais en marchant, surtout s'il s'agit de randonnées qui s'étalent sur plusieurs jours, il est impossible de ne pas éprouver un certain nombre d'émotions, de ne pas faire l'expérience de certaines dimensions, qui précisément sont d'une très grande richesse et constituent des objets de pensée précieux pour la philosophie.

Mais à quoi pensez-vous ? Autant on voit bien comment l'expérience esthétique peut nous permettre de construire le concept du beau, comment l'expérience révolutionnaire nous fait accéder à des problématiques politiques, autant marcher semble, aux yeux de beaucoup, une expérience plus banale, plus pauvre...

Alors prenez l'expérience d'une journée de marche. La lenteur de la marche, sa régularité, cela allonge considérablement la journée. Et en ne faisant que mettre un pied devant l'autre, vous verrez que vous aurez étiré démesurément les heures. De sorte qu'on vit plus longtemps en marchant, pas au sens où cela rallongerait votre durée de vie, mais au sens où, dans la marche, le temps ralentit, il prend une respiration plus ample.

Par ailleurs, le rapport du corps à l'espace est aussi très impressionnant : par exemple la beauté des paysages est plus intense quand on a fait des heures de marche pour franchir un col.

C'est comme si le fait d'avoir fait preuve de persévérance et de courage physique pour parvenir à tel ou tel panorama était récompensé. Il y a, dans la contemplation des paysages par le marcheur, une dimension de gratitude, sans qu'on sache exactement si c'est le marcheur qui se récompense lui-même de ses efforts en s'offrant le plaisir d'un repos contemplatif ou si c'est le paysage qui remercie par une intensité supérieure offerte au seul marcheur.

De manière plus générale, un espace que vous appréhendez par la marche, vous ne le dominez pas simplement par le regard en sortant de la voiture (une prise de vue), car vous l'avez inscrit progressivement dans votre corps.

La marche nous permet d'aller au-delà d'une conception purement mathématique ou géométrique de l'espace et du temps. L'expérience de la marche permet aussi d'illustrer un certain nombre de paradoxes philosophiques, comme par exemple : l'éternité d'un instant, l'union de l'âme et du corps dans la patience, l'effort et le courage, une solitude peuplée de présences, le vide créateur, etc.

On connaît la promenade de Kant dans les jardins de Königsberg, les voyages du jeune Rousseau à pied, d'Annecy à Turin, de Paris à Chambéry, les promenades de Nietzsche dans les hautes montagnes de l'Engadine, les sorties quotidiennes de Thoreau en forêt. Tous les penseurs ont-ils été aussi de grands marcheurs ?

Pas tous, loin de là. L'espace naturel des penseurs et des intellectuels reste majoritairement la bibliothèque ou la salle de conférences. Mais si vous prenez les penseurs que vous citez (à part Kant, qui a une conception plus hygiénique de la promenade), ils insistent pour dire ce que leur oeuvre doit à cet exercice régulier, solitaire. C'est en marchant qu'ils ont composé leur oeuvre, reçu et combiné leurs pensées, ouvert de nouvelles perspectives.

Ce n'est pas tant que marcher nous rend intelligents, mais que cela nous rend, et c'est bien plus fécond, disponibles. On n'est plus dans le recopiage, le commentaire, la réfutation mesquine, on n'est plus prisonnier de la culture ni des livres, mais rendu simplement disponible à la pensée.

On parle d'un succès croissant des activités de randonnée. Elle compterait de plus en plus d'adeptes. Peut-on parler d'une nouvelle actualité de la marche ?

Il faut répondre à votre question en plusieurs temps. Premièrement, rappeler quand même que la marche, par sa lenteur, par la fatigue qu'elle entraîne, n'a pas cessé de représenter pour l'homme une contrainte dont il fallait se débarrasser par la richesse ou le progrès technique.

Si on redécouvre aujourd'hui les bienfaits de la marche, c'est que l'on commence à ressentir que la vitesse, l'immédiateté, la réactivité peuvent devenir des aliénations. On finit, dans nos vies ultramodernes, par n'être plus présent à rien, par n'avoir plus qu'un écran comme interlocuteur. Nous sommes des connectés permanents. Ce qui fait l'actualité critique de la marche, c'est qu'elle nous fait ressentir la déconnexion comme une délivrance.

Est-ce qu'on marche pour se retrouver ?

Pour se retrouver, bien sûr, au sens où, en marchant, vous laissez au bord des chemins les masques sociaux, les rôles imposés, parce qu'ils n'ont plus leur utilité. La marche permet aussi de redécouvrir un certain nombre de joies simples. On retrouve un plaisir de manger, boire, se reposer, dormir. Plaisirs au ras de l'existence : la jouissance de l'élémentaire. Tout cela, je crois, permet à chacun de reconquérir un certain niveau d'authenticité.

Mais on peut aller encore plus loin : la marche permet aussi de se réinventer. Je veux dire qu'à la fois, en marchant, on se débarrasse d'anciennes fatigues, on se déleste de rôles factices, et on se donne du champ.

En marchant, tout redevient possible, on redécouvre le sens de l'horizon. Ce qui manque aujourd'hui, c'est le sens de l'horizon : tout est à plat. Labyrinthique, infini, mais à plat. On surfe, on glisse, mais on reste à la surface, une surface sans profondeur, désespérément. Le réseau n'a pas d'horizon.

Toutes les marches se ressemblent-elles ?

Vous avez raison, il faut absolument distinguer, car il existe des styles de marche irréductibles. Il y a la flânerie en ville, poétique, amicale, électrique. Il y a la promenade qui nous permet de sortir d'un espace confiné, de nous défaire un moment des soucis du travail, des nervosités ambiantes.

Il y a le pèlerinage, qui est tout à la fois un défi, une expiation, une ascèse, un accomplissement. Il y a la grande excursion, qui présente une dimension plus sportive, mais offre aussi la promesse de paysages grandioses.

Alors, "marcher, une philosophie" ?

Peut-être davantage : un exercice spirituel.

Nicolas Truong (Entretien)

 

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30 mai 2011 1 30 /05 /mai /2011 07:38

Article trouvé sur le site Le Monde.fr  :

Les émissions de CO2 à leur plus haut

http://www.7sur7.be/static/FOTO/pe/2/10/11/large_441296.jpg

Les émissions de dioxyde de carbone (CO2) ont atteint un niveau jamais connu, faisant craindre une élévation de la température au-delà du seuil "dangereux" de 2 °C, selon une estimation de l'Agence internationale de l'énergie (AIE), citée lundipar le Guardian. Des estimations non publiées de l'AIE ont révélé que le retour à la croissance mondiale en 2010 a coïncidé avec une augmentation de 1,6 gigatonne dans l'émission de CO2, le plus haut niveau jamais enregistré, indique le quotidien.
 

"C'est la pire nouvelle en ce qui concerne l'émission" de CO2, a affirmé au journal l'économiste en chef de l'AIE, Fatih Birol. "Ça devient un défi extrêmement difficile à tenir de rester sous les deux degrés", a-t-il ajouté. "Les perspectives sont lugubres. C'est ce que disent les chiffres", a-t-il ajouté.

Les scientifiques estiment qu'une augmentation de la température de plus de 2 °C  représenterait "un changement de climat dangereux", et l'AIE a averti que l'émission annuelle de CO2 ne devrait pas dépasser les 32 gigatonnes en 2020. Selon les dernières estimations, ces émissions ont atteint 30,6 gigatonnes en 2010.

Nicholas Stern, de la London School of Economics, auteur d'un rapport sur le changement climatique qui fait autorité, prévoit les pires conséquences si les émissions de CO2 ne diminuent pas. Les projections "supposent qu'il y a 50 % de possibilité que l'augmentation de la température dépasse 4 °C vers 2100", a-t-il affirmé au Guardian. "Une telle chaleur perturberait les vies et les moyens d'existence de centaines de millions de personnes à travers la planète, menant à un large mouvement de migration et au conflit", a-t-il ajouté.

Photo trouvée sur le site belge "7sur7".

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27 avril 2011 3 27 /04 /avril /2011 13:09

En accord avec cet atricle trouvé sur le site : zinfos974.com

 

Monsieur le Ministre,

Alors que le maire de Fréjus cesse de donner des corridas dans sa ville, que soixante-quinze députés français demandent leur abolition, que la Catalogne a aboli ces pratiques barbares en juillet 2010 et que l’Équateur organise un référendum à ce sujet, la France est aujourd'hui le seul pays à avoir inscrit à son Patrimoine immatériel une activité réprimée par le code pénal sur son territoire sauf, par dérogation, dans une soixantaine de villes.

Comment un ministre de la Culture, chargé de rendre accessible au plus grand nombre les œuvres capitales de notre peuple et de favoriser la création des œuvres d'art, peut-il décemment encourager une survivance archaïque qui consiste à torturer à mort un animal dans une arène ? D’autant que la corrida a été introduite en France il y a 160 ans.
Ce n’est donc en aucun cas une tradition française !

Selon l'Alliance Anticorrida, le ministère fait état d'une décision prise par une "commission indépendante". Or les "personnes rencontrées" mentionnées sur la fiche type d’inventaire du patrimoine immatériel de la France sont toutes des personnalités essentiellement connues dans le milieu tauromachique ! Pourquoi ne pas avoir pris l'avis de spécialistes et philosophes opposés au spectacle d'un taureau torturé à mort dans une arène comme Jean-François Courreau, professeur de zootechnie, Albert Jacquard, généticien, Jean-Baptiste Jeangène Vilmer et Michel Onfray, philosophes, membres d'honneur de l'Alliance Anticorrida ?

Force est de constater qu'il s'agit là d'une décision totalement unilatérale et partisane qui donne une image rétrograde et passéiste de mon pays. Aujourd'hui j'ai honte d'être français. C'est la raison pour laquelle je vous demande de bien vouloir annuler cette inscription qui jette l'opprobre sur notre pays.

 

Je suis personnellement, bien entendu, contre les corridas. Parfois on m'interpelle sur l'élévage et l'abattage des bovins, des poulets, etc pour notre consommation, il est vrai que cela peut être choquant surtout quand c'est un élevage de souffrance (en batteries...) que je critique aussi. Cela dit pour moi il y une grande différence entre un élevage pour satisfaire nos besoins en nourriture et un élevage pour satisfaire un soi-disant spectacle ! Et n'oublions pas que ce spectacle est quand même une mise à mort d'un animal qu'on a affaibli auparavant par des actes de torture (le rôle des picadors qui piquent la bête de leur lance pour la faire saigner comme les 3 paires de banderilles plantées dans son dos...).

 

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31 mars 2011 4 31 /03 /mars /2011 12:06

 

Retour sur les moyens pour aider au renoncement des causes de la souffrance.

 

Rappel des conclusions de mon dernier article "Je suis bouddhiste (suite 8)", où je posais deux questions :

- Souffre-t-on vraiment ?

- Quel intérêt la vie sans désir ?

 

La 1ère conclusion était de dire que si pour une majorité d'entre nous (mes proches) les sujets de souffrance étaient d'une part limités et d'autre part n'entraînaient que des petites souffrances rapidement oubliées, on connaissait tous des personnes plus ou moins éloignées qui vivaient de réelles souffrances. De plus, force est de constater que plus on avance dans l'âge plus les causes de souffrance se multiplient. Il était donc judicieux de profiter de notre état  favorisé pour se préparer sereinement à l'arrivée d'éventuelles souffrances.

 

La 2ème conclusion était un rappel d'un point de l'enseignement du Bouddha : renoncer aux causes de la souffrance notamment, entre autres, "ne pas obtenir ce que l'on désire". La cause de cette souffrance spécifique est donc le désir. Je précisais que personnellement je n'avais pas envie de freiner mes propres désirs et je rappelais cette phrase du Dalaï Lama qui atténuait un peu l'enseignement littéral du Bouddha : http://3.bp.blogspot.com/-xBY_gI6ZGJk/TW9gGdRw-rI/AAAAAAAAAvg/0A4Z2NxgESU/s320/dalai-lama.jpg

"Quand on enseigne qu'il faut réduire sa fascination pour les choses de cette vie, cela ne veut pas dire que l'on doit renoncer totalement à ces dernières, mais qu'il faut se garder de la tendance naturelle à passer de l'exaltation à la dépression au gré des hauts et des bas de l'existence, de sauter de joie dès que l'on réalise un gain ou d'être prêt à se jeter par la fenêtre si l'on n'obtient pas ce que l'on veut à tout prix. Etre moins préoccupé par les affaires de cette vie signifie garder un esprit vaste et stable face aux aléas de l'existence."

 

Donc nous pouvons retenir d'une part que si nous ne souffrons pas, nous pouvons tout de même nous préparer aux souffrances à venir et d'autre part que, un désir non satisfait pouvant faire souffrir, nous pouvons apprendre à réduire nos envies pour les choses de la vie et nous pouvons apprendre aussi à minimiser ainsi nos frustrations.


Depuis on m'a fait remarquer qu'il n'était pas nécessaire de suivre l'enseignement du Bouddha pour atteindre une certaine sérénité devant les difficultés de la vie.

Certes beaucoup de bon sens et une certaine modestie dans les ambitions matérielles et professionnelles suffisent pour ne pas subir une grande partie des causes de la souffrance liée aux désirs ; de plus quand cette souffrance est là avec de la réflexion on arrive à relativiser, à accepter cet état de fait.

C'est vrai, mais il est facile de dire cela quand on n'est pas dans la situation. Nous constatons chaque jour que pour certains voire des proches ce n'est pas si simple. Et souvent pour une grande majorité d'entre nous dès que la souffrance réelle est présente, ce qui paraissait facile avant devient beaucoup plus compliqué.

Mon expérience personnelle : mon désir profond d'avoir une famille unie a été cassée par mon divorce (plus de 10 ans maintenant) et ce fut, pour moi, une difficulté immense à raisonner sereinement, à réfléchir, à oublier, à admettre, à comprendre ; à chaque pensée sur le sujet c'était souffrance et cela pendant de nombreuses années, le seul moyen d'y échapper était de fuir tout événement qui me rappelait ce divorce...

Alors pour moi il est évident que l'enseignement bouddhiste est vraiment une nécessité pour le bien-être, de soi-même et pour les autres. La méditation et la compassion sont, pour moi, les deux moyens les plus efficaces dans cette recherche. 

 

La méditation

La plupart de nos souffrances, encore une fois pour la majorité d'entre nous de toutes petites souffrances, est issue du jeu de nos pensées, de leurs désordres. Dès que nous connaissons un moment de calme, de repos, les pensées arrivent ; heureusement pour nous ce sont des pensées qui ne perturbent pas notre humeur. Mais parfois si nous connaissons quelques soucis, si nous rencontrons quelques difficultés dans notre quotidien il est évident que nos pensées sont dominées par ces ennuis. Selon leur importance, leur conséquence sur notre vie, nous pouvons avoir des difficultés à sortir de cet afflux de pensées négatives ; parfois on dit que « le petit vélo s'est mis en marche ».

Dans le cas d'un divorce une multitude de questions, de pensées, occupent l'esprit :

- Pourquoi n'avons-nous pas parlé avant ?

- Pourquoi sacrifier cette vie de famille ?

- Pourquoi ne m'aime-t-elle (il) plus ?

- Pourquoi ces dizaines d'années perdues ?

- Que vais je faire maintenant ?

- J'en ai marre de cette vie !

- Etc.

Des scénarios similaires existent pour des cas de perte d'emploi, d'êtres chers disparus, de maladies, etc.

Nous sommes bien entendus conscients qu'il ne sert à rien de ressasser ses pensées, mais nous avons vraiment des difficultés à penser à autre chose et la vie peut en devenir insupportable. Parfois cet état de souffrance peut durer des semaines, des mois, des années…

La méditation permet de redonner tout son pouvoir à notre esprit ; je pourrais même dire lui redonner son intelligence, sa réflexion, sa force de compréhension, sa force d'analyse.

Personnellement je note dans mes séances de méditation trois étapes importantes ; les deux premières étapes sont liées à la respiration, je commence par réguler ma respiration afin d'être dans un état tranquille, ensuite je me concentre sur cette respiration en observant ses actions sur mon corps, des grattouillis du nez jusqu'à la chaleur dans les poumons. Grâce à ces deux étapes mon esprit se calme, ainsi je peux observer avec sérénité les événements proches ; cela peut être une douleur (genoux, dos,…), mais aussi un bruit extérieur (moteur, aboiements,…). Ensuite, apaisé, concentré je laisse venir les pensées et mon esprit, comme pour la douleur du genou ou le bruit de moteur, les observe sans jugement, avec équanimité.

Grâce à la méditation, ces pensées issues d'événements du passé, de faits d'actualité, de projets d'avenir ne sont pas sans importance mais sans incidence sur mon état, sur mon humeur, sur mon « moi » ; et c'est avec tranquillité, avec une grande quiétude que ces pensées vont influer sur mes choix, sur mes activités, sur mes désirs. En situation de méditation je relativise aisément l'importance de mes choix, de mes activités et de mes désirs ; j'arrive même à relativiser ma propre existence. Ainsi mes « échecs » petits ou grands ne m'amènent que très rarement de la frustration ; de ce fait je peux tenter d'autres projets, me lancer d'autres défis et cela sans angoisse, sans peur de rater.

Je vais encore reprendre un exemple : mon mal de genou ; quand je sens sa douleur que cela soit en marchant ou en méditant, j'arrive facilement à l'oublier. La souffrance est là mais je l'ignore. Mais ce mal de genou occupe aussi mes pensées : vais-je pouvoir faire ma randonnée de 250 km au mois de juin ? Est-il prudent de m'engager dans un trek de plus de 80 jours en juin 2012 au Népal ? Et bien c'est comme pour la douleur ces pensées négatives je les oublie rapidement, on verra bien… Et puis d'ailleurs si je ne peux pas satisfaire ces désirs, je trouverai d'autres sujets pour me faire plaisir.

 

En résumé, grâce à la méditation, si nous ne supprimons pas les souffrances nous apprenons à les relativiser, à les accepter et nous finissons par les ignorer. Elles ne nuisent plus à notre bien-être. 

 

De plus en oubliant nos propres souffrances nous sommes beaucoup plus ouverts aux souffrances des autres et c'est déjà le début de la compassion, mais ce sera le sujet d'un autre article.  

 

Ici je vais cesser de parler de la souffrance, mais d'une sensation absolument agréable qui m'arrive d'atteindre lors de mes méditations. Il m'arrive de ne plus avoir de pensées, de ne plus être dérangé par l'environnement et je me trouve dans un état, j'allais dire second, mais difficile surtout à décrire. C'est comme si je n'étais plus à ma place mais que j'étais partout ; je sais ce n'est pas clair. Dernièrement au cours d'un repas avec des amis j'ai essayé de m'expliquer en comparant mes séances de méditation à mes observations des couchers de soleil en montagne.

Quand je suis assis en position de méditation, au bout d'un moment, quand je suis particulièrement calme où mon esprit a oublié son corps j'ai l'impression d'être ailleurs, d'être à la fois loin et à la fois très proche. Je peux, en effet, comparer cette situation à ce qui arrive quand je regarde la nuit tomber en montagne. Je suis assis dans l'herbe en haut d'une falaise pour admirer les couleurs du coucher de soleil s'étaler dans la vallée beaucoup plus bas. Quand le jour est encore là je peux voir autour de moi la nature presque sauvage ici une fourmilière, là un arbre détruit par un orage, là encore ce chemin abrupt que j'ai gravi avec quelques difficultés. Peu à peu tous ces repères proches de moi disparaissent dans l'obscurité et mon regard se porte sur ce ciel flamboyant qui embrase la vallée et les montagnes qui l'entourent. Devant ce spectacle extraordinaire je reste assis et je laisse s'écouler le temps. Le soleil finit par disparaître de l'horizon et l'obscurité s'empare de la vallée et des montagnes. Il fait presque noir. Je reste assis là. C'est une nuit sans lune, doucement les étoiles apparaissent, une, deux, cent, une multitude… Tous ces points lumineux me montrent l'infinité de l'espace. Je n'ai plus conscience de lhttp://antwrp.gsfc.nasa.gov/image/0006/southerncross_gb_big.jpga fourmilière, de l'arbre brûlé, du chemin abrupt mais je prends conscience de l'immensité de ce vide si riche. Je prends conscience que je ne suis rien mais que je fais aussi parti de ce vide. Ces moments intenses que je découvre en montagne il m'arrive de les ressentir lors de la méditation. La fourmilière, l'arbre brûlé et le chemin abrupt sont remplacés par ma douleur de genou, le bruit de moteur et mes pensées négatives ; pareil, tout disparaît et les yeux fermés je me retrouve dans un vide intense si riche et très agréable. Je me demande parfois si cela ne ressemble pas à la vacuité dont parlent les bouddhistes.

Est-ce plus clair mon état second ?

Dans le prochain article, j'aborderai "Mon bouddhisme" : Je suis bouddhiste (suite 10 - mon bouddhisme)…

Pour connaître tous mes articles sur le bouddhisme, commencer par celui-ci :"Je suis bouddhiste..." 

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22 mars 2011 2 22 /03 /mars /2011 10:45

 

Quand je regarde le Monde aujourd'hui, je vois des centaines de personnes, voire des milliers, qui meurent pour pouvoir voter, pour pouvoir connaître la démocratie. Et ici en France, on s'abstient... Mais on râle (ça on sait faire) mais on s'abstient. Un jour viendra où on en pleurera, ou aura pas vu venir ; ça c'est sûr si on n'ouvre pas les yeux...

Quand je pense aux combats... des autres...


http://www.lefigaro.fr/medias/2008/01/09/20080109PHOWWW00116.jpg

http://e9.img.v4.skyrock.net/e91/esperanza1957/pics/250238798_small.jpg

http://www.herodote.net/Images/DelacroixLiberte.jpg

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21 mars 2011 1 21 /03 /mars /2011 09:58

 

Je reprends ici un article trouvé sur le site "Le Monde.fr"...

 

Les professeurs Claude Allègre, Vincent Courtillot, et quelques collègues, ont créé un organisme dont une des missions est d'informer les Français que les activités humaines ne sont qu'une cause mineure du changement climatique. Ils souhaitent que l'Institut de France – qui regroupe cinq Académies, dont l'Académie des sciences – abrite cet organisme, lequel jouit déjà d'appuis significatifs dans certains milieux. Un bref détour par les Etats-Unis aidera à saisir les enjeux.

Il n'y a pas que les membres de la Société de la terre plate qui croient que la terre est plate. http://static.skynetblogs.be/media/10780/dyn004_original_500_400_pjpeg_2506145_8ffd03bfe86d7f2c76f6f595cbe2ef1f.2.jpgUne majorité d'Américains le croient. Si ce n'est pas littéralement, dans un même égarement scientifique, ils croient que l'univers n'a pas beaucoup plus de six mille ans, ou que le trou d'ozone est principalement dû à l'activité des volcans, ou encore que les activités humaines ne sont pas pour grand-chose dans le changement climatique. Ces croyances leur sont inoculées par de puissantes organisations, commerciales ou autres, par des organismes-écran d'apparence scientifique que ces organisations ont créés et financent généreusement, et par des porte-parole (dont certains ont de brillants antécédents scientifiques) adossés à ces organismes.

Il y a d'abord eu la planète tabac. A la base, on trouve ici American Tobacco, Benson and Hedges, Philip Morris, R.J. Reynolds… Ces entreprises ont créé le premier organisme-écran, sous un nom infiniment honorable : Alexis de Tocqueville Institution (François de la Rochefoucauld aurait apprécié l'hommage rendu, une fois de plus, par le vice à la vertu). Quant au porte-parole en chef, c'est un haut gradé de la science, Fred Seitz. Auteur de contributions importantes en physique de l'état solide, il a présidé pendant sept ans la National Academy of Sciences, et ensuite la prestigieuse Rockefeller University.

A sa retraite en 1979, l'industrie du tabac lui a confié, avec de gros moyens financiers, la mission de susciter des recherches et de mener des campagnes d'information visant à jeter le doute sur les résultats des études épidémiologiques qui commençaient à révéler la nocivité du tabac. En exploitant au maximum les effets de ce rideau de fumée scientifique, ainsi que des formes plus traditionnelles de lobbying, l'industrie du tabac est parvenue à repousser jusqu'en 2006 une condamnation de portée nationale, particulièrement infâmante quand elle est venue, il est vrai, car prononcée sur la base du Racketeer Influenced and Corrupt Organization Act.

Après le tabac, il y a eu les dénis des pluies acides, du trou d'ozone et même des dangers de la guerre des étoiles. Et maintenant, paraît-il, les hommes ne sont pas pour grand-chose dans le changement climatique. Nouveaux sponsors : Exxon Mobil, BP, Peabody (première entreprise charbonnière des Etats-Unis), Ford, General Motors, une demi-douzaine de producteurs d'électricité, d'autres encore. Nouveaux organismes-écran, aux noms toujours engageants : National Resources Stewardship Project, Greening Earth Society, The Advancement of Sound Science Coalition… Fred Seitz s'est encore engagé dans ce combat, ainsi qu'un autre physicien de renom à la retraite, Fred Singer, connu pour ses "bons" mots ("Les écologistes sont comme les pastèques, verts à l'extérieur, rouges à l'intérieur") et sa mauvaise foi dévastatrice.

Il y a aussi, notamment, le géographe Tim Ball, connu pour son "bon" sens ("Comment peut-on parler sérieusement du climat dans cinquante ans alors qu'on est incapable de prévoir le temps qu'il fera l'été prochain ?"). Et le maître manipulateur Frank Luntz, qui dans le Straight Talk Memo a rassemblé des consignes de campagne pour les candidats républicains aux élections de 2004, George Bush compris ("Si le public vient à croire que le débat scientifique est clos, ses vues sur le réchauffement global s'ajusteront en conséquence; il faut donc faire de l'absence de certitude scientifique un thème central pour entretenir le débat").

INTÉRÊTS PARTICULIERS

Et c'est bien l'objectif de tout ce monde : se saisir de la part inévitable d'incertitude que comporte une science traitant d'un système complexe (que ce soit le climat, le corps humain, une forêt tropicale, l'océan…), monter en épingle cette part d'incertitude, l'amplifier, la fabriquer le cas échéant, afin de discréditer – notamment au cours de débats médiatiques prétendument "équilibrés" entre "opinions" opposées – des résultats scientifiques qui valident des choix politiques dont ne veulent pas certains acteurs économiques ou politiques bien placés. Le doute est un moteur irremplaçable dans la démarche scientifique, mais manipulé et asservi à des intérêts particuliers, c'est un moteur non mois efficace de confusion dans le public et chez les responsables politiques et économiques. Ce moteur a remarquablement fonctionné : "Les activités humaines sont-elles la cause du réchauffement global ?" (Pew Research Center National Survey on Climate). Réponses : 50 % de oui en juillet 2006, 34 % en octobre 2010.

Jamais cependant les grandes institutions scientifiques américaines, comme la National Academy of Sciences ou l'American Association for the Advancement of Science (éditrice de Science Magazine), n'ont entrepris quoi que ce soit pour légitimer l'un ou l'autre des organismes-écran ou leurs porte-parole. A cet égard, il y a donc encore une marge d'innovation que certains semblent vouloir exploiter en France. Pourquoi ? Et pourquoi des scientifiques connus y poussent-ils ? Pourquoi ont-ils tué en eux la probité scientifique ? Pourquoi détestent-ils à ce point leurs petits-enfants ?

Même aux Etats-Unis, il ne semble pas que l'argent soit la motivation principale. Il ne faut pas sous-estimer la difficulté psychologique pour une certaine génération de scientifiques et d'ingénieurs à accepter l'existence d'un accroc au progrès aussi monumental que le changement climatique. Et, au moins chez ceux qui se sont fait antérieurement une réputation enviable – en général dans des disciplines scientifiques fort éloignées de la climatologie – mais qui ont leur avenir scientifique derrière eux, il y a comme une volonté farouche de survie sous les feux de la rampe, un ego qui ne veut pas s'effacer.

Est-ce le rôle de l'Institut de France de soigner l'ego de quelques scientifiques de cette sorte en accueillant en son sein l'organisme-écran qu'ils s'emploient à développer pour proclamer que les activités humaines ne sont qu'une cause mineure du changement climatique et, pourquoi pas, que la terre est plate ? (Incidemment, comment traduit-on "Exxon-Mobil" ou "Peabody" en français ?)

Claude Henry, professeur à Columbia University, professeur honoraire à l'Ecole polytechnique, membre fondateur de l'Académie des technologies

 

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25 février 2011 5 25 /02 /février /2011 15:47

Retour sur la souffrance et au renoncement des causes de la souffrance (au moins une).

 

Souvent quand je discute avec des amis sur le bouddhisme et son but : "la fin de la souffrance", notre discussion tourne sur deux questions :

- Souffre-t-on vraiment ?

- Quel intérêt la vie sans désir ?

 

Avant d'aller plus loin rappelons nous la définition bouddhiste de cette souffrance, cause de notre mal-être individuel et général :

  
La dukkha

C
e mot désigne la souffrance, la douleur, le chagrin, le malheur et le mal-être, mais aussi les conflits, le mal, l'absurdité, l'insatisfaction. Le contraire de dukkha est nibbana (en sanscrit nirvana).

Les principales causes de la Dukkha sont la naissance, la vieillesse, la maladie, la mort, être uni à ce que l'on n'aime pas, être séparé de ce que l'on aime et ne pas obtenir ce que l'on désire


Bouddha nous enseigne la voie qui permet de faire cesser cette souffrance, la voie qui permet de ne pas connaître cette souffrance.


Souffre-t-on vraiment ?

 

En effet, on peut se poser la question. Certes nous avons tous nos moments difficiles mais globalement peut-on parler de souffrance ?

Si nous ne sommes pas sans travail, si nous ne sommes pas sans logement, si nous n'avons pas de grave maladie, si nous ne sommes pas en fin de vie, peut-on parler de souffrance ? 

Même pour moi, aujourd'hui à 16h00 je souhaite que tout le monde connaisse mon "état". Serein, sans souci, bref une vie radieuse semble être mon quotidien.

Pourtant si je regarde en arrière je peux avoir des raisons de souffrir : une vie de famille détruite, une timidité maladive qui a nuit à ma vie sentimentale, une trouille du vide m'empêchant de découvrir des sommets himalayens, etc..

Si je regarde le présent je pourrais  souffrir un peu à cause de cette toujours timidité maladive (même si avec l'âge je le cache facilement), cette trouille du vide qui m'empêche encore de m'éclater sur des chemins abrupts et en plus voici l'arrivée de mes premières douleurs dues à l'âge.

Si je regarde le futur, hou la la, la liste est longue de causes qui peuvent amener la souffrance !

 

Plus sérieusement, il y a beaucoup de petites choses qui nuisent au bien-être et qui peut facilement perturber notre quotidien et réellement peut devenir de vraies souffrances ; c'est tout ce qui est lié à la notion : "ne pas obtenir ce que l'on désire". En voici une petite liste ("je" ici est impersonnel) :

- Je désire ce nouveau micro... Mais trop cher !

- Je désire visiter la Lybie... Mais ce n'est pas le moment !

- Je désire ce pot géant de nutella... Mais ce n'est pas bon pour la ligne !

- Je désire voir disparaître ces rides... Irrémédiable !

- Je désire une promotion... Mais je suis trop jeune !

- Je désire une mutation... Mais je ne suis pas prioritaire !

- Je désire un nouveau boulot... Mais je ne trouve pas !

- Je désire cultiver bio... Mais je n'ai pas de jardin !

- Je désire que la paix s'installe partout... Mais ils se battent partout !

- Je désire que mes petits enfants connaissent une planète propre... Mais pffffffff !

- Je désire que mes frères humains partagent équitablement les ressources de la Terre... Re ppffffff !

- Je désire que le "nabot" perde les élections 2012... Mais...

- Je désire qu'elle me désire... Mais ce n'est qu'en rêve !

- Je désire avoir un bébé... Mais il est dingue !

Certes, c'est une liste de petits désirs qui non atteints ne nuisent pas généralement à notre équilibre, encore que ça dépend  pour qui. Voici une autre liste qui peut toucher des amis que nous connaissons :

- Je désire trouver du travail... Mais cela fait X ans que je cherche !

- Je désire obtenir un logement sain... Mais la liste d'attente est longue !

- Je désire retrouver la santé... Mais incurable !

- Je désire encore vivre un peu... Mais trop tard !

- Je désire manger un peu aujourd'hui... Mais on m'ignore !

- Je désire voir mes parents... Mais ils ne sont plus !

- Je désire voir mon enfant... Mais il n'est plus !

- Je désire un avenir pour mes enfants... Mais les bombes pleuvent ! Mais la sécheresse détruit nos cultures ! Mais le choléra est dans notre camp ! Mais, mais...

Cette liste ne nous concerne pas ? Aujourd'hui sûrement mais demain ? Impermanence. Faut-il s'y préparer ? Sûrement ne serait-ce qu'en prévision de toutes les souffrances liées au vieillissement mais aussi pour les plus jeunes devant cet avenir incertain.

 

Concerné par le vieillissement je reviens sur les souffrances qui nous guettent  :  les problèmes de santé, la fin qui approche mais aussi par la perte croissante de proches tant aimés.

 

Bouddha nous enseigne que la suppression de la souffrance est possible. Il nous montre le chemin qui mène à la fin de la souffrance. Mais doit-on attendre de souffrir pour suivre ce chemin ? bien sûr que non. Plus tôt nous le suivons, plus sûr est d'être en mesure d'ignorer cette souffrance, d'accepter comme un fait cette souffrance.

 

Ce chemin, la voie vers l'Eveil, permet à notre esprit de maîtriser notre "soi", permet d'éliminer le mécontentement, la haine, l'attachement, la peur, l'illusion et le désir . Je suis persuadé que de suivre cette voie, cette méthode, en plus d'ignorer la souffrance, permet un véritable bien-être quotidien. C'est avec sérénité (du recul) que sont abordées toutes les difficultés quotidiennes. Mais cela je l'ai déjà dit dans mes articles précédents je vais donc directement à la deuxième question citée plus haut (d'ailleurs elle me fera revenir sur le même sujet). 


 

Quel intérêt la vie sans désir ? (le renoncement)


En effet aurait-on envie de se réveiller le matin si nous n'avions pas de désirs ? Je reste persuadé que le désir est le seul moteur de notre existence. Encore une fois je vais essayer de m'expliquer par un flot d'exemples, certes personnels :

- le matin je fais soit un footing soit 25 minutes de gym, pourquoi ? Pour entretenir mon corps afin de répondre à mon désir de faire le sentier de Stevenson en juin (254 km à pieds), à mon désir de traverser d'est en ouest le Népal en 2012 et à mon désir de ne pas faire fuir les regards de la gente féminine. Sans ses désirs ferai-je encore attention à mon corps ?

- je passe quelques heures sur internet dans un but politique (blog, etc) car je désire fortement un nouveau modèle de société pour le bien de mes petits-enfants mais aussi pour un meilleur avenir pour tous les êtres humains démunis ici ou là. Sans ce désir m'impliquerai-je encore dans la vie de la cité ?

- j'ai des amis avec qui j'aime passer de bon moment, j'essaie d'entretenir ces liens car je désire profiter de leur savoir, de leur compétence, de leur bonne humeur mais je désire surtout partager avec eux mes moments de bonheur. Sans ses désirs aurai-je encore une vie sociale ?

Bien sûr je peux encore citer d'autres désirs, certains non atteints, pour enrichir mon propos mais cela risque de faire beaucoup...

Bref facilement on peut voir que tous ces désirs et la volonté de les réaliser donnent à mon existence un intérêt évident. Tous ces désirs alimentent mon désir principal qui est... de vivre ; sans cela... 

 

Alors dois-je faire de la pub pour les idées de Bouddha dont un des objectifs est de renoncer à tous les désirs car non atteints ils entraînent frustration, souffrance ?

 

Tout le monde aspire à plus de richesse,  à un travail fructueux, à un meilleur logement, à une meilleure santé, à une vie amoureuse intense et Bouddha nous conseille de renoncer à tout cela car encore une fois si à ces désirs nous sommes insatisfaits, la souffrance s'emparerait de nous... 

Bref, dans le bouddhisme c'est ce qu'on appelle "renoncer aux causes de la souffrance". Grâce à Matthieu Ricard, j'ai noté un texte du Dalaï-Lama actuel qui relativise cet enseignement :

"Quand on enseigne qu'il faut réduire sa fascination pour les choses de cette vie, cela ne veut pas dire que l'on doit renoncer totalement à ces dernières, mais qu'il faut se garder de la tendance naturelle à passer de l'exaltation à la dépression au gré des hauts et des bas de l'existence, de sauter de joie dès que l'on réalise un gain ou d'être prêt à se jeter par la fenêtre si l'on n'obtient pas ce que l'on veut à tout prix. Etre moins préoccupé par les affaires de cette vie signifie garder un esprit vaste et stable face aux aléas de l'existence;"

Voilà la réponse est là. Je continuerai à faire de la pub sur l'enseignement du bouddha  car si aujourd'hui je ne suis pas, vous n'êtes pas, dans une vie d'échecs, de frustrations en tout cas pas à un niveau qui fait de notre existence un moment de grande souffrance, tout peu changer c'est la notion d'impermanence chère au bouddhisme. 

Et il suffit d'ouvrir les yeux, d'écouter ici et là pour bien comprendre qu'une existence sereine peut se transformer en un véritable calvaire, en un véritable drame :

"Drame familial, il n'a pas supporté sa séparation, il a etc etc... pleurs."

"Licencié, il a pris en otage etc etc... pleurs."

"Subissant un management abusif, il met fin à etc. etc.... pleurs."

"Désabusé, il se réfugie dans l'alcool etc. etc.... pleurs."

"Insatisfait, succombant aux plaisirs artificiels il etc. etc.... pleurs".

"N'acceptant plus sa maladie, il décide etc. etc.... pleurs".

"Etc. etc...."


Pour conclure, suivre au plus tôt (et surtout quand "on est bien") l'enseignement du bouddha permet d'appréhender toutes ces difficultés, tous ces accidents de la vie avec sérénité, équanimité. Et je vous assure qu'en suivant cet enseignement lorsqu'on s'engage dans des challenges professionnels, des projets de vie, etc. c'est avec une certaine tranquillité d'esprit. 

Chercher à satisfaire ses désirs, ses plaisirs sans aucune peur de l'échec car s'il y a échec on n'en sera pas perturbé, car on n'en souffrira pas (ben c'est pas grave). C'est quand même génial !  

A suivre...


Sur ce sujet lire aussi :

Et ce n'est pas moi qui le dit...

Je suis bouddhiste (suite 1)

Sans oublier la suite :

Je suis bouddhiste (suite 9 - le bien-être par la méditation)

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24 février 2011 4 24 /02 /février /2011 12:44

Après 12 jours de marche sur le chemin de Saint Jacques de Compostelle en 2009 et 12 jours de marche sur le sentier Cathare en 2010, pour cette année mon projet est le chemin de Stevenson (fait en solitaire).

http://www.saint-etienne-vallee-francaise.com/photo/logoStevenson.jpg

Du Puy-en-Velais jusqu'à Alès

 

– 258 km (les textes soulignés donnent accès à des pages internet).

 

Jour 1 (vendredi 3 juin) :

Départ train : en semaine vers 12h54 TGV changement à St Etienne 15h41 au Puy

Hébergement : Inter-hôtel Bristol la nuit 65 € maxi, pt-déj 8€

 

 

Jour 2 (samedi 4 juin)  - étape 1 : 19 km du Puy à Le Monestier-sur-Gazeille (21 km – 6h15- jusqu’au camping)

A voir : Musée municipal avec une salle dédiée à Stevenson

Acheter pique-nique et repas du soir (ou lyophilisé) à Coubon

 

Hébergement : Gîte d’étape Emmanuel Falgon, ½ pension 30 €

                           Camping : Camping** municipal “Le Moulin de Savin” empl. 4 €

 

 

Jour 3  (dimanche 5 juin) - étape 2 : 22 km (6h55) de Monestier-sur-Gazeille à Le Bouchet-St-Nicolas

Acheter pique-nique à Monestier sur Gazeille où à St Martin de Fugères

Hébergement : Gîte d’étape La Retirade, ½ pension 38 €  Très bien  

 

Jour 4 (lundi 6 juin)  - étape 3 : 25 km (8h15) de Bouchet-St-Nicolas à Langogne

A voir : Cheval Land visite du parc (8 €) à Pradelles

Acheter pique-nique  à Bouchet ou Landos (attention Lundi)

Hébergement : Les Terrasses du Lac (Hôtel 1/2 pension 61 €, camping 1 pax 10,30 € (menu 12 €, Pdéj 7,8 €)

                       Camping la cigale (municipal qui passera privé en 2012) :  empl. 5 €

 

Jour 5 (mardi 7 juin)  - étape 4 : 16 km (5h20) de Langogne à Le Cheylard-l’Evèque

Acheter pique-nique  à Langogne

Hébergement : Gîte d’étape Le Refuge du Moure, ½ pension 45 €  Très bien         

 

Jour 6 (mercredi 8 juin)  - étape 5 : 21 km (6h30) de Cheylard-l’Evèque à Notre-Dame-des-Neiges

A voir : Visite du château de Luc

Acheter pique-nique (pris au refuge)

Hébergement : Hostellerie monastique de l’Abbaye  Stevenson y a dormi comme on veut (45 )                             

 

Jour 7 (jeudi 9 juin)  - étape 6 : 30 km (9h15) de Notre-Dame-des-Neiges  à Les Alpiers

Acheter pique-nique  à La Bastide Puy Laurent  pour le lendemain aussi…

Hébergement : En Tipi ½ pension (28) €  A éviter tant que les sanitaires utilisés sont ceux de la famille (prévision d'évolution)         

 

Jour 8 (vendredi 10 juin)  - étape 7 : 20 km (6h45) des Alpiers à Le Pont-de-Montvert

A voir : Musée dédié au mont Lozère

Acheter pique-nique la veille, repas du soir (ou lyophilisé) à acheter au Pont de Montvert  

Hébergement : Gîte d’étape Le Chatel, ½ pension 40 €

                             Camping : Camping** municipal “de Gilliaou” empl. 6 €

 

Jour 9  (samedi 11 juin) - étape 8 : 28 km (8h15) de Pont-de-Montvert à Florac

A voir : Dans un château médiéval l’exposition Le Parc des Cévennes 

Acheter pique-nique à Pont de Montvert et repas du soir (ou lyophilisé) en arrivant Montvert

Hébergement : Gîte d’étape La Carline Le Presbytère, cuisine et salle à manger gestion libre nuit 13 €, Pdéj 6 €

                             Camping : « Le Pont du Tarn » *** empl. 7 € Avec piscine et snack !

                                               Plusieurs autres

 

Jour 10 (dimanche 12 juin)  - étape 9 : 16 km (6h15) de Florac à Cassagnas

Acheter pique-nique (celui du lendemain aussi) et repas du soir (ou lyophilisé) à Florac

Hébergement : Gîte d’étape Espace Stevenson, ½ pension 39 €

                             Camping : Idem *** empl. 7,2 € Ne mérite pas le "3 étoiles"


 

Jour 11 (lundi 13 juin)  - étape 10 : 23,5 km (6h15) de Cassagnas à Pont-de-Burgen

Acheter pique-nique la veille à Florac

Hébergement : Gîte d’étape du Pont de Burgen, ½ pension 39 €   Très bien

 

Jour 12 (mardi 14 juin)  - étape 11 : 12 km (5h30) de Pont-de-Burgen à Saint Jean-du-Gard

Acheter pique-nique  à St Etienne vallée française

Hébergement : Gîte d’étape Le Pré de Modestine, ½ pension 37 € Très bien

                             Camping : « Des sources » *** empl. 15 € (pas sûr)

 

Jour 13 (mercredi 15 juin)  - étape 12 : 26 km (8h30) de Saint Jean-du-Gard à Alès

Hébergement :  Hôtel Le Riche (2mn gare), ½ pension 67 € 

 

Jour 14 (jeudi 16 juin)  - Retour

Départ train : en semaine vers 9h22 changement à Nîmes 13h49 à Paris

                        vers 11h36 changement à Nîmes 15h49 à Paris

 

Budget :

Hors camping : midi 6€ x 13 = environ 80 €,

Nuit en ½ pension (sauf 2) = 550 €

             Dîners et pt.déj non prévus en nuit : 2 = 30 €, 2 = 14 €

                 Divers (entrées musées,…) = 25 €

                            Total : 700 €       

Avec camping : midi 6€ x 13 = environ 80 €,

Nuit en ½ pension (7 nuits) = 350 €

                Camping (6 nuits) = 65 € (emplacement) + 60 €  =  125 €

                       Divers (entrées musées,…) = 25 €

                            Total : 500 €

                       Si bivouacs (3 gîtes en moins) = 420 €   

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