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20 février 2012 1 20 /02 /février /2012 11:48

Tous les textes et toutes les photos sont issus du Blog de Club Aventure...

 

Interview de Buddhi Gautam guide de l'étape Zam Zam 1


Qu’est ce qui te motive pour encadrer la première étape Zam Zam 2012 ?

http://blog.clubaventure.fr/files/2011/09/Photo-134-150x150.jpgTout d’abord, c’est génial d’être dans cette grande aventure Zam Zam. Nous,  les guides qui encadrons ce voyage exceptionnel, avons participé au projet depuis le début, nous sommes allés faire les reconnaissances de l’itinéraire en hiver dernier, et l’accompagnement, c’est l’aboutissement ! je suis ravi d’accompagner la première étape de ce grand voyage inédit, c’est l’aventure !
De plus,  je vais faire découvrir la région d’où je viens à nos voyageurs clubaventure. C’est une étape assez facile avec une partie découverte et une partie trek. Les paysages (décrits ci-après) sont superbes et variés, beaucoup d’habitants de ce coin du Népal ne voient que très rarement des occidentaux. C’est une région très préservée, très authentique du Népal. Notre voyage est original et unique, comme toute la Grande Traversée d’ailleurs.

Quels paysages traversons nous pendant cette première étape ?

Nous atterrissons dans le Téraï Oriental, c’est une région tropicale située au niveau de la mer, recouverte de jungle. Puis nous montons jusqu’à Ilam,  la capitale du thé népalais. Nous randonnons et bivouaquons sous tente dans les plantations de thé en terrasses. C’est une région montagneuse où 88% de la population vit d’agriculture : thé, cardamome, riz, blé, pommes de terre, etc…
Puis, nous marchons dans la moyenne montagne népalaise (entre 2000 et 3000 m) avec de superbes points de vue sur les hauts sommets enneigés : Kanchenjunga,  Baruntse,  Kumbha Karna,  Chamlang, etc. Nous traversons des forets de rhododendrons qui fleurissent en mars ; 28 espèces de rhododendrons sont répertoriés dans la région de Milke Danda, dont la Lali Guransh, la fleur nationale du Népal. Notre trek sera donc très coloré.
http://blog.clubaventure.fr/files/2011/09/Nepal_NZAM_03_F-REGLAIN_LD.jpg

Quelles rencontres allons nous faire ?

Les régions que nous traversons sont habitées par différentes ethnies et castes du Népal. Les Limbus – qui avaient leurs petites principautés indépendantes dans l’ancien Népal – sont l’ethnie principale que nous rencontrons. Y habitent également les Rai, les bramines, et les « intouchables » (il est interdit par la loi népalaise d’utiliser ce terme,  mais cette caste existe,  c’est une tradition dans notre société).
Pendant le trek, nous faisons des rencontres spontanées et partageons quelques moments privilégiés avec les habitants de cette région préservée, les gens ne sont pas habitués à croiser des occidentaux.
Pendant notre trek,  nous verrons la montagne sacrée des Limbus, le Mont Kumbhakarna (7 710 m), appelé aussi Jannu ou Phoktanglungma dans le dialecte Limbus. Littéralement, cela veut dire « la montagne avec les épaules », grâce à sa forme particulière. Les Limbus ne sont pas vraiment Hindous, mais le nom de leur mont sacré vient du démon « Kumbhakarna » de la fameuse épopée Hindouiste « Le Ramayana ».

http://blog.clubaventure.fr/files/2011/08/Nepal_ZAM-ZAM1_05_CA_LD-595x396.jpg

 

 

Interview de Ngawang Sherpa guide de l'étape Zam Zam 2


Quel est ton parcours ? comment as tu commencé dans le trekking ?

http://blog.clubaventure.fr/files/2011/10/NEPAL_-Nawang_CG_267_LD-150x150.jpgJ’ai 32 ans et je travaille dans le tourisme depuis 13 ans.  Au village, beaucoup de mes aînés sont guides de haute montagne et m’ont proposé de travailler avec eux dans la région du Khumbu (Everest). J’ai suivi la progression classique : tout d’abord comme porteur louant mes services à Lukla, puis pour une agence travaillant avec des anglais comme «kitchen boy», ensuite cuisinier, puis sherpa (assistant guide) et enfin sirdar (guide anglophone). Je travaille avec la clientèle française depuis environ 8 ans et j’ai appris progressivement le français à leur contact. Je me suis fait aussi des amis qui m’ont invité en France . Je suis guide accompagnateur francophone clubaventure depuis 4 ans. J’ai une spécialisation haute montagne mais je n’ai pas encore eu l’occasion de diriger une expédition.

Sur l’itinéraire Zam Zam N°2, nous passons dans ton village ; peux tu nous parler un peu de ce village ?

Mon village s’appelle Chyangba, il s’étage sur près de 1000 m de dénivelé :  ma maison est en haut à 2600 m . Les Sherpas vivent en haut, les brahmanes,  les chettris et les  intouchables en bas.  Rudra qui est aussi guide accompagnateur sur le ZAMZAM N°5 habite le bas du village.
A l’origine le village comptait environ 2000 habitants mais il ne reste pas plus de 1000 personnes vivant à l’année : les jeunes qui ont la possibilité vont étudier à Katmandou ;  dans la communauté Sherpa beaucoup travaillent dans le trekking et sont basés à Katmandou ou à Lukla, il y a aussi un fort exode rural de travailleurs expatriés dans les pays du golfe. Il reste donc plus de femmes, de personnes âgées et des enfants.

L’agriculture est la principale activité et les familles sont en autosuffisances pour la nourriture. On cultive le maïs, le blé l’orge et la pomme de terre. Il y a aussi de nombreux arbres fruitiers (pommiers) et nous élevons des buffles, vaches (pour le lait et travaux seulement), chèvres et moutons , ainsi que des yaks dans les pâturages à 3500m.

Le chef du village est choisi lors de réunion par les villageois :  si l’approbation est globalement unanime on ne vote pas mais s’ il y a désaccord on vote; on peut aussi le destituer par vote si on est pas satisfait.



http://blog.clubaventure.fr/files/2011/10/Nepal_ZAM-ZAM2_08_J-Edou_LD.jpg

 

Nous avons un projet de développement de 3 classes supplémentaires au lycée ?

Il y a deux écoles gouvernementales : une primaire (classe 1 à 5) payé par le gouvernement et une de classe 1 à 7 (primaire + début collège) où le salaire des professeurs est financé par le VDC (Village development comittee).  Le but du projet est d’ouvrir 3 nouvelles classes de niveau 5, 6, 7 (niveau collège).  Le village paierait les professeurs. Mais nous avons besoin de financement pour l’infrastructure : les murs, fournitures, chaises, bureaux…

Nous allons également passer dans ta famille ! Peux tu nous parler d’eux ?

J’ai un jeune frère et 3 sœurs mais au village il n’y a que mes parents et mes nièces de 11, 9, 7 et 5 ans. Mon frère vit à Katmandou et mes nièces  sont gardées par leurs grands-parents. Mes parents sont contents que je sois guide car c’est un bon métier. Les guides de haute montagne sont les plus prestigieux .  Un guide surtout spécialisé dans une langue étrangère autre que l’anglais c’est le sommet de la carrière dans le trekking !
Je n’ai plus le temps d’aller travailler au champs alors je viens en aide à ma famille financièrement notamment en payant des ouvriers agricoles pour les aider…  J’essaie de rentrer 2 fois par an.

Je suis fier d’être guide, d’accompagner une étape de Zam Zam et je ne suis pas prêt de changer de métier !

 

 

Interview de Frédéric guide de l'étape Zam Zam 3

 

Frédéric, depuis combien de temps vis tu au Népal ? Pourquoi as-tu choisis ce pays? Quel est ton parcours de guide?

http://blog.clubaventure.fr/files/2011/12/Fred-150x150.jpgCela fait une douzaine d’années que je suis venu au Népal, la première fois avec mon amie pour découvrir la culture népalaise. Dès ma première visite, je suis tombé amoureux de ce pays et surtout de ses habitants. À force de revenir, j’ai fini par rencontrer Jérôme, responsable clubaventure à  Katmandou, qui m’a offert l’opportunité d’accompagner des groupes de trekking. Cela fait maintenant presque 8 ans que j’encadre des groupes pour clubaventure et je suis toujours heureux de partir en reconnaissance pour de nouveaux itinéraires hors des sentiers battus.

Sur ce voyage, nous traversons le pays Magar. Peux-tu nous parler de cette ethnie et leur mode de vie?

Les magars sont l’ethnie Mongole majoritaire au Népal après les Indo-aryens. Ils habitent essentiellement dans l’ouest du Népal dans la région de Dhaulagiri et au sud des Annapurnas. Majoritairement hindouistes depuis le douzième siècle, ils pratiquent pour certains des rites ancestraux animistes. Au Népal ils sont essentiellement agriculteurs et élevant aussi des animaux comme le porc, qu’ils sont les seuls à manger au Népal. On les trouve aussi dans le corps des Gorkhas de l’armée Britannique. Les magars sont dur travailleurs, mais sont aussi joviaux et accueillants.
http://www.clubaventure.fr/upload/nepal_nzam3-dhaulagiri_bc.jpg
Peux tu nous parler aussi des paysages que nous allons rencontrer au cours de ce voyage ?

Les forêts de rhododendrons sont en floraison au printemps (mars avril). C’est un spectacle sublime vivement recommandé ! Ce trek nous offre des paysages magnifiques sur les Annapurnas et essentiellement sur le Dhauligiri. Nous traverserons de villages typiques Magars aux maisons traditionnelles et habitations de types tibétaines au sud du Dolpo, pas une journée ne se ressemble !
http://blog.clubaventure.fr/files/2011/12/rhodo.jpg
Quels sont les avantages du trek en bivouac par rapport un trek en lodge ?

Le bivouac a l’avantage de nous donner la possibilité de choisir les meilleurs endroits pour les camps avec des vues extraordinaires. On a à notre disposition l’équipe népalaise et sa cuisine, qui sauront mieux répondre à nos attentes qu’un lodge. La nourriture dans les treks en bivouac est soigneusement choisie et variée. De plus le trek en bivouac permet d’avoir un contact plus proche avec la population locale, souvent curieuse et surprise de voir les trekkeurs arriver dans leur village. 

http://blog.clubaventure.fr/files/2011/12/bivouacmontagne.jpg

 

 

Interview de Rudra Basnet guide des étapes Zam Zam 4 et 5

 

Comment es-tu devenu guide, et plus précisément, avec clubaventure ?

http://blog.clubaventure.fr/files/2012/02/RUDRA-150x150.jpgJe suis originaire de la région de Solukhumbu. Je suis arrivé à Katmandou il y a quelques années pour mes études supérieures.
Pour payer mon école de commerce à l’Université, j’ai commencé à travailler comme assistant-cuisinier sur des treks. J’ai atterri dans ce domaine grâce à mon cousin qui était lui-même cuisinier de trek.
Au fur et à mesure, j’ai évolué dans la hiérarchie et suis devenu sherpa, puis sirdar.
Après ma licence, j’ai fait des études de guide culturel. Je ne savais pas qu’il me fallait une deuxième langue pour être guide culturel, donc en parallèle j’ai pris des cours de français à l’Alliance Française. Et me voilà, guide de trekking et guide culturel depuis huit ans maintenant et j’accompagne essentiellement au Népal, au Ladakh et au Tibet. Le trekking me plaît beaucoup !
 

Tu es le guide de Zam Zam 4 et 5 ; comment décrirais-tu ces deux grands voyages ?

Ce sont des voyages authentiques, qui sortent des sentiers battus. Nous allons dans des régions très difficiles d’accès, ce qui nous permet de nous éloigner des sentiers touristiques et de nous approcher de la « vraie vie » des Népalais de l’Ouest.

Le Népal de l’Ouest, certainement dû à son éloignement, préserve son état sauvage et son authenticité.
Sur le ZAMZAM 4, nous sillonnons les sentiers du Dolpo et la vallée de Tarap . Cette région est fortement influencée au niveau culturel et religieux par le Tibet voisin. On y croise encore des nomades qui continuent à promouvoir les rituels ancestraux.
Les marcheurs endurcis vont se régaler sur l’étape ZAMZAM 5. Même si on reste sur une moyenne d’altitude assez modeste, les dénivelés sur ce trek sont importants. On va se régaler des vues imprenables sur l’Ouest Himalaya et sur le lac Rara durant ce trek.
http://blog.clubaventure.fr/files/2011/12/ZAMZAM-595x396.jpg
Qu’est ce que les voyageurs viennent chercher au Népal ?

Les montagnes bien sûr, mais aussi le contact humain ! La gentillesse des Népalais est réputée, et c’est ça qui fait la différence du Népal avec d’autres destinations montagne.

Je distingue deux types de voyageurs : des trekkeurs qui viennent marcher, et ceux qui viennent pour la culture.
Les trekkeurs sont avant tout attirés par les montagnes et la vie des villages. Ils adorent les rencontres et les échanges avec les locaux, et c’est ce que j’essaie de prendre en compte lorsque j’encadre un voyage trek.
Les motivations de ceux qui font des voyages Découverte sont un peu différentes. Ils aiment les montagnes mais ne souhaitent pas trop marcher. Ils veulent surtout découvrir le pays dans sa globalité.
Bref, quelles que soient les motivations des voyageurs, ce qui est essentiel c’est qu’ils rentrent en général ravis de leur voyage, et c’est très courant qu’ils reviennent au Népal régulièrement…
http://blog.clubaventure.fr/files/2011/12/Nepal_NZAM2-OU-3_01_ROADBOOKMEDIA_LD.jpg
Deux mots aux futurs voyageurs ?

Préparez-vous bien car ce sont des itinéraires soutenus, dans des régions reculées.
Et apportez une belle dose de bonne humeur !

 

En attendant une interview du guide de l'étape 6...

 

Pour voir la description du voyage étape par étape avec mes 6 petits films : "Zam Zam, mon voyage 2012".

 

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9 février 2012 4 09 /02 /février /2012 08:06

 Présentation de mon voyage 2012 (les textes sont issus du site "club Aventure")

 

 

Zam Zam

(3 mars - 10 juin)

  • La traversée intégrale du Népal, d'Est en Ouest.
  • Les rencontres et les échanges avec les népalais des équipes locales et des habitants.
  • Le voyage d'une vie.

Zam-Zam.jpgQui n'a jamais rêvé de prendre une pause de plus de 3 mois ? Pour vivre une aventure exceptionnelle : marcher de villages en vallées, passer des cols, rencontrer les habitants des villages, la famille de nos guides, rire, échanger, mais aussi contempler les plus hauts sommets du monde ! Nous commençons ce superbe cheminement des champs de thé de la région de l'Ilam, situé au sud est du Népal, nous traversons d'est en ouest les régions préservées du Solu Khumbu, du Daulaghiri, du Dolpo, de Jumla, du lac Rara et de Humla. Nous passons ensuite la frontière et rejoignons, au Tibet, les pèlerins du Kailash pendant le festival de Tarboche.

Émotions assurées, enrichissement personnel garanti ! C'est le voyage d'une vie.

 

 

Etape 1 : Entre Kanchenjunga et Makalu, le Népal des collines

(3 mars - 15 mars)

Les cultures de thé d'Ilam, les villages Limbu et Raï

Les forêts de rhododendrons géants en fleur en mars

L'Himalaya oriental avec vue sur le Kanchenjunga(8586 m), le Makalu (8481 m), le Janu ( 7710 m) et le Baruntse (7129 m).

Zam-Zam-1.jpgNous commençons notre Grande Traversée par la région d'Ilam, à l'extrême Est du Népal. Nous sommes à quelques kilomètres de Darjeeling, capitale du Sikkim en Inde. Ce trek facile et inédit, se déroule dans l'ambiance charmante des champs de thé et des villages, à la rencontre des Limbu dans une région totalement vierge de tourisme, balade exceptionnelle parmi les rhododendrons géants, avec en toile de fond deux des sommets à plus de 8000 m : le Kanchenjunga et le Makalu.


Après un vol intérieur pour Bhadrapur, dans le Téraï oriental, nous rejoignons progressivement les collines couvertes de plantations de thé et les villages Limbu et Raï. Après une randonnée de mise en jambe dans les plantations de thé d'Ilam, nous commençons véritablement le trek itinérant à Phidim. Des plantations de bananiers, bambous, cultures en terrasses, nous prenons progressivement de l'altitude. Nous traversons des rivières, de superbes forêts de rhododendrons, et surtout de nombreux villages, qui permettent des rencontres authentiques.

 

Le film : Zam Zam étape 1 (3 mars - 15 mars 2012)


Etape 2 : Entre Makalu et Everest, balade au coeur du pays Sherpa 

(15 mars - 2 avril) 

Trek inédit en pays Raï et Sherpa. (moyenne : 5h00 de marche par jour) 

Vue sur le massif de l'Everest depuis le mont Piké.

Les villages et monastères du Solu.

Zam-Zam-2.jpgZam-Zam-2--2-.jpg

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

De la vallée de l'Arun, nous enchaînons sur la région Raï et Sherpa en traversant d'Est en Ouest la région du Solu. Nous suivons l'itinéraire inédit appelé la " Voie Hillary " car c'est par là que Sir Edmond Hilary et Sherpa Tenzing ont rejoint le camp de base de l'Everest lors de leur expédition victorieuse de 1953. Là encore nous évitons les grands axes touristiques pour nous enfoncer dans la région du Solu et monter au Mont Piké (4000 m) pour l'un des plus beaux panoramas sur 600 km de chaîne himalayenne ! Nous découvrons l'univers bouddhique des Sherpas : murs de manis, stupas et petits monastères.

 

Le film : Zam Zam étape 2 (15 mars - 2 avril 2012)

 

Etape 3 : Sentiers secrets du Daulaghiri au Dolpo

(2 avril - 18 avril)

Trek inédit entre Annapurnas et Daulaghiri. (moyenne : 6h00 de marche par jour) 

Dorpathan, Maikot les plus beaux villages Magars

Les forêts de rhododendrons en fleur

Vues superbes sur les massifs des Annapurnas et du Daulaghiri.

Zam-Zam-3.jpgZam Zam 3 (2)

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Après une courte halte à Kathmandou, nous rejoignons Pokhara, les Annapurnas et le Dhaulagiri pour un nouvel itinéraire insolite. Nous montons en direction du Dolpo par Dhorpatan. Ce trek présente la même variété de paysages et d'ethnies que le mythique Grand Tour des Annapurnas mais il présente l'avantage de découvrir un autre visage du Népal, plus profond, plus authentique avec bien sûr de beaux coups d'œil sur les Annapurnas et le Dhaulagiri. 
La région de Dorpathan, au pied du Dhaulagiri, est restée totalement inaccessible au tourisme depuis une quinzaine d'années. Aujourd'hui, nous pouvons retrouver cette ancienne route de commerce entre Pokhara et Dolpo. Un itinéraire inédit des rizières de Pokhara aux portes du Dolpo.

 

Le film : Zam Zam étape 3 (2 avril - 18 avril 2012)


Etape 4 : Caravanes du Dolpo, de Juphal à Jumla par la vallée de Tarap et le col du Kagmara

(18 avril - 7 mai)

La vallée de Tarap, le lac Phogsumdo et le col du Kangmara.

Les villages d'Hurikot, Chaurikot, Talphi

Trek soutenu, au cœur de la culture tibétaine du Dolpo, avec 3 cols au-dessus de 5000 m. (moyenne : 7h00 de marche par jour) 

Zam-Zam-4.jpgZam-Zam-4--2-.jpg

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Cette quatrième étape nous conduit sur les chemins des caravanes du Dolpo qui furent immortalisées par le film "Himalaya, enfance d'un chef". De la vallée de Tarap nous rejoignons le Lac Phoksumdo et les villages Thakuris avec lesquels se font les échanges de sel et de céréales. C'est un trek un peu plus fréquenté mais plus engagé en altitude que les précédents, nous passons 3 beaux cols himalayens au-dessus de 5000 m, notamment le fameux Kagmara, avant de rejoindre Jumla. 
Ces grands espaces ponctués de villages de pierre sèche, de petits monastères, de campements nomades, de lacs d'altitude, de troupeaux de moutons, de chèvres et de yaks... racontent la vie hors du commun des Dolpopas. Un trek au bout du monde !

 

Le film : Zam Zam étape 4 (18 avril - 7 mai 2012)

 

Etape 5 : De Jumla à Simikhot, le Lac Rara et la Haute Route de la Karnali

(7 mai - 22 mai)

Forêts de pins monumentaux de la Karnali

Le lac Rara, site naturel classé. Les villages en étages Thakuris

Trek inédit dans une des régions les plus reculées du Népal (moyenne : 6 à 7h00 de marche par jour) 

Zam-Zam-5.jpgEn continuant vers l'Ouest, nous entrons dans la région de la Karnali. Ce trek est le plus soutenu de notre traversée himalayenne en raison de dénivelés importants même si l'altitude reste très modérée. (alti maxi : 4350 m), nous sommes là dans une des régions les plus reculées du Népal, à quelques années lumières du XXI° siècle. Le point d'orgue de cette Haute Route est le lac Rara, magnifique lac de montagne et les villages Thakuris qui font toujours le commerce du sel avec le Tibet ; il n'est pas rare de rencontrer à la croisée d'un chemin, une de ces caravanes de chèvres porteuses de sel. Nous traversons de superbes forêts, bivouaquons en pleine nature, avec la chaîne Ouest de l'Himalayen népalais en panorama.

 

Le film : Zam Zam étape 5 (7 mai - 22 mai 2012)

 

 

Etape 6 : De Simikot au Pèlerinage du Mont Kailash, pendant le festival de Tharboché

(22 mai - 10 juin)

La Haute Route entre Népal et Tibet dans une région très préservée.

La Khora du Mont Kailash, le festival de Tharboché au Mont Kailash.

Les rencontres avec les nomades du plateau Tibétain.

Zam-Zam-6--2-.jpgDe Simikhot, nous rejoignons, en 7 jours de trek soutenu, la frontière tibétaine, en suivant le chemin des pèlerinages vers le Mont Kailash. Montagne sacrée par excellence, elle est vénérée par les Hindous, les Bouddhistes et les Böns. Nous nous mêlons aux pèlerins qui effectuent à pied la circumambulation rituelle de la montagne (khora en tibétain) jusqu'au plus haut point de notre traversée himalayenne, le col du Drolma La à 5700 m d'altitude. Puis nous redescendons au lieu-dit Tharboché (Grande Libération) pour l'érection d'un gigantesque mat de prière pour remercier de leur protection, les divinités de l'Himalaya. 


Paysages des hauts plateaux tibétains, vues exceptionnelles sur la chaîne himalayenne, camps de nomades et pèlerins : tout les ingrédients pour ceux qui aiment un trekking soutenu avec, au bout de l'effort le Festival de Tharboché. Retour à Kathmandou en véhicules par les hauts plateaux tibétains.

 

Le film : Zam Zam étape 6 (22 mai - 10 juin 2012)

 

A suivre, peut-être en direct...

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2 janvier 2012 1 02 /01 /janvier /2012 10:56

Franchement sera-t-elle vraiment bonne cette année ? Et je doute que ma proclamation ait une influence quelconque sur les éléments et événements de nos vies...

Mais comme beaucoup, je respecte les traditions...

Alors, pour cette nouvelle année, je vous souhaite de trouver les astuces, les moyens, les ruses, les malices qui vous permettront de vous sentir heureux dans toutes ces difficultés qu'on ne cesse de nous annoncer.

Je vous souhaite d'arriver à oublier, à ignorer, à relativiser tous vos soucis afin d'apercevoir les nombreuses preuves de bonheur, de joie, de sérénité autour de nous...

Ci-dessous quelques visages rencontrés lors de mes voyages... Et je vous assure que sans Iphone, sans voiture, sans TV, sans tout ce qui fait notre civilisation de gaspillage, ces êtres savent trouver le bonheur avec... peu de chose...

 

Diapositive1-copie-1

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16 décembre 2011 5 16 /12 /décembre /2011 13:57

Je vous conseille franchement la lecture de ce petit livre d'une soixantaine de pages. En tout cas, je m'y retrouve complètement.

Le-chemin-de-l-esperance-copie-1.jpgTout d'abord bref rappel des auteurs pour celles et ceux qui ne les connaissent pas :

Stéphane Hessel - Combattant de la France libre pendant la Seconde Guerre mondiale, puis déporté à Buchenwald, il a été secrétaire de la commission ayant élaboré à l'ONU la Déclaration universelle des droits de l'homme. Il est également écrivain et poète. (Source wikipédia). Son dernier livre "Indignez-vous !"  est connu dans le monde entier.

 

Edgar Morin - sociologue et philosophe français, il définit sa façon de penser comme « co-constructiviste » en précisant : « c’est-à-dire que je parle de la collaboration du monde extérieur et de notre esprit pour construire la réalité ». « La Méthode » est son œuvre majeur... (Source wikipédia)

 

Le premier paragraphe annonce l'objet du livre :

« Chers concitoyens, notre propos et de dénoncer le cours pervers d'une politique aveugle qui nous conduit au désastre.

Il est d'annoncer une voie politique de salut public.

Il est d'annoncer une nouvelle espérance. »

 

Ci-après quelques extraits qui m'ont particulièrement touché.

Ce qui me connaissent savent que je ne supporte pas cette notion discriminatoire des hommes selon leur situation dedans ou hors de nos frontières, selon leur couleur, selon leur culture, selon leur religion. Pour moi il y a l'humanité, riche dans sa très grande diversité.  Mon patriotisme se situe dans les limites de notre monde, j'apprécie donc la notion de "Terre-Patrie" qu'utilise ces deux auteurs, extrait :

« Nous ne pouvons décider seuls du destin de notre planète, mais, au nom des principes illustrés par ces couplets et ces textes, nous pouvons formuler la grande, la longue et difficile voie vers une Terre-Patrie qui engloberait et respecterait les patries, dont la nôtre, ce qui commanderait le dépassement des souverainetés absolues des Etats-nations face à tous les problèmes globaux de l'ère planétaire, tout en respectant pleinement par ailleurs, dans les autres domaines, leur souveraineté. »

 

Dans une autre partie du livre ils abordent le sujet de l'évolution de la civilisation en insistant sur «le rôle que devrait se donner la France en prenant la tête d'un mouvement pour une politique de civilisation qu'elle commencerait par appliquer dans son propre cadre national». Personnellement j'aime bien cette petite phrase : «… En intégrant l'apport morale et spirituelle de notre civilisation, notamment celui des sagesses asiatiques. » Dans lesquelles j'y intègre, personnellement, les notions de générosité, de compassion et de fraternité du bouddhisme.

 

Plus concrètement, ils abordent avec intelligence et un regard humain sur les causes du mal-être de notre soi-disant bien-être. Je reprends ci-après, in texto, un long paragraphe qui résume bien une partie de ses causes :

« Evoquons pour commencer les appétits déchaînés du profit, la dégradation des solidarités concrètes, l'hyper bureaucratisation des administrations publiques et privées, l'exacerbation et la pression de la compétitivité, forme dégénérée de la concurrence, la domination du quantitatif sur le qualitatif, les intoxications consuméristes poussant à l'achat de produits dotés de qualités  illusoires, la dégradation de la qualité des aliments issus de l'agriculture et de l'élevage industrialisé, l'impuissance des consommateurs, des petits et moyens producteurs, des citoyens conditionnés et atomisés, la carence de plus en plus criante d'un système éducatif qui disjoint et enclot les connaissances interdisant ainsi la possibilité d'embrasser les problèmes fondamentaux et globaux de nos vies d'individus et de citoyens, la crise d'une pensée politique aveugle qui, soumise à un crétinisme économiste qui dégrade tous les problèmes politiques en question de marché, est incapable de formuler aucun grand dessein. »

 

Bien entendu ces deux auteurs sont aussi force de proposition, parmi beaucoup je retiendrai celle-ci : «… Il est devenu urgent d'instituer un service civique de la fraternité qui, …, se dévouerait sur les lieux de désastres collectifs - inondations, séismes, canicules, sécheresses, etc. -, non seulement en France, mais aussi bien en Europe et sur les autres continents. Ainsi, la fraternité serait profondément inscrite et vivante dans la société réformée à laquelle nous aspirons. »


En vrac : je m'associe complètement à quelques notions comme « la politique de l'humanité, de civilisation » (on n'entend parler que de politique économique, de  politique sociale,…), la recherche du «toujours mieux» contrairement au toujours plus, entre toutes les réformes balancées mettre en avant « la réforme de la pensée… », et enfin la démocratie cognitive (qui pour moi est indissociable de la démocratie participative).

 

Pour conclure je reprendrai ce paragraphe auquel je m'associe complètement :

« Nous ne voulons pas fonder un parti nouveau, ni nous rallier à un parti ancien, mais nous souhaitons que s'opère une régénérescence à partir des quatre sources qui alimentent la gauche : la source libertaire, qui se concentre sur la liberté des individus ; la source socialiste, qui se concentre sur l'amélioration de la société ; la source communiste, qui se concentre sur la fraternité communautaire. Ajoutons-y la source écologique, qui nous restitue notre lien et notre interdépendance avec la nature et plus profondément notre Terre-mère, et qui reconnaît en notre soleil la source de toutes les énergies vivantes. ».

 

Franchement lisez cet ouvrage…

 

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9 décembre 2011 5 09 /12 /décembre /2011 15:44

Source de l'article : "Les mots ont un sens" 

Suicide et coton OGM en Inde, regardez cette courte vidéo :

 

 

Selon un rapport du Ministère (indien) de l’Intérieur sur les morts par suicide, indique que, jusqu’à 2003, environ 100 000 fermiers se sont suicidés en six ans en Inde.

Les chiffres officiels annoncent 1000 suicides par mois... En cause, l'endettement des paysans lié à l'achat de semences OGM.

Depuis le milieu des années 80, l'Inde a accepté d'ouvrir totalement son marché en contrepartie de l'aide du Fonds Monétaire International.

Depuis lors, les paysans abandonnent leurs semences traditionnelles pour celles miraculeuses, selon les promesses des vendeurs : des rendements exceptionnels sans insectes ni parasites. Les paysans se sont endettés, ces nouvelles semences coûtant 10 fois plus que les emences traditionnelles.

Miracle non, catastrophe oui...

Ces nouvelles semences OGM de coton Bt (de Monsanto), malheureusement, n'étaient pas résistantes aux maladies locales, notamment celle issue du ver dit de la capsule. Les paysans durent donc utiliser des tonnes de pesticides en plus. Les semenciers avaient aussi oublier de prévenir que que ces semences avaient besoin de deux  fois plus d'eau et dégradaient les sols à grande vitesse.

"Les paysans se retrouvent à sec, paralysés par leurs dettes et sans le sou pour acheter les semences de l'année suivante, puisque les plantes OGM - dotés d'une technologie révolutionnaire affectueusement nommée " Terminator " - sont calculées pour que les grains ne puissent pas se replanter... D'où de nouvelles dettes. Etc."

Pour les pro-OGM, les raisons de cette catastrophe sont la pauvreté rurale, l’alcoolisme, les sécheresses (pour des semences qui demandent deux fois plus d'eau !) et le "désespoir agraire "...

Pour en savoir plus : "Cliquez ici"

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8 décembre 2011 4 08 /12 /décembre /2011 14:38

Pour vous bien vous situer dans l'infiniment petit et l'infiniment grand, voici quelques relevés de dimensions, l'unité choisie est le mètre.


La taille d'un quark (Les quarks sont les plus petites particules connues à ce jour dans la matière) : 0 ,000 000 000 000 000 001

Le rayon d'un Proton : 0 ,000 000 000 000 001 2

Le rayon d'un électron : 0 ,000 000 000 000 002 8

Le diamètre de l'Atome d'Hydrogène : 0 ,000 000 000 1

Le diamètre d'une Hématie, le globule rouge sanguin : 0 ,000 007

La longueur d'un Spermatozoïde humain : 0 ,000 06 (je n'ai pas vérifié )

Le diamètre d'un Ovule humain : 0 ,000 2

La taille d'un Embryon humain de 25 jours : 0 ,004

La taille d'un Etre Humain Adulte : 0 ,55 à 2,72 (moi c'est 1m84... le matin )

La hauteur de la Pyramide de Khéops : 147

L'altitude de l'Everest : 8 847 (j'ai vu )

L'altitude de la partie visible de l'Atmosphère « vue de l'espace » : 120 000

Le rayon équatorial de la Lune : 1 738 000

Le rayon équatorial de la Terre : 6 378 000

La distance moyenne Terre/Lune : 384 400 000

La distance Terre/Soleil : 149 600 000 000

Le rayon du Système Solaire : 5 940 000 000 000

La distance parcourue par la lumière en une année : 9 461 000 000 000 000

La distance Terre/Proxima du Centaure : 40 000 000 000 000 000

Le rayon de la Voie Lactée, notre Galaxie : 473 000 000 000 000 000 000

La distance Terre/Andromède (notre galaxie voisine) : 25 000 000 000 000 000 000 000

Le rayon de l'Univers Observable à partir de la Terre : 130 000 000 000 000 000 000 000 000

 

Regardez cette vidéo, d'un peu plus de 2 minutes, sur les comparaisons de distance dans le système solaire :

 

 

Extrait du documentaire "Du Big bang au Vivant" (ECP Productions, 2010), Jean-Pierre Luminet évoque les dimensions du Système solaire.

 

J'aime bien aussi cette vidéo, de 2 minutes 30 environ, où on apprend, notamment que pour faire le tour de la plus grosse étoile actuellement connue (VY Canis Majoris) avec un avion volant à 900 km/h il faudrait environ 1 100 années...

 

 

Source non indiquée sur You Tube...
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17 novembre 2011 4 17 /11 /novembre /2011 10:58

Ecoutez cette homme... Comme il me donne un peu d'optimisme dans ces moments troubles.

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13 novembre 2011 7 13 /11 /novembre /2011 15:24

Bouddha ne croyait pas en la réincarnation. C'est ma conviction. Pourtant il ne l'a jamais dit comme il n'a jamais dit qu'il croyait à la réincarnation.


A l'époque de Bouddha tous ses contemporains croyaient en la réincarnation, la religion dominante était l'hindouisme, même les nouvelles religions apparues, tel le jaïnisme, y croyaient. Ailleurs si on n'y croyait pas on était convaincu tout de même à une nouvelle vie après la mort.

Il est évident que Bouddha, s'il voulait continuer à pratiquer son enseignement s'il voulait qu'on vienne l'écouter, ne devait pas rentrer dans un conflit intellectuel, religieux ; il ne fallait pas que les brahmanes ou autres prêtres viennent interdire son enseignement qui serait en complète opposition aux fondamentaux de leur propre religion. De plus, que la réincarnation existe ou n'existe pas n'avait que très peu d'importance par rapport à sa doctrine, son enseignement.

Dans l'histoire nous avons connu beaucoup d'autres cas de scientifiques ou de philosophes qui devaient taire leurs propres convictions pour pouvoir poursuivre leurs études. Darwin, notamment, afin de ne pas être qualifié d'hérétique, pendant longtemps ne se confia qu'à ses amis les plus proches sur ses hypothèses de l'évolution des espèces ; Galilée, aussi, connaissant le sort qui avait été réservé à ceux qui prétendaient que la terre n'était pas le centre de l'univers attendit l'amoncellement de preuves scientifiques avant de dévoiler ses résultats, il en fut tout de même condamné. Aussi je pense que Bouddha était dans la même situation mais en revanche, contrairement à eux, ce sujet, la réincarnation ne faisait pas partie de ses réflexions ni de son enseignement ; il n'avait pas à en débattre.

 

Maintenant je vais essayer d'expliquer pourquoi je suis convaincu que Bouddha ne croyait quand une seule vie.

 

Tout d'abord, pour nous amener sur le chemin de la cessation de toutes les souffrances il nous met en évidence certaines notions comme l'impermanence, l'interdépendance, la vacuité, le non-soi, etc. La vacuité et le non-soi, ne sont pas, pour moi, conciliable avec l'idée d'une autre vie après la mort. En introduction d'un des sermons de Bouddha le « Cula-Sunnata-sutta », Môham Wijayaratma rappelle, d’ailleurs, que comprendre la vacuité permet d'acquérir la capacité de rester détaché des opinions fausses, comme l'idée de l'âme, l'idée d'un Soi personnel, éternel, etc. donc dans ces conditions il est difficile de croire à une vie après la mort quelle qu'elle soit.

 

Dans un autre sermon de Bouddha, le « Sivaka sutta », qu'on peut traduire par « les actions et leurs résultats » Bouddha est interrogé ainsi :

« Il y a, honorable Gotama, des samanas et des brahmanes qui soutiennent cette opinion et disent : « toutes les sensations joyeuses, ou douloureuses, ou neutres, éprouvées par tel ou tel individu dépendent des actions qu'il a commises dans le passé. » À ce propos, qu'avez-vous à dire, honorable Gotama ? ».

Ici Sivaka, l'interrogateur, aborde la notion de karma et de Samsara (le cycle des vies, de renaissance en renaissance), c'est d'ailleurs dans l'hindouisme des notions qui permettent de justifier la situation des castes (on ne naît pas noble ou intouchable par hasard, mais bien en vertu des mérites ou des fautes qu'on a accumulés dans sa vie précédente). Dans sa réponse Bouddha, comme à son habitude, veut être pédagogique. Ainsi il va prendre des exemples de la vie quotidienne qui sont des faits réels :


« O Sivaka, il y a aussi des sensations qui se produisent à cause de la bile. Vous pouvez savoir par votre propre expérience qu'il y a aussi des sensations qui se produisent à cause de la bile. Le fait de l'existence de sensations qui ont la bile pour origine est généralement reconnu par le monde comme vrai. Dans ce cas-là, ô Sivaka, les samanas et les brahmanes qui disent « toutes les sensations joyeuses, ou douloureuses, ou neutres, éprouvées par tel ou tel individu dépend des actions qu'il a commises dans le passé » vont trop loin des faits qu'on peut reconnaître par l'expérience personnelle et des faits généralement reconnus par le monde. À cause de cela je dis que l'opinion de ces samanas et de ces brahmanes n'est pas correcte. »


Après la bile, Bouddha va prendre d'autres exemples comme le flegme, le souffle, les humeurs du corps, le changement des saisons. Ainsi il démontre à Sivaka que dans ces exemples nous faisons l'expérience de faits réels, vécus et que bien entendu tout le monde les validait. En revanche dire que les actions d'une vie passée influaient sur la vie présente ne découlaient d'aucune expérience vécue et que ainsi l'opinion des samanas et des brahmanes n'est pas correcte. Le maître bouddhiste qui a écrit le texte, bien après la mort de Bouddha, va en faire une analyse liée à ses propres convictions. Il en déduira que les actions d'une vie du passé constituent des causes importantes au même titre que les causes provenant des quatre autres lois naturelles du vivant. Bien entendu, personnellement je ne pense pas la même chose, je crois que Bouddha (ne croyant pas lui-même à de multiples vies) veut démontrer que n'ayant aucune preuve de ces expériences il n’était pas nécessaire de s'y attarder. En bref, il balaie d'une main les opinions des brahmanes pour continuer ses enseignements liés au moment présent.

 

J'ai trouvé aussi un entretien avec de jeunes religieux errants d'origine brahmanes particulièrement intéressant. Ce texte appelé « Uttiya-sutta » est un échange sur des questions métaphysiques. Voici un extrait du dialogue :


"A votre avis, honorable Gotama, l'être libéré existe-t-il après la mort ? Pensez-vous que cette opinion seule est la vérité et que le reste n'est qu'absurdité ?"

"Non, ô Uttiya (l’un des jeunes religieux), je n'ai pas dit que l'être libéré existe après la mort, tout cela seul est vérité est que le reste n'est qu’absurdité".

"A votre avis, honorable Gotama, l'être libéré n’existe pas après la mort ? Pensez-vous que cette opinion seule est la vérité et que le reste n'est qu'absurdité ?"

" Non, ô Uttiya, je n'ai pas dit que l'être libéré n’existe pas après la mort, tout cela seul est vérité est que le reste n'est qu’absurdité."


Je vois encore ici que sur une question sur la vie après la mort (cela concerne aussi la réincarnation) Bouddha se contente de dire qu'il n'a rien dit… Personnellement j'en déduis qu'il ne souhaite pas dire le fond de sa pensée.

Un peu plus loin Uttiya insiste encore, Bouddha lui répond :


"Non, ô Uttiya, je n'ai pas dit que l'être libéré n’est ni existant ni non existant après la mort, que cette opinion seule est la vérité, que le reste n'est qu’absurdité."

"Or,Si vous n'avez pas dit tout ça, honorable Gotama, dites-moi ce que vous avez dit."

"Avec plein de compréhension, ô Uttiya, j'enseigne la doctrine aux auditeurs et cette doctrine là a pour but la pureté, la suppression du chagrin et du désespoir, la fin de la souffrance et de la dépression, l'intention de la haute sagesse et la réalisation du Nirvana."


Ici je vois clairement Bouddha rappeler que toutes ses propres interventions ne sont liées qu’à l’enseignement sur la vérité de la souffrance, l'origine de la souffrance, la cessation de la souffrance et le chemin menant à la fin de la souffrance. Bref il n'enseigne sur rien d’autres, donc rien sur ces questions métaphysiques.


Si personnellement, je suis convaincu que Bouddha ne croyait pas à la réincarnation, il est évident que toutes les écoles, tous les courants du bouddhisme sont convaincus du contraire… Avec humour je dis que je suis bouddhiste lié au 4ème véhicule, mon véhicule… (Voir aussi mon article précédent)

Pour connaître tous mes articles sur le bouddhisme, commencer par celui-ci : "Je suis bouddhiste..." 

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15 octobre 2011 6 15 /10 /octobre /2011 09:17

Je vais essayer de préciser de quel bouddhisme je suis le plus proche. Tout d’abord quelques rappels.

 

Les trois grandes branches principales du bouddhisme sont : le petit Véhicule (Hinayana) qu'on retrouve au Sri Lanka, en Birmanie, en Thaïlande et au Vietnam ; le grand Véhicule (Mahayana) qui s'est imposé en Chine, en Corée et au Japon ; enfin le Véhicule tantrique  (Vajrayana) essentiellement situé au Tibet, Népal, Bhoutan, Nord de l’Inde et en Mongolie. Chaque grande branche se décompose en plusieurs écoles avec leurs écrits, leurs rites, leurs maîtres.

 

En essayant de faire court, le petit Véhicule, qui prend forme dès la mort de Bouddha au Ve siècle avant Jésus-Christ,  se limite à la doctrine primitive, Bouddha disait lui-même : « je n'enseigne qu'une chose, ô disciples : la souffrance et la délivrance de la souffrance ». Le grand Véhicule apparaît au IIe siècle avant Jésus-Christ, il donne une interprétation plus importante et plus généreuse, ses écrits sont, soi-disant, issus d'une origine antique, cachés et ignorés depuis la mort de Bouddha. La grande différence avec le petit Véhicule est l'arrivée de la notion de compassion, aider les autres à atteindre la délivrance de la souffrance. Avec le grand véhicule le bouddhisme oublie, aussi, sa nature athée. Enfin le Véhicule tantrique, apparu au VIIe siècle après Jésus-Christ, s'éloigne vraiment de la doctrine primitive. Il emprunte à l'hindouisme et à la religion Bon ses aspects les plus extravagants. Le Véhicule tantrique, ésotérique, mystique est très éloigné de l'agnosticisme du bouddhisme primitif.

 

Lorsque je discute avec des amis nous avons parfois du mal à nous comprendre car nous ne sommes pas attachés au même Véhicule. Nous avons aussi nos propres lectures qui nous servent de référence.

 

Bouddha n'a jamais écrit, il a fait des sermons et il a eu de nombreux entretiens. Il a vécu au VIe siècle avant Jésus-Christ. Dès sa mort quelques centaines de moines se sont réunis pour fixer par écrit les règles prescrites par bouddha concernant la doctrine et la vie monastique. Au cours des siècles, ces textes ont été réécrits, traduits et encore réécrits ; aujourd'hui les textes retenus liés au petit Véhicule, le véhicule des auditeurs, sont ceux issus d’une des écoles du Hinayana, l’école Théravada (selon certains écrits toutes les écoles du petite véhicule ont disparu, le Théravada en est seulement l'école la plus proche mais qui intègre quelques notions du grand véhicule). Les textes liés au grand Véhicule, le véhicule des bodhisatvas, ont été écrits entre le Ier siècle avant Jésus-Christ et le Ve siècle, c'est là qu'apparaissent les notions de compassion, de vacuité et de bodhisattvas (toutefois dans certaines études du bouddhisme on parle aussi de bodhisattvas pour le petit Véhicule). Enfin les textes dont se rattache le Véhicule tantrique naissent à partir du VIIe siècle. Bien entendu au cours des temps tous ces textes se sont « enrichis » de légendes, d'appréciations personnelles des rédacteurs, etc. Enfin, il existe une multitude de textes issus de gourous, Rinpotchés et autres maîtres du bouddhisme qui donnent leur compréhension sur les textes origines.

 

Pour terminer je constate moi-même que dans toutes mes lectures, sur le bouddhisme, il y a parfois des incohérences voire des contradictions. Et comme dans la Bible, il y a beaucoup de métaphores, de symboles, d’images ; par exemple, dans le petit Véhicule le démon Mâra représente la passion et les désirs, dans le Véhicule tantrique les démons prennent vie ; en effet, dans ce véhicule, beaucoup plus ésotérique, on n'y trouve des démons, des divinités, des sorciers, de la magie, etc..

 

Avec mes amis intéressés au bouddhisme nous avons aussi des divergences sur la notion de Nirvana. Selon mes propres  lectures le nirvana est lié à l’éveil, la compréhension parfaite et la réalisation des « quatre nobles vérités » qui permet d’échapper complètement à la souffrance et aux renaissances, il n’y a aucune notion de « paradis » où l'on continuerait à exister après la mort, c’est contraire avec la thèse bouddhiste du non-soi et de la vacuité. Le nirvana n'est pas non plus la mort, mais plutôt la fin de la croyance en un ego permanent et indépendant.

 

Maintenant personnellement, je me dis bouddhiste essentiellement  attaché au petit Véhicule, mais aussi aux principes de compassion et de vacuité du grand Véhicule. La notion de vacuité, même si j’ai du mal à bien la définir, m’aide à appréhender la notion de non-soi (en fin de compte je n’existe pas en soi), notion que je crois absolument nécessaire pour atteindre la délivrance de la souffrance. Le bouddhisme tantrique, au risque de choquer, m’attire par son côté folklorique (un vrai spectacle), par la beauté de ses monastères et temples et par son côté ésotérique (mon côté ado).

 

Je rappelle que ma culture bouddhique reste limitée à mes lectures :

-  « Le bouddhisme de Bouddha » de Alexandra David-Neel (exposé des grands principes du bouddhisme) .

-  « Tibet – les chevaux du vent » de Jérôme Edou (entre autres, on y apprend vraiment beaucoup sur le bouddhisme tibétain et sur l'histoire politique du Tibet qui n'est vraiment pas si simple).

-  « La fin de la souffrance » de Pankaj Mishra (analyse historique, philosophique et spirituelle du bouddhisme par un adepte de la philosophie occidentale, notamment Nietzsche).

-  « Le bouddhisme » d’Henri Arvon (collection Que sais-je ?) (un bon aperçu sur l’histoire et les véhicules).

-  « Le message des tibétains » d’Arnaud Desjardins( sous-titre : le vrai visage du tantrisme).

-   De Chögyam Trungpa : 

«Voyage sans fin » - la sagesse  tantrique du Bouddha 

« Enseignements secrets » -  L’incandescence du réel 

« Le mythe de la liberté » - et la voie de la méditation

-  De Môham Wijayaratna :

«Sermons du Bouddha » - traduction intégrale de 20 textes du canon bouddhique.
« Entretiens du Bouddha » - traduction intégrale de 21 textes du canon bouddhique (que je trouve particulièrement intéressant et qui renforce mon approche du bouddhisme).

-  De Matthieu Ricard :

« L’esprit du Tibet » la vie et le monde d’un maître spirituel.
« Chemins spirituels » petite anthologie des plus beaux textes tibétains (en cours de lecture)

-  Milarépa par Marie-José  Lamothe – La vie – les cent mille chants (je n’ai pas commencé la 2ème partie les cent mille chants).

-  Siddharta d’Hermann Hesse  (j’y retrouve la condamnation de ce monde moderne et la force de la vie contemplative).

-  Quelques études trouvées sur Internet.

-  Quelques conférences dont  une très surprenante du Dalaï Lama : construire une société compassionnelle par la voie laïque (si si je dis bien laïque) pour en savoir plus « Cliquez ici ».

 

A suivre (notamment pour parler de ce livre sur les entretiens du Bouddha).

En attendant, l'article prochain : Bouddha et la réincarnation

Pour connaître tous mes articles sur le bouddhisme, commencer par celui-ci :"Je suis bouddhiste..." 

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13 octobre 2011 4 13 /10 /octobre /2011 13:42

Je fais parti de celles et ceux qui ont accompagné les combats de Ségolène Royal depuis 2006. En 2006 et 2007 j'ai participé à l'organisation de quelques débats participatifs. Membre de désirs d'avenir j'ai alimenté quelque peu les débats lancés sur son site. J'ai participé à presque toutes les Universités Populaires Participatives (UPP) organisées par désir d'avenir et Ségolène Royal. J'ai lu la majorité des livres écrits ou coécris par elle.

 

J'ai été particulièrement surpris et déçu par le résultat du premier tour des primaires citoyennes ; je ne m'attendais absolument pas à un échec si cuisant.

 

Après réflexion, je vois maintenant trois raisons essentielles à cet échec politique : une couverture médiatique inexistante sur ses idées et sur ses actions, un matraquage de sondages négatifs, un fort militantisme et dynamisme masquant ces deux premières raisons.

 

La couverture médiatique inexistante

 

Force est de constater que les journaux nationaux, les grandes chaînes nationales n'ont pour, ainsi dire, jamais repris les propos économiques, sociaux et écologiques mis en avant par Ségolène Royal et son équipe. Quand il le faisait c'était surtout pour y apporter critique en donnant la parole à ses opposants politiques et journalistiques.

 

Les médias se sont bien abstenus, aussi, de mettre en avant tout le travail effectué par Ségolène Royale tant au point de vue international qu'au niveau régional. Il était parfois troublant de voir que les médias belges et suisses étaient beaucoup moins hésitants pour en parler.

 

J'ai participé à des UPP extraordinaires ou différents courants philosophiques et économiques étaient représentés (c'était à Paris, il y en avait d'autres en province), il y avait entre 500 et 800 participants (faisant parti du service d'ordre, pour une question de sécurité, selon les salles il m'est arrivé de ne plus permettre aux gens d'entrer) ; les débats y étaient riches et intenses. Un exemple l’UPP sur l’euro et l’Europe avec la présence entre autres de Jacques Attali, Susan George, Présidente d'honneur d'ATTAC et Philippe Aghion, Professeur d'économie à l'université d'Harvard, Hubert Kempf, Professeur de Sciences Economiques à la Sorbonne  « cliquez ici pour en savoir plus ». La majorité des médias nationaux, lorsqu'ils parlaient de ces UPP, se contentaient de commenter la présence ou non (surtout) des notables du PS qui avaient soutenu Ségolène Royal en 2007 et 2008. Ce qui était assez stupide puisque c'était des réunions de travail, de réflexion qui se déroulaient en moyenne toutes les trois semaines, il est évident que des élus comme Jean-Louis Blanco, Najat Vallaud Belkacen, etc. fortement déjà occupés dans leur mission d'élus ne pouvaient à chaque fois participer à ces UPP.

 

Pour faire bref et bien comprendre le pourquoi de cette situation il suffit d'analyser le tableau suivant :

    Diapositive1

 

 

Il n'est pas nécessaire de le commenter il suffit de regarder de qui dépend la survie de nos médias.

 

 

Le matraquage des sondages

Nous savons tous la valeur qu'on doit porter aux sondages (rappelons nous Joly / Hulot), surtout pour cette période des primaires. L' « observatoire des sondages » n'a cessé d'alerter sur le sujet, pour en savoir plus « cliquez ici ». Ces alertes n'ont, pour ainsi dire, jamais été reprises par les médias. Nombreux de ces sondages n'étaient pas crédibles, soit par le nombre final des avis à prendre en compte (2 à 4 centaines), soit par le leur propre montage. Parfois cela frôlait le scandale comme on peut le voir ci-dessous :

 

Diapositive2-copie-1.JPG

 

I télé a affiché un sondage qui donne FH à 41 % mais le total des pourcentages donne 136 % ! On peut s'imaginer qu'à « un tel » on a ajouté quelques « pourcent » mais oublié d'en retrancher à d'autres… Le pire est que de nombreux médias ont repris ce tableau ou simplement annoncé ce résultat bidon et bien entendu personne a corrigé.

Attention : à la suite d'une remarque dans les commentaires (merci à "Sociologue Hilare") il s'avère que les sondés avaient le droit à 2 réponses (pourquoi ?), effectivement dans l'affichage télé ainsi que dans les reprises médiatiques du sondage, sauf erreur de ma part, cette info n'était pas donnée d'où ma méprise. Cela dit cette façon de faire me paraît particulièrement bizarre... Pour plus de détail voir le commentaire n°3.  

 

Comme le disent certains politolgues ces matraquages "sondagiers" finissent par influer sur les choix des citoyens. Et il y en avait presque un tous les jours !

 

Le résultat de ce matraquage négatif fait qu'une partie non négligeable des sympathisants de Ségolène Royal ont choisi de faire un vote utile ; j'en connais personnellement trois dont deux militants de la première heure qui m'ont confirmé qu'ils voteraient François Hollande aux primaires uniquement parce qu'il rassemblerait peut-être plus de Français en 2012 et qu'ils avaient peur de revoir le 21 avril 2002. Même Jacques Attali qui, encore cet été, disait que Ségolène Royal était la plus capable à faire un vrai changement a dit, il y a une dizaine de jours, que François Hollande n'avait aucun programme mais qu'il pouvait en 2012 rassemblait pour battre Sarkozy. C'est ce que j'appelle succomber au matraquage des sondages négatifs. Ci-dessous je rappelle les propriétaires de ces grands instituts de sondage :

 

BVA = Vincent Bolloré (actionnaire majoritaire), ami de Nicolas Sarkozy.

CSA = Vincent Bolloré (actionnaire à 100%).

TNS Sofres = Martin Sorrell, patron très libéral, proche de Nicolas Sarkozy.

Ipsos = Didier Truchot et Jean-Marc Lech, proches de Nicolas Sarkozy.

Ifop = Laurence Parisot, présidente du Medef.

OpinionWay = Hugues Cazenave, ancien UMP et d'Occident, proche de N. Sarkozy

 

Franchement ne croyez vous pas qu'on peut douter de la crédibilité de ces sondages ? Car qui faisait le plus peur aux grands de ce monde (banques et empires industriels)…

 

Un fort militantisme et dynamisme masquant ces deux premières raisons.


Moi-même, comme la majorité des militants de désirs d'avenir, j'étais confiant car il est évident que lors de ses déplacements, de ses meetings Ségolène Royal était celle qui attirait le plus de monde et notamment parmi les forces populaires. De plus c’est elle qui avait la plus forte base de militants ; entre 5000 et 10 000 selon les années.  Nous étions persuadés que ce dynamisme militant allait permettre de combler le manque de couverture médiatique et le matraquage des sondages négatifs, c'était une erreur car rien ne remplacerait cette force médiatique.

De plus ces deux dernières semaines avant les primaires nous étions quelques-uns à s'inquiéter ; en effet lorsque nous faisions nos « tractages » et  « boîtages » dans les cités de la banlieue nous avions certes un superbe accueil, des jeunes comme des moins jeunes, mais malheureusement nombre d'entre eux nous disaient qu'ils ne pouvaient pas voter tout simplement parce qu'ils n'étaient pas inscrits sur les listes électorales…

 

Voilà ce sont les trois principales raisons, à mon avis, qui ont fait perdre Ségolène Royal. Bien entendu il y en a d'autres comme par exemple les grands élus du parti socialiste qui ne voulant pas perdre leurs postes à des prochaines échéances électorales ont préféré se rapprocher des candidats PS choisis par les médias et je ne parlerai pas du combat de Ségolène Royal contre le cumul des mandats qui a fortement déplu à quelques sénateurs/maires et quelques députés-maires qui ont porté leur espoir sur François Hollande qui était il y a encore peu frileux sur ce sujet.


Compléments d'information depuis la rédaction de cet article :

Question de lecteur : Ne penses-tu pas que des électeurs ont pu penser qu’ayant « raté » face à Sarkozy en 2007, elle avait peu de chances de réussir cette fois-ci ? Qu’elle est conservée une image de candidate battue ?

C'est effectivement une des raisons qui amène à penser "vote utile" ce dont François Hollande a pu bénéficier.


Si on regarde le passé François Mitterrand a échoué 2 fois avant d'être élu, Chirac a aussi échoué 1 fois ; on pourrait donc croire que les citoyens oublient les échecs. En revanche pour Ségolène il y a 2 différences notables qui abondent dans ce sens :
    - tout d'abord aux primaires ce ne sont que les citoyens dits de gauche qui ont voté (7 % du corps électoral) donc sûrement plus sensible à l'échec de 2007,
    - ensuite en 2007 les ténors de son parti l'ont abandonnée et ces électeurs ont pu penser aussi que cela aurait pu arriver de nouveau.

 Si cette raison a réellement un impact, je ne pense pas qu'elle explique ce gros échec, elle peut jouer sur 2 ou 3 % mais pas sur 15 %... Et c'est pour cela que je ne l'avais pas notée dans les 3 principales raisons. Certains peuvent aussi se dire, elle a échoué la dernière fois, elle sera donc plus forte en 2012...

 

Après avoir écrit mon petit article, j'ai lu quelques écrits sur la typologie des citoyens qui se sont déplacés. Ce sont en majorité les personnes âgées et la classe moyenne  des  grandes agglomérations. L'exemple flagrant est Paris où ces populations se sont largement déplacées qui ont, d'ailleurs, suivi le choix de leur maire Delanoë ; il avait appelé à voter Martine Aubry et , populations disciplinées, elle est donc arrivée en tête à Paris.

La majorité des personnes âgées de la classe moyenne est assez misogyne et craint les bouleversements (Les personnes âgées socialistes sont plutôt BCBG et "Blairistes"), au niveau du corps électoral dans sa globalité, en 2007 cette classe a voté majoritairement Sarkosy. Les personnes âgées de gauche ont voté Hollande.

La classe moyenne des grandes villes est aussi globalement très démocrate socialiste avec un brin (important) de libéralisme. Hors Paris où le choix du maire à influer, Hollande était largement en tête dans les grandes villes, ses idées ne sont pas trop révolutionnaires et son aspect non agressif plaît. Ségolène Royal, en parlant beaucoup des plus démunis (Chômeurs, ouvriers, population des cités) fait un peu peur à certains de la classe moyenne, son approche sur la sécurité gêne aussi cette classe moyenne (un peu bobo). 

Bref Ségolène déplaît à ceux qui ont voté :-)

 

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