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23 février 2010 2 23 /02 /février /2010 16:52

Petits rappel :

Le vendredi 22 janvier,  1er article : je commençais à expliquer pourquoi je me disais bouddhiste. Bouddha, ne croyant ni en un dieu créateur du monde (omnipotent, omniprésent, miséricordieux et créateur de toute chose), ni en l'existence d'une âme immortelle, m'était plutôt sympathique. De plus l'enseignement du Bouddha doit amener à la cessation des souffrances en commençant par connaître les causes de la souffrance (dukkha) : la naissance, la vieillesse, la maladie, la mort, être uni à ce que l'on n'aime pas, être séparé de ce que l'on aime et ne pas obtenir ce que l'on désire. Je précisais que c'étaient les 3 derniers points soulignés qui m'interpellaient le pus même si, peu à peu, je m'aperçois de l'importance de ses enseignements sur mon approche vers la vieillesse.

Le vendredi 29 janvier, la suite 1 : je rappelais que le salut bouddhique (nibbana ou nirvana) amenait, entre autres, l'extinction de l'avidité, l'extinction de la malveillance, l'extinction de l'illusion . Je précisais que, pour moi, si tous les êtres atteignaient ce nibbana sur notre belle planète, je crois que nous vivrions tous en bonne harmonie, en symbiose et sans angoisse. Bref ce serait le paradis sur terre (utopie certes mais on peut s'en approcher...).

Le jeudi 4 février , suite 2 : j'abordais la notion d'impermanence. Les fleurs vont faner, ma jeunesse s'éloigne, toute rencontre va finir en séparation, voilà certaines des raisons à nos souffrances parce qu'on ne veut pas accepter ce changement continuel, qui est notre vie. C'est grâce à l'observation de ce changement qu'on arrive à des conclusions très importantes sur la réalité : finalement rien, nous-mêmes, nos pensées, nos émotions, notre être fondamental, mais aussi les choses de l'extérieur, n'a de substance, car tout change à tout moment

Le mercredi 10 février, suite 3 : j'avais écrit sur la notion d'interdépendance.  Le Bouddha, nous enseigne que tout est interdépendant : ce que nous sommes et notre monde, tout ce qui existe et tout ce qui est connu. Ainsi nous pouvons constater d'une part que notre "Moi" n'est rien sans l'apport d'une multitude de causes et d'effets, notre "Moi" est vide, et d'autre part que  notre bien-être dépend du bien-être d’autrui, important pour l'accent sur la générosité et la compassion chez les bouddhistes.

Le mercredi 17 février, suite 4 : j'ai essayé avec difficulté de parler de la vacuité, notion difficile à comprendre... Je concluais en disant : "Pour moi (et j'insiste sur le "pour moi") la vacuité n'est pas le vide ; mais au contraire un "tout" issu de causes et de conditions où mon "moi" n'est rien... Et si je prends conscience de ce "tout" sans "moi", j'avance un peu plus sur la voie tracée par le Bouddha..."

Je vais terminer mes propos sur certaines des notions importantes du bouddhisme par l'équanimité.

Définition Wikipédia : "L'Équanimité, l'égalité d'âme, d'humeur, est une disposition affective de détachement et de sérénité à l'égard de toute sensation ou évocation, agréable ou désagréable."

Dans le bouddhisme l'équanimité fait partie des "quatre états mentaux sublimes" avec "la bienveillance", "la compassion" et "la joie devant les succès des autres...". Môham Wijayaratna définit l'équanimité ainsi : "Impassibilité, indifférence à l'égard des profits et des pertes, de la gloire et du déshonneur, des éloges et des blâmes, des bonheurs et des malheurs ; indifférence à l'égard de toute sensation agréable ou désagréable".

Pour moi, l'équanimité permet d'accepter totalement de ce qui est, sans nuire à notre équilibre. On accepte tout simplement les choses comme elles sont mais cela ne veut pas dire que l'on devient indifférent ou atone, mais grâce à cette équanimité, nous sommes beaucoup plus ouverts et notre compréhension est meilleure . Cela nous permet de savoir où, quand et comment agir.

En développant l'équanimité nous devenons capables de lâcher prise, nous cessons de ressasser ce qui peut faire mal et ainsi, serein, nous agissons sainement.

Deux exemples :

Je viens de subir un reproche injuste : je reste impassible, indifférent, j'évite ainsi la colère, la haine. Je regarde cette injustice comme un fait, comme un événement voire comme un non-événement. Calme et serein, j'analyse, je comprends et tranquillement je peux agir pour corriger la mauvaise appréciation sans haine et colère envers l'initiateur, en l'excusant même. Et si le reproche était juste, mon impassibilité, mon calme m'aidera à comprendre mon erreur et sereinement j'agirai pour me corriger.

Je viens de rater un train et mon projet est mis à mal : la colère, la rage pousse à ressasser les éventuelles erreurs des uns et des autres (Ah si je n'avais pas... Ah s'ils n'avaient pas... Et puis celui-là avec...). Quelle perte de temps pour une saine réaction ! Non. Avec équanimité je constate ce fait, cet événement qui est déjà passé qui n'est plus dans le temps présent et sans être perturbé je me réorganise.

Je pourrais citer d'autres exemples encore plus durs : "Elle m'a quitté...", "J'ai perdu des revenus...", "Je ne vois plus...", "Je ne peux plus randonner...", "Je suis vieux...", etc.. Avec de la pratique continuelle de cette "équanimité" surtout pendant la période de notre vie sans trop de soucis, nous serons capables d'appréhender sereinement ces cas difficiles cités ci-dessus.

Voilà pour aujourd'hui ; la prochaine fois... eh bien... Je ne sais pas encore de quoi je vais vous parler... J'ai tellement de choses à dire sur ce sujet...

A suivre. "Ici !"

Pour connaître tous mes articles sur le bouddhisme, commencer par celui-ci :"Je suis bouddhiste..." 

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Published by Sagamartial - dans Ma vie
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commentaires

Brigitte 29/11/2012 16:49


À votre différence, je crois en l’âme comme faisant partie d’un grand Tout, une énergie universelle et je crois au karma et aux conséquences de nos actes dans
cette vie et dans les prochaines. Aux cailloux blancs et noirs que nous semons et récoltons ou récolterons...


Dieu, tel qu’on me l’a enseigné au catéchisme jadis, ne signifie rien pour moi, sinon un grand Boss à barbe entre père Noël et père fouettard, assis sur son
céleste popotin et qui distribue des «satisfecit» ou des tickets pour l'enfer !... 


 


Ah l’extinction de l’avidité, de la malveillance, de l’illusion... Quelle belle idée et comme j’aimerais en voir l’avénement ! Peut-être dans une autre vie
?


 


Notre bien-être dépend du bien-être d’autrui. J’en suis convaincue, mais hélas, autrui l’est moins. La générosité, la compassion... J’aime ces notions et je
les pratique autant que possible. Et pourtant, n’avez-vous jamais remarqué la suspicion, voire les réactions négative lorsque vous offrez votre main ? Où votre sourire ? Juste ça... et on vous
prend pour un doux dingue ou un extra-terrestre (à défaut de vous prendre pour un terrestre extra !) ou une bonne poire... Alors, faut-il se soucier du bien-être d’autrui quand il n’est pas,
avant tout, celui de ceux que nous aimons ? 


 


Je suis totalement d’accord sur l’interdépendance, je la vois comme un puzzle immense dans lequel, se mettent en place les pièces de chacune de nos vies, et
une pièce entraîne une autre pièce et toutes ces pièces forment une chaîne d’humains reliés les uns aux autres par de multiples liens insoupçonnés et insoupçonnables, sans que la plupart ne le
sache jamais. Mais même s’ils avaient conscience de ce vaste maillage, cela changerait-il quelque chose ? 


 


L’impermanence. Oui, tout change à tout moment mais j’ai l’impression que l’âge venant nous apporte une sorte de sérénité face à ça. Ou une résignation
peut-être ?   


Par contre la «vacuité» alors là... Le «Tout» sans «moi»... n’est-ce pas nier notre part d’humanité ? Ou mon ego est-il trop exacerbé pour accepter de n’être
que du vide ou rien ? Là j’ai un peu de mal... Oui j’assume, par rapport à vous, j’ai bôôô-coup à apprendre de l’enseignement du Boudha !!!


  


Quant à l’Equanimité, la notion d’indifférence me dérange («qui n’intéresse pas, ne touche pas» dit M. Robert poche) À mon sens, l’indifférence n’est pas
compatible avec la compassion et la générosité, qui eux, forcément «touchent» non ? Le lâcher-prise, l’acceptation, la résilience, le recul, la hauteur par rapport à...  me conviendraient
mieux. 


 


Bien que m’informant sur le Boudhisme, je développe ma propre méthode d’Equanimité... Lorsqu’un événement se produit qu’il soit positif ou négatif, je me pose
et je me dis : «Ce qui s’est produit est un fait. Qui peut dire si c’est un bien ou un mal ?». Cela m’aide beaucoup à accepter l’inévitable... la mort de mon mari par exemple,
l’éducation de mes enfants de 13 et 17 ans... Votre blog m’a beaucoup informée et donné à réfléchir.


C’est un fait....


Cordialement


B. A.


OUPS ! Mille pardon d'avoir été si longue....

Sagamartial 29/11/2012 17:01



Oh ! Ne vous excusez pas, vos commentaires sont intéressants 



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