Overblog Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog
10 février 2010 3 10 /02 /février /2010 14:49

La dernière fois le jeudi 4 février, j'avais abordé la notion d'impermanence, résumé :

Tout est impermanence, les fleurs qui fanent, les montagnes laminées par les vents et les intempéries, les êtres qui vieillissent, les pensées et les idées qui changent. Quand nous constatons cette impermanence, surtout ce qui touche notre soi-disant "moi" (la jeunesse disparue, un amour envolé, un revenu évaporé, l'humeur changeant d'un ami,...), une certaine douleur, une certaine souffrance s'empare de nous. Nous avons donc tendance à ignorer cette impermanence et quand elle nous frappe vraiment, là la souffrance est réelle, forte (maladie, divorce, licenciement, mort de proche,...). Cette notion importante d'impermanence, le Bouddha nous apprend à la comprendre, à l'accepter comme une des causes de nos souffrances, de nos douleurs (dukkha). En l'acceptant comme un fait sur lequel nous n'avons pas d'action possible, peu à peu nous devenons serein aux conséquences de cette impermanence et les souffrances s'atténuent, disparaissent. Ainsi, nous sommes déjà un peu sur la voie que nous propose le Bouddha.

Maintenant je vais aborder une autre notion importante : l'interdépendance qui aidera à comprendre plus tard les notions de vacuité, de non-soi.

L'interdépendance

L’enseignement du Bouddha, nous enseigne que tout est interdépendant : ce que nous sommes et notre monde, tout ce qui existe et tout ce qui est connu. Prenons une suite d'exemple :

Mon existence : pour vivre j'ai besoin de manger, sans passer par tous les intermédiaires, j'aurai besoin de blé, ou de fruit, etc. Le fruit aura besoin d'eau pour les racines de l'arbre, de l'abeille pour la pollinisation. L'eau viendra des montagnes etc..
Ma simple "existence" dépend déjà d'une multitude de causes, de faits. L'éco-système est déjà une preuve d'interdépendance. Même la naissance de la Terre dépendrait d'un big-bang... Mais nous pouvons aller bien au-delà de ce simple exemple.

Mon travail : si mon père n'avait pas travaillé au Chemin de Fer... Si une collègue ne m'avait pas donné envie au métier de commercial... Si un autre collègue ne m'avait pas appelé pour travailler avec des américains sur un gros projet informatique... Si et encore si... Bref ma carrière professionnelle dépend beaucoup des autres même de mon papa et peut-être d'un oncle à ma maman ou son beau-frère qui ont fait connaître le Chemin de Fer à mon papa...

Mon savoir : il n'est pas inné, il s'est développé avec l'apport de l'enseignement de mes parents, de mes professeurs, mais aussi de mes proches tel ami m'aura conseillé telle lecture. Cette lecture me motivera à voyager. Je découvrirai des cultures différentes qui m'amèneront à me pencher sur d'autres lectures. Etc.

Mes idées : c'est encore plus flagrant, elles dépendent totalement de mon éducation, des gens que je rencontre , de mes lectures, des auteurs de ces lectures, des parents et proche de ces auteurs , etc etc ...

Avant d'aller plus loin, déjà nous pouvons constater que notre "Moi" n'est rien sans l'apport d'une multitude de causes et d'effets. Notre "Moi" est vide, j'y reviendrai. Mais alors si toutes ces dépendances disparaissaient... Rien ? Tout n'est qu'illusion ? J'y reviendrai... peut-être...

Là, je vais laisser la parole à Lama Denis qui parle de l'interdépendance avec ses mots et son savoir :

"L’interdépendance est un principe universel. Tout est interdépendant ; rien n’est autonome et autosuffisant. Il n’est pas d’être, il n’est que de l’« inter-être ». L’enseignement du Bouddha sur l’interdépendance est une façon particulière d’exprimer l’absence d’entité ou d’ego, la vacuité d’être propre (shunyata), tant dans le sujet qui perçoit que dans les objets saisis.

L’interdépendance est naturellement omniprésente, que ce soit au niveau cognitif, biologique, écologique, économique et social. Nous dépendons tous les uns des autres. « Je » dépends de ce qui est « autre que moi ». Ce que nous appelons « moi » est fait d’éléments non-moi. Nous sommes la coalescence d’agrégats transitoires comme le corps, les sensations, les perceptions, la conscience. Pour ne prendre que l’exemple du corps, sa santé dépend de l’équilibre de ses constituants organiques et chimiques, des aliments consommés, du mode de vie, et pour aller vite, de l’environnement global. Notre état intérieur est lui-même le produit de causes et de conditions spécifiques. Aujourd’hui, ce que nous sommes en tant qu’être humain, tout ce que nous utilisons et consommons, nous le devons à d’autres."


Ici nous pouvons faire un autre constat "
Notre bien-être dépend du bien-être d’autrui", important pour l'accent sur la générosité et la compassion chez les bouddhistes.

La prochaine fois je m'étendrai sur le "non-soi", la "vacuité" dont l'appropriation de cette notion interdépendance est une très bonne entrée en matière. "Ici !"

 

Pour connaître tous mes articles sur le bouddhisme, commencer par celui-ci :"Je suis bouddhiste..." 

---






Partager cet article

Repost 0
Published by Sagamartial - dans Ma vie
commenter cet article

commentaires

Clovis Simard 24/09/2012 20:46


Blog(fermaton.over-blog.com)No.3- THÉORÈME ILLUSOIRE. - Tout est illusion ?

Présentation

  • : le blog sagamartial
  • : Le principal objectif de mon blog est de Partager... Alors ce blog récoltera : mes inquiétudes et mes doutes sur l'avenir, mes colères, mes déceptions, mes moments de joie ; mais aussi mes interrogations, mes voyages, mes randos...
  • Contact

Recherche

Articles Récents

Catégories