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25 novembre 2009 3 25 /11 /novembre /2009 09:24

Dernièrement une amie m’a fortement conseillé d’aller voir le dernier film d’Haneke, palme d’or du dernier festival de Cannes. Connaissant mes goûts, plus proche de ceux des adolescents (fantastique, grand spectacle, etc.) elle insista sur le côté chef d’œuvre de ce film.

Il est vrai que tout est histoire de goût ; que cela soit en peinture ou en musique une création classée  « chef d’œuvre » peut ne pas faire l’unanimité. Curieux de son insistance, malgré mon a priori négatif pour voir des films à thème (de plus en noir et blanc) sur grand écran j’y suis allé…

Tout d’abord je n’ai pas été déçu. C’est un film bien fait, les acteurs sont vrais, c’est à dire qu’on croirait vraiment des gens de ce village du début du XXème siècle (1913). En regardant les paysages et les scènes je ne pouvais m’empêcher de penser aux tableaux champêtres de Millet. Cela me rappelait aussi les longues descriptions de Zola, en effet mon regard ne cessait de fouiller tous les détails des scènes : la laideur de cette chambre, les tapis recouvrant les planchers qui ne cessent de craquer, le fait-tout sur cette cuisinière issue du passé, ces vêtements amples et semblant négligés des enfants jusqu’au baron… Un régal pour ma curiosité.

Les acteurs jouent bien et pour des scènes pas faciles où toutes les émotions devaient passer par un regard ou un visage… figé.


Mais alors le sujet en lui-même !

 

Je crois que chacun peut trouver quelque chose de différent dans ce film aussi ma perception peut être différente des autres spectateurs. A la fin du film je ne me suis pas senti mal à l’aise mais… la HAINE est le seul mot que je lie à ce que j’ai vu, la HAINE ! Je n’ai senti que de la haine dans tous les personnages (autres que l’instituteur et sa copine qui ne sont d’ailleurs pas du village). Haine envers son conjoint, haine envers son père, haine envers le fils de, haine entre enfants.  Quand je me remémore le film, je ne me souviens absolument pas d’un seul sourire sur les visages des enfants et des adultes (à part quelques rares scènes entre l’instit et sa copine). Une haine intense dans une sorte d’inertie, toute cette haine est dans le regard, dans les yeux, dans les non sourires, dans les non-dits. Je sentais même parfois une haine de la vie…  L’amour profond ou fraternel n’existe pas du tout dans ce film. C'est ce que j'ai personnellement retenu de ce film...

 

Je ne m’attarderai pas sur les deux seules scènes (je ne peux pas dire d’amour) disons de relation sexuelle, franchement… une corvée, un drame.

 

Je n’ai pas trouvé de raison à cette haine et à cette absence d’amour et c’est seulement ça qui me gêne un peu dans le film. Mais c’était peut-être le but il n’y avait pas de raison à ces comportements ; c’était en eux et justement ce qui pouvait expliquer l’Allemagne 20 ans après…

 

Une des scènes qui m'a le plus touché, sans haine...  :

 



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Published by Sagamartial - dans Divers
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