Lundi 20 février 2012 1 20 /02 /Fév /2012 12:48

Tous les textes et toutes les photos sont issus du Blog de Club Aventure...

 

Interview de Buddhi Gautam guide de l'étape Zam Zam 1


Qu’est ce qui te motive pour encadrer la première étape Zam Zam 2012 ?

http://blog.clubaventure.fr/files/2011/09/Photo-134-150x150.jpgTout d’abord, c’est génial d’être dans cette grande aventure Zam Zam. Nous,  les guides qui encadrons ce voyage exceptionnel, avons participé au projet depuis le début, nous sommes allés faire les reconnaissances de l’itinéraire en hiver dernier, et l’accompagnement, c’est l’aboutissement ! je suis ravi d’accompagner la première étape de ce grand voyage inédit, c’est l’aventure !
De plus,  je vais faire découvrir la région d’où je viens à nos voyageurs clubaventure. C’est une étape assez facile avec une partie découverte et une partie trek. Les paysages (décrits ci-après) sont superbes et variés, beaucoup d’habitants de ce coin du Népal ne voient que très rarement des occidentaux. C’est une région très préservée, très authentique du Népal. Notre voyage est original et unique, comme toute la Grande Traversée d’ailleurs.

Quels paysages traversons nous pendant cette première étape ?

Nous atterrissons dans le Téraï Oriental, c’est une région tropicale située au niveau de la mer, recouverte de jungle. Puis nous montons jusqu’à Ilam,  la capitale du thé népalais. Nous randonnons et bivouaquons sous tente dans les plantations de thé en terrasses. C’est une région montagneuse où 88% de la population vit d’agriculture : thé, cardamome, riz, blé, pommes de terre, etc…
Puis, nous marchons dans la moyenne montagne népalaise (entre 2000 et 3000 m) avec de superbes points de vue sur les hauts sommets enneigés : Kanchenjunga,  Baruntse,  Kumbha Karna,  Chamlang, etc. Nous traversons des forets de rhododendrons qui fleurissent en mars ; 28 espèces de rhododendrons sont répertoriés dans la région de Milke Danda, dont la Lali Guransh, la fleur nationale du Népal. Notre trek sera donc très coloré.
http://blog.clubaventure.fr/files/2011/09/Nepal_NZAM_03_F-REGLAIN_LD.jpg

Quelles rencontres allons nous faire ?

Les régions que nous traversons sont habitées par différentes ethnies et castes du Népal. Les Limbus – qui avaient leurs petites principautés indépendantes dans l’ancien Népal – sont l’ethnie principale que nous rencontrons. Y habitent également les Rai, les bramines, et les « intouchables » (il est interdit par la loi népalaise d’utiliser ce terme,  mais cette caste existe,  c’est une tradition dans notre société).
Pendant le trek, nous faisons des rencontres spontanées et partageons quelques moments privilégiés avec les habitants de cette région préservée, les gens ne sont pas habitués à croiser des occidentaux.
Pendant notre trek,  nous verrons la montagne sacrée des Limbus, le Mont Kumbhakarna (7 710 m), appelé aussi Jannu ou Phoktanglungma dans le dialecte Limbus. Littéralement, cela veut dire « la montagne avec les épaules », grâce à sa forme particulière. Les Limbus ne sont pas vraiment Hindous, mais le nom de leur mont sacré vient du démon « Kumbhakarna » de la fameuse épopée Hindouiste « Le Ramayana ».

http://blog.clubaventure.fr/files/2011/08/Nepal_ZAM-ZAM1_05_CA_LD-595x396.jpg

 

 

Interview de Ngawang Sherpa guide de l'étape Zam Zam 2


Quel est ton parcours ? comment as tu commencé dans le trekking ?

http://blog.clubaventure.fr/files/2011/10/NEPAL_-Nawang_CG_267_LD-150x150.jpgJ’ai 32 ans et je travaille dans le tourisme depuis 13 ans.  Au village, beaucoup de mes aînés sont guides de haute montagne et m’ont proposé de travailler avec eux dans la région du Khumbu (Everest). J’ai suivi la progression classique : tout d’abord comme porteur louant mes services à Lukla, puis pour une agence travaillant avec des anglais comme «kitchen boy», ensuite cuisinier, puis sherpa (assistant guide) et enfin sirdar (guide anglophone). Je travaille avec la clientèle française depuis environ 8 ans et j’ai appris progressivement le français à leur contact. Je me suis fait aussi des amis qui m’ont invité en France . Je suis guide accompagnateur francophone clubaventure depuis 4 ans. J’ai une spécialisation haute montagne mais je n’ai pas encore eu l’occasion de diriger une expédition.

Sur l’itinéraire Zam Zam N°2, nous passons dans ton village ; peux tu nous parler un peu de ce village ?

Mon village s’appelle Chyangba, il s’étage sur près de 1000 m de dénivelé :  ma maison est en haut à 2600 m . Les Sherpas vivent en haut, les brahmanes,  les chettris et les  intouchables en bas.  Rudra qui est aussi guide accompagnateur sur le ZAMZAM N°5 habite le bas du village.
A l’origine le village comptait environ 2000 habitants mais il ne reste pas plus de 1000 personnes vivant à l’année : les jeunes qui ont la possibilité vont étudier à Katmandou ;  dans la communauté Sherpa beaucoup travaillent dans le trekking et sont basés à Katmandou ou à Lukla, il y a aussi un fort exode rural de travailleurs expatriés dans les pays du golfe. Il reste donc plus de femmes, de personnes âgées et des enfants.

L’agriculture est la principale activité et les familles sont en autosuffisances pour la nourriture. On cultive le maïs, le blé l’orge et la pomme de terre. Il y a aussi de nombreux arbres fruitiers (pommiers) et nous élevons des buffles, vaches (pour le lait et travaux seulement), chèvres et moutons , ainsi que des yaks dans les pâturages à 3500m.

Le chef du village est choisi lors de réunion par les villageois :  si l’approbation est globalement unanime on ne vote pas mais s’ il y a désaccord on vote; on peut aussi le destituer par vote si on est pas satisfait.



http://blog.clubaventure.fr/files/2011/10/Nepal_ZAM-ZAM2_08_J-Edou_LD.jpg

 

Nous avons un projet de développement de 3 classes supplémentaires au lycée ?

Il y a deux écoles gouvernementales : une primaire (classe 1 à 5) payé par le gouvernement et une de classe 1 à 7 (primaire + début collège) où le salaire des professeurs est financé par le VDC (Village development comittee).  Le but du projet est d’ouvrir 3 nouvelles classes de niveau 5, 6, 7 (niveau collège).  Le village paierait les professeurs. Mais nous avons besoin de financement pour l’infrastructure : les murs, fournitures, chaises, bureaux…

Nous allons également passer dans ta famille ! Peux tu nous parler d’eux ?

J’ai un jeune frère et 3 sœurs mais au village il n’y a que mes parents et mes nièces de 11, 9, 7 et 5 ans. Mon frère vit à Katmandou et mes nièces  sont gardées par leurs grands-parents. Mes parents sont contents que je sois guide car c’est un bon métier. Les guides de haute montagne sont les plus prestigieux .  Un guide surtout spécialisé dans une langue étrangère autre que l’anglais c’est le sommet de la carrière dans le trekking !
Je n’ai plus le temps d’aller travailler au champs alors je viens en aide à ma famille financièrement notamment en payant des ouvriers agricoles pour les aider…  J’essaie de rentrer 2 fois par an.

Je suis fier d’être guide, d’accompagner une étape de Zam Zam et je ne suis pas prêt de changer de métier !

 

 

Interview de Frédéric guide de l'étape Zam Zam 3

 

Frédéric, depuis combien de temps vis tu au Népal ? Pourquoi as-tu choisis ce pays? Quel est ton parcours de guide?

http://blog.clubaventure.fr/files/2011/12/Fred-150x150.jpgCela fait une douzaine d’années que je suis venu au Népal, la première fois avec mon amie pour découvrir la culture népalaise. Dès ma première visite, je suis tombé amoureux de ce pays et surtout de ses habitants. À force de revenir, j’ai fini par rencontrer Jérôme, responsable clubaventure à  Katmandou, qui m’a offert l’opportunité d’accompagner des groupes de trekking. Cela fait maintenant presque 8 ans que j’encadre des groupes pour clubaventure et je suis toujours heureux de partir en reconnaissance pour de nouveaux itinéraires hors des sentiers battus.

Sur ce voyage, nous traversons le pays Magar. Peux-tu nous parler de cette ethnie et leur mode de vie?

Les magars sont l’ethnie Mongole majoritaire au Népal après les Indo-aryens. Ils habitent essentiellement dans l’ouest du Népal dans la région de Dhaulagiri et au sud des Annapurnas. Majoritairement hindouistes depuis le douzième siècle, ils pratiquent pour certains des rites ancestraux animistes. Au Népal ils sont essentiellement agriculteurs et élevant aussi des animaux comme le porc, qu’ils sont les seuls à manger au Népal. On les trouve aussi dans le corps des Gorkhas de l’armée Britannique. Les magars sont dur travailleurs, mais sont aussi joviaux et accueillants.
http://www.clubaventure.fr/upload/nepal_nzam3-dhaulagiri_bc.jpg
Peux tu nous parler aussi des paysages que nous allons rencontrer au cours de ce voyage ?

Les forêts de rhododendrons sont en floraison au printemps (mars avril). C’est un spectacle sublime vivement recommandé ! Ce trek nous offre des paysages magnifiques sur les Annapurnas et essentiellement sur le Dhauligiri. Nous traverserons de villages typiques Magars aux maisons traditionnelles et habitations de types tibétaines au sud du Dolpo, pas une journée ne se ressemble !
http://blog.clubaventure.fr/files/2011/12/rhodo.jpg
Quels sont les avantages du trek en bivouac par rapport un trek en lodge ?

Le bivouac a l’avantage de nous donner la possibilité de choisir les meilleurs endroits pour les camps avec des vues extraordinaires. On a à notre disposition l’équipe népalaise et sa cuisine, qui sauront mieux répondre à nos attentes qu’un lodge. La nourriture dans les treks en bivouac est soigneusement choisie et variée. De plus le trek en bivouac permet d’avoir un contact plus proche avec la population locale, souvent curieuse et surprise de voir les trekkeurs arriver dans leur village. 

http://blog.clubaventure.fr/files/2011/12/bivouacmontagne.jpg

 

 

Interview de Rudra Basnet guide des étapes Zam Zam 4 et 5

 

Comment es-tu devenu guide, et plus précisément, avec clubaventure ?

http://blog.clubaventure.fr/files/2012/02/RUDRA-150x150.jpgJe suis originaire de la région de Solukhumbu. Je suis arrivé à Katmandou il y a quelques années pour mes études supérieures.
Pour payer mon école de commerce à l’Université, j’ai commencé à travailler comme assistant-cuisinier sur des treks. J’ai atterri dans ce domaine grâce à mon cousin qui était lui-même cuisinier de trek.
Au fur et à mesure, j’ai évolué dans la hiérarchie et suis devenu sherpa, puis sirdar.
Après ma licence, j’ai fait des études de guide culturel. Je ne savais pas qu’il me fallait une deuxième langue pour être guide culturel, donc en parallèle j’ai pris des cours de français à l’Alliance Française. Et me voilà, guide de trekking et guide culturel depuis huit ans maintenant et j’accompagne essentiellement au Népal, au Ladakh et au Tibet. Le trekking me plaît beaucoup !
 

Tu es le guide de Zam Zam 4 et 5 ; comment décrirais-tu ces deux grands voyages ?

Ce sont des voyages authentiques, qui sortent des sentiers battus. Nous allons dans des régions très difficiles d’accès, ce qui nous permet de nous éloigner des sentiers touristiques et de nous approcher de la « vraie vie » des Népalais de l’Ouest.

Le Népal de l’Ouest, certainement dû à son éloignement, préserve son état sauvage et son authenticité.
Sur le ZAMZAM 4, nous sillonnons les sentiers du Dolpo et la vallée de Tarap . Cette région est fortement influencée au niveau culturel et religieux par le Tibet voisin. On y croise encore des nomades qui continuent à promouvoir les rituels ancestraux.
Les marcheurs endurcis vont se régaler sur l’étape ZAMZAM 5. Même si on reste sur une moyenne d’altitude assez modeste, les dénivelés sur ce trek sont importants. On va se régaler des vues imprenables sur l’Ouest Himalaya et sur le lac Rara durant ce trek.
http://blog.clubaventure.fr/files/2011/12/ZAMZAM-595x396.jpg
Qu’est ce que les voyageurs viennent chercher au Népal ?

Les montagnes bien sûr, mais aussi le contact humain ! La gentillesse des Népalais est réputée, et c’est ça qui fait la différence du Népal avec d’autres destinations montagne.

Je distingue deux types de voyageurs : des trekkeurs qui viennent marcher, et ceux qui viennent pour la culture.
Les trekkeurs sont avant tout attirés par les montagnes et la vie des villages. Ils adorent les rencontres et les échanges avec les locaux, et c’est ce que j’essaie de prendre en compte lorsque j’encadre un voyage trek.
Les motivations de ceux qui font des voyages Découverte sont un peu différentes. Ils aiment les montagnes mais ne souhaitent pas trop marcher. Ils veulent surtout découvrir le pays dans sa globalité.
Bref, quelles que soient les motivations des voyageurs, ce qui est essentiel c’est qu’ils rentrent en général ravis de leur voyage, et c’est très courant qu’ils reviennent au Népal régulièrement…
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Deux mots aux futurs voyageurs ?

Préparez-vous bien car ce sont des itinéraires soutenus, dans des régions reculées.
Et apportez une belle dose de bonne humeur !

 

En attendant une interview du guide de l'étape 6...

 

Pour voir la description du voyage étape par étape : "Zam Zam, mon voyage 2012".

 

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Par Sagamartial - Publié dans : Voyages
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Jeudi 9 février 2012 4 09 /02 /Fév /2012 09:06

 Présentation de mon voyage 2012 (les textes sont issus du site "club Aventure")

 

 

Zam Zam

(3 mars - 10 juin)

  • La traversée intégrale du Népal, d'Est en Ouest.
  • Les rencontres et les échanges avec les népalais des équipes locales et des habitants.
  • Le voyage d'une vie.

Zam-Zam.jpg Qui n'a jamais rêvé de prendre une pause de plus de 3 mois ? Pour vivre une aventure exceptionnelle : marcher de villages en vallées, passer des cols, rencontrer les habitants des villages, la famille de nos guides, rire, échanger, mais aussi contempler les plus hauts sommets du monde ! Nous commençons ce superbe cheminement des champs de thé de la région de l'Ilam, situé au sud est du Népal, nous traversons d'est en ouest les régions préservées du Solu Khumbu, du Daulaghiri, du Dolpo, de Jumla, du lac Rara et de Humla. Nous passons ensuite la frontière et rejoignons, au Tibet, les pèlerins du Kailash pendant le festival de Tarboche.

Émotions assurées, enrichissement personnel garanti ! C'est le voyage d'une vie.

  Diapositive2-copie-1

 

Etape 1 : Entre Kanchenjunga et Makalu, le Népal des collines

(3 mars - 15 mars)

Les cultures de thé d'Ilam, les villages Limbu et Raï

Les forêts de rhododendrons géants en fleur en mars

L'Himalaya oriental avec vue sur le Kanchenjunga(8586 m), le Makalu (8481 m), le Janu ( 7710 m) et le Baruntse (7129 m).

Zam-Zam-1.jpg Nous commençons notre Grande Traversée par la région d'Ilam, à l'extrême Est du Népal. Nous sommes à quelques kilomètres de Darjeeling, capitale du Sikkim en Inde. Ce trek facile et inédit, se déroule dans l'ambiance charmante des champs de thé et des villages, à la rencontre des Limbu dans une région totalement vierge de tourisme, balade exceptionnelle parmi les rhododendrons géants, avec en toile de fond deux des sommets à plus de 8000 m : le Kanchenjunga et le Makalu.


Après un vol intérieur pour Bhadrapur, dans le Téraï oriental, nous rejoignons progressivement les collines couvertes de plantations de thé et les villages Limbu et Raï. Après une randonnée de mise en jambe dans les plantations de thé d'Ilam, nous commençons véritablement le trek itinérant à Phidim. Des plantations de bananiers, bambous, cultures en terrasses, nous prenons progressivement de l'altitude. Nous traversons des rivières, de superbes forêts de rhododendrons, et surtout de nombreux villages, qui permettent des rencontres authentiques.


Etape 2 : Entre Makalu et Everest, balade au coeur du pays Sherpa 

(15 mars - 2 avril) 

Trek inédit en pays Raï et Sherpa. (moyenne : 5h00 de marche par jour) 

Vue sur le massif de l'Everest depuis le mont Piké.

Les villages et monastères du Solu.

Zam-Zam-2.jpg Zam-Zam-2--2-.jpg

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

De la vallée de l'Arun, nous enchaînons sur la région Raï et Sherpa en traversant d'Est en Ouest la région du Solu. Nous suivons l'itinéraire inédit appelé la " Voie Hillary " car c'est par là que Sir Edmond Hilary et Sherpa Tenzing ont rejoint le camp de base de l'Everest lors de leur expédition victorieuse de 1953. Là encore nous évitons les grands axes touristiques pour nous enfoncer dans la région du Solu et monter au Mont Piké (4000 m) pour l'un des plus beaux panoramas sur 600 km de chaîne himalayenne ! Nous découvrons l'univers bouddhique des Sherpas : murs de manis, stupas et petits monastères.

 

Etape 3 : Sentiers secrets du Daulaghiri au Dolpo

(2 avril - 18 avril)

Trek inédit entre Annapurnas et Daulaghiri. (moyenne : 6h00 de marche par jour) 

Dorpathan, Maikot les plus beaux villages Magars

Les forêts de rhododendrons en fleur

Vues superbes sur les massifs des Annapurnas et du Daulaghiri.

Zam-Zam-3.jpg Zam Zam 3 (2)

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Après une courte halte à Kathmandou, nous rejoignons Pokhara, les Annapurnas et le Dhaulagiri pour un nouvel itinéraire insolite. Nous montons en direction du Dolpo par Dhorpatan. Ce trek présente la même variété de paysages et d'ethnies que le mythique Grand Tour des Annapurnas mais il présente l'avantage de découvrir un autre visage du Népal, plus profond, plus authentique avec bien sûr de beaux coups d'œil sur les Annapurnas et le Dhaulagiri. 
La région de Dorpathan, au pied du Dhaulagiri, est restée totalement inaccessible au tourisme depuis une quinzaine d'années. Aujourd'hui, nous pouvons retrouver cette ancienne route de commerce entre Pokhara et Dolpo. Un itinéraire inédit des rizières de Pokhara aux portes du Dolpo.


Etape 4 : Caravanes du Dolpo, de Juphal à Jumla par la vallée de Tarap et le col du Kagmara

(18 avril - 7 mai)

La vallée de Tarap, le lac Phogsumdo et le col du Kangmara.

Les villages d'Hurikot, Chaurikot, Talphi

Trek soutenu, au cœur de la culture tibétaine du Dolpo, avec 3 cols au-dessus de 5000 m. (moyenne : 7h00 de marche par jour) 

Zam-Zam-4.jpg Zam-Zam-4--2-.jpg

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Cette quatrième étape nous conduit sur les chemins des caravanes du Dolpo qui furent immortalisées par le film "Himalaya, enfance d'un chef". De la vallée de Tarap nous rejoignons le Lac Phoksumdo et les villages Thakuris avec lesquels se font les échanges de sel et de céréales. C'est un trek un peu plus fréquenté mais plus engagé en altitude que les précédents, nous passons 3 beaux cols himalayens au-dessus de 5000 m, notamment le fameux Kagmara, avant de rejoindre Jumla. 
Ces grands espaces ponctués de villages de pierre sèche, de petits monastères, de campements nomades, de lacs d'altitude, de troupeaux de moutons, de chèvres et de yaks... racontent la vie hors du commun des Dolpopas. Un trek au bout du monde !

 

Etape 5 : De Jumla à Simikhot, le Lac Rara et la Haute Route de la Karnali

(7 mai - 22 mai)

Forêts de pins monumentaux de la Karnali

Le lac Rara, site naturel classé. Les villages en étages Thakuris

Trek inédit dans une des régions les plus reculées du Népal (moyenne : 6 à 7h00 de marche par jour) 

Zam-Zam-5.jpg En continuant vers l'Ouest, nous entrons dans la région de la Karnali. Ce trek est le plus soutenu de notre traversée himalayenne en raison de dénivelés importants même si l'altitude reste très modérée. (alti maxi : 4350 m), nous sommes là dans une des régions les plus reculées du Népal, à quelques années lumières du XXI° siècle. Le point d'orgue de cette Haute Route est le lac Rara, magnifique lac de montagne et les villages Thakuris qui font toujours le commerce du sel avec le Tibet ; il n'est pas rare de rencontrer à la croisée d'un chemin, une de ces caravanes de chèvres porteuses de sel. Nous traversons de superbes forêts, bivouaquons en pleine nature, avec la chaîne Ouest de l'Himalayen népalais en panorama.

 

Etape 6 : De Simikot au Pèlerinage du Mont Kailash, pendant le festival de Tharboché

(22 mai - 10 juin)

La Haute Route entre Népal et Tibet dans une région très préservée.

La Khora du Mont Kailash, le festival de Tharboché au Mont Kailash.

Les rencontres avec les nomades du plateau Tibétain.

Zam-Zam-6--2-.jpg De Simikhot, nous rejoignons, en 7 jours de trek soutenu, la frontière tibétaine, en suivant le chemin des pèlerinages vers le Mont Kailash. Montagne sacrée par excellence, elle est vénérée par les Hindous, les Bouddhistes et les Böns. Nous nous mêlons aux pèlerins qui effectuent à pied la circumambulation rituelle de la montagne (khora en tibétain) jusqu'au plus haut point de notre traversée himalayenne, le col du Drolma La à 5700 m d'altitude. Puis nous redescendons au lieu-dit Tharboché (Grande Libération) pour l'érection d'un gigantesque mat de prière pour remercier de leur protection, les divinités de l'Himalaya. 


Paysages des hauts plateaux tibétains, vues exceptionnelles sur la chaîne himalayenne, camps de nomades et pèlerins : tout les ingrédients pour ceux qui aiment un trekking soutenu avec, au bout de l'effort le Festival de Tharboché. Retour à Kathmandou en véhicules par les hauts plateaux tibétains.

 

A suivre, peut-être en direct...

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Par Sagamartial - Publié dans : Voyages
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Lundi 2 janvier 2012 1 02 /01 /Jan /2012 11:56

Franchement sera-t-elle vraiment bonne cette année ? Et je doute que ma proclamation ait une influence quelconque sur les éléments et événements de nos vies...

Mais comme beaucoup, je respecte les traditions...

Alors, pour cette nouvelle année, je vous souhaite de trouver les astuces, les moyens, les ruses, les malices qui vous permettront de vous sentir heureux dans toutes ces difficultés qu'on ne cesse de nous annoncer.

Je vous souhaite d'arriver à oublier, à ignorer, à relativiser tous vos soucis afin d'apercevoir les nombreuses preuves de bonheur, de joie, de sérénité autour de nous...

Ci-dessous quelques visages rencontrés lors de mes voyages... Et je vous assure que sans Iphone, sans voiture, sans TV, sans tout ce qui fait notre civilisation de gaspillage, ces êtres savent trouver le bonheur avec... peu de chose...

 

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Par Sagamartial - Publié dans : Divers
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Vendredi 16 décembre 2011 5 16 /12 /Déc /2011 14:57

Je vous conseille franchement la lecture de ce petit livre d'une soixantaine de pages. En tout cas, je m'y retrouve complètement.

Le-chemin-de-l-esperance-copie-1.jpg Tout d'abord bref rappel des auteurs pour celles et ceux qui ne les connaissent pas :

Stéphane Hessel - Combattant de la France libre pendant la Seconde Guerre mondiale, puis déporté à Buchenwald, il a été secrétaire de la commission ayant élaboré à l'ONU la Déclaration universelle des droits de l'homme. Il est également écrivain et poète. (Source wikipédia). Son dernier livre "Indignez-vous !"  est connu dans le monde entier.

 

Edgar Morin - sociologue et philosophe français, il définit sa façon de penser comme « co-constructiviste » en précisant : « c’est-à-dire que je parle de la collaboration du monde extérieur et de notre esprit pour construire la réalité ». « La Méthode » est son œuvre majeur... (Source wikipédia)

 

Le premier paragraphe annonce l'objet du livre :

« Chers concitoyens, notre propos et de dénoncer le cours pervers d'une politique aveugle qui nous conduit au désastre.

Il est d'annoncer une voie politique de salut public.

Il est d'annoncer une nouvelle espérance. »

 

Ci-après quelques extraits qui m'ont particulièrement touché.

Ce qui me connaissent savent que je ne supporte pas cette notion discriminatoire des hommes selon leur situation dedans ou hors de nos frontières, selon leur couleur, selon leur culture, selon leur religion. Pour moi il y a l'humanité, riche dans sa très grande diversité.  Mon patriotisme se situe dans les limites de notre monde, j'apprécie donc la notion de "Terre-Patrie" qu'utilise ces deux auteurs, extrait :

« Nous ne pouvons décider seuls du destin de notre planète, mais, au nom des principes illustrés par ces couplets et ces textes, nous pouvons formuler la grande, la longue et difficile voie vers une Terre-Patrie qui engloberait et respecterait les patries, dont la nôtre, ce qui commanderait le dépassement des souverainetés absolues des Etats-nations face à tous les problèmes globaux de l'ère planétaire, tout en respectant pleinement par ailleurs, dans les autres domaines, leur souveraineté. »

 

Dans une autre partie du livre ils abordent le sujet de l'évolution de la civilisation en insistant sur «le rôle que devrait se donner la France en prenant la tête d'un mouvement pour une politique de civilisation qu'elle commencerait par appliquer dans son propre cadre national». Personnellement j'aime bien cette petite phrase : «… En intégrant l'apport morale et spirituelle de notre civilisation, notamment celui des sagesses asiatiques. » Dans lesquelles j'y intègre, personnellement, les notions de générosité, de compassion et de fraternité du bouddhisme.

 

Plus concrètement, ils abordent avec intelligence et un regard humain sur les causes du mal-être de notre soi-disant bien-être. Je reprends ci-après, in texto, un long paragraphe qui résume bien une partie de ses causes :

« Evoquons pour commencer les appétits déchaînés du profit, la dégradation des solidarités concrètes, l'hyper bureaucratisation des administrations publiques et privées, l'exacerbation et la pression de la compétitivité, forme dégénérée de la concurrence, la domination du quantitatif sur le qualitatif, les intoxications consuméristes poussant à l'achat de produits dotés de qualités  illusoires, la dégradation de la qualité des aliments issus de l'agriculture et de l'élevage industrialisé, l'impuissance des consommateurs, des petits et moyens producteurs, des citoyens conditionnés et atomisés, la carence de plus en plus criante d'un système éducatif qui disjoint et enclot les connaissances interdisant ainsi la possibilité d'embrasser les problèmes fondamentaux et globaux de nos vies d'individus et de citoyens, la crise d'une pensée politique aveugle qui, soumise à un crétinisme économiste qui dégrade tous les problèmes politiques en question de marché, est incapable de formuler aucun grand dessein. »

 

Bien entendu ces deux auteurs sont aussi force de proposition, parmi beaucoup je retiendrai celle-ci : «… Il est devenu urgent d'instituer un service civique de la fraternité qui, …, se dévouerait sur les lieux de désastres collectifs - inondations, séismes, canicules, sécheresses, etc. -, non seulement en France, mais aussi bien en Europe et sur les autres continents. Ainsi, la fraternité serait profondément inscrite et vivante dans la société réformée à laquelle nous aspirons. »


En vrac : je m'associe complètement à quelques notions comme « la politique de l'humanité, de civilisation » (on n'entend parler que de politique économique, de  politique sociale,…), la recherche du «toujours mieux» contrairement au toujours plus, entre toutes les réformes balancées mettre en avant « la réforme de la pensée… », et enfin la démocratie cognitive (qui pour moi est indissociable de la démocratie participative).

 

Pour conclure je reprendrai ce paragraphe auquel je m'associe complètement :

« Nous ne voulons pas fonder un parti nouveau, ni nous rallier à un parti ancien, mais nous souhaitons que s'opère une régénérescence à partir des quatre sources qui alimentent la gauche : la source libertaire, qui se concentre sur la liberté des individus ; la source socialiste, qui se concentre sur l'amélioration de la société ; la source communiste, qui se concentre sur la fraternité communautaire. Ajoutons-y la source écologique, qui nous restitue notre lien et notre interdépendance avec la nature et plus profondément notre Terre-mère, et qui reconnaît en notre soleil la source de toutes les énergies vivantes. ».

 

Franchement lisez cet ouvrage…

 

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Par Sagamartial - Publié dans : Société
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Vendredi 9 décembre 2011 5 09 /12 /Déc /2011 16:44

Source de l'article : "Les mots ont un sens" 

Suicide et coton OGM en Inde, regardez cette courte vidéo :

 

 

Selon un rapport du Ministère (indien) de l’Intérieur sur les morts par suicide, indique que, jusqu’à 2003, environ 100 000 fermiers se sont suicidés en six ans en Inde.

Les chiffres officiels annoncent 1000 suicides par mois... En cause, l'endettement des paysans lié à l'achat de semences OGM.

Depuis le milieu des années 80, l'Inde a accepté d'ouvrir totalement son marché en contrepartie de l'aide du Fonds Monétaire International.

Depuis lors, les paysans abandonnent leurs semences traditionnelles pour celles miraculeuses, selon les promesses des vendeurs : des rendements exceptionnels sans insectes ni parasites. Les paysans se sont endettés, ces nouvelles semences coûtant 10 fois plus que les emences traditionnelles.

Miracle non, catastrophe oui...

Ces nouvelles semences OGM de coton Bt (de Monsanto), malheureusement, n'étaient pas résistantes aux maladies locales, notamment celle issue du ver dit de la capsule. Les paysans durent donc utiliser des tonnes de pesticides en plus. Les semenciers avaient aussi oublier de prévenir que que ces semences avaient besoin de deux  fois plus d'eau et dégradaient les sols à grande vitesse.

"Les paysans se retrouvent à sec, paralysés par leurs dettes et sans le sou pour acheter les semences de l'année suivante, puisque les plantes OGM - dotés d'une technologie révolutionnaire affectueusement nommée " Terminator " - sont calculées pour que les grains ne puissent pas se replanter... D'où de nouvelles dettes. Etc."

Pour les pro-OGM, les raisons de cette catastrophe sont la pauvreté rurale, l’alcoolisme, les sécheresses (pour des semences qui demandent deux fois plus d'eau !) et le "désespoir agraire "...

Pour en savoir plus : "Cliquez ici"

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Par Sagamartial - Publié dans : Société
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